CHRONIQUES DE CONCERTS

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THE ARRS
Avec : The arrs, rise of the northstar, it came from beneath, jail
Date du concert : 01-11-2013
Lieu : La marquise - Lyon [ 69 ]
Affluence : 200
Contact organisateur : http://www.emodays.com
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 03 novembre 2013 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger http://black-roger.tumblr.com


Ce vendredi soir 1er novembre, Emodays productions avait choisi la péniche La marquise à Lyon pour accueillir une nouvelle date de la tournée des vétérans frenchies du hardcore/metal THE ARRS. Inutile de vous dire que le bateau ancré sur les berges du Rhône va sérieusement tanguer avec une grosse affluence qui va voir se serrer comme des sardines les coreux et métalleux dans cette salle originale de concert. Certains sont venus de loin malgré des dates précédentes à Mâcon et Annecy. Cela est peut-être du au fait de la présence sur les planches, avant la tête d’affiche, des Parisiens de RISE OF THE NORTHSTAR et des Lyonnais de IT CAME FROM BENEATH & JAIL.

A 19 heures 30, JAIL va d’entrée de jeu placer la barre bien haute avec son métal particulier aux dérives hardcore et aux ambiances orientales et phrasé particulier.
JAIL, après une bonne montée en puissance à la fin des 90’s et des enregistrements remarqués, a fait une pause, peut-être un passage à vide pour diverses raisons… Et puis, nous avons assisté à un concert de reformation le 12 décembre 2012 au transbordeur où le groupe a marqué l’auditoire, j’y étais… Et voici ce soir dans la Marquise un JAIL n’ayant conservé que son chanteur/frontman charismatique d’origine. Mais ne vous y trompez pas, ses nouveaux acolytes à la guitare, basse et batterie ont remis la machine en route. Résultat, un set ébouriffant, puissant, original, qui remet les pendules à l’heure. Le chanteur/frontman Keefran de DOBERMAN CREW viendra aussi en guest sur scène pour renforcer à la fin ce set épicé de nos amis Lyonnais. Il n’en faudra pas plus pour mettre (déjà) en ébullition les participants de cette soirée qui s’annonce très chaude, voire brûlante et agitée.

Set-list : L’Histoire du Vieux Latif, Gori Zivot, Sreco, U Rovu, Puska, Revolucija, In My Hands, Amhed Show.


Et la suite ne va pas calmer le jeu, au contraire. Ceux de IT CAME FROM BENEATH vont jeter de l’huile sur le feu avec leur deathcore char d’assaut où les « mosh-parts » font un malheur en live. Tout le fan-club du quintette Lyonnais est au premier rang bien sûr, prêt à en découdre, et tous ces petits agités vont transformer le devant de la scène en champ de bataille, je ne vous fait pas un dessin. La comparaison avec VERA CRUZ que j’ai vu en action au dernier Hellfest dans la « warzone » me parait bien représenter la démarche du combo de Lyon. Ce combo qui en seulement trois ans a déjà tourné en Europe, enregistré un premier EP qui l’a propulsé sur le devant de la scène hardcore, et qui va sortir un premier album « When No Light Remains » sous peu. Le son est bon, les envois costauds, manque peut-être un peu plus de variété dans les compositions, petite remarque au passage. Mais les « coreux » en ont cure et contribuent à faire grimper le groupe à un étage plus élevé dans le style, bravo !

Montée en puissance (encore) avec les parisiens de RISE OF THE NORTHSTAR qui lâchent les décibels maintenant dans une marquise chauffée à blanc. Alors là, ce fut la tuerie, où la boucherie, comme vous voulez, dans le pit. Avec une puissance de feu énorme donc les cinq samouraïs Parisiens biberonnés à la culture manga et inspirés par le N.Y. hardcore des 80’s, vont tout défoncer ce soir. Ceux qui étaient venus spécialement pour eux ne vont pas être « déçus du voyage » on s’en doute.
Basse lourde sur certains titres rappés, déviances street-punk sur d’autres, vocaux furieux, batterie toujours au taquet, le groupe sait varier les plaisirs, mais reste toujours dans une veine « rentre dedans ». Une découverte donc, et le groupe va aller très loin, il en a les moyens c’est certain. Ne les ratez surtout pas en live pour être convaincus, excellent tout simplement.

Après cette déferlante mortelle, il va être difficile à THE ARRS de monter au créneau et de rameuter un public dégoulinant de sueur. Mais ne vous inquiétez pas la bande à Niko, avec son nouveau line-up qui assure et l’effet positif de son dernier opus en date « Soleil Noir » va reprendre les choses en main (quoique !), mais ce ne sera pas gagné d’avance, il faudra plusieurs titres pour faire prendre la « mayonnaise » à mon humble avis. Une fois installée l’ambiance particulière créée par THE ARRS, la fureur sera à nouveau au rendez-vous avec un frontman « new look » sans ses « dreads » qui va user de tout son poids pour faire remonter les aiguilles des potentiomètres dans la zone rouge, ouf !
La péniche tangue à nouveau, c’est bon signe, la condensation du plafond fait pleuvoir sur les « coreux » et sur les appareils photo, tout baigne donc pendant une heure de show très chaud. Nous aurons droit à une set-list bien axée sur le nouvel opus (8 titre), mais aussi quelques retours dans le passé seront au menu avec trois extraits de « Heros Assassins » de 2009 et trois provenant de « Trinité » (2007). Rien donc pour « …Et la Douleur est la Même », dommage…
Nous sentons un groupe qui veut toujours aller de l’avant avec une énergie et une motivation toujours présente, le set de ce soir nous l’a démontré. Après la joue droite, nous avons tendu la joue gauche et ce fut sans appel, la baffe attendue était bien donnée quand même.

Set-List : Fahrenheit, Au Cœur de l’Arène, Cannibale, Délivrance, L’âme la plus Noire, Mon Epitaphe, Décembre Acide, Héros/Assassins, 1781, Ennemis, Originel, Du Berceau à la Tombe, Authentiques/Indignés, Ma Miséricorde.

Que dire de plus après cette soirée énorme de part des prestations de groupes motivés et en forme. Mais aussi de par la présence d’un public en nombre passionné et déchaîné ? Et bien nous leur dirons simplement merci, sans oublier de remercier à nouveau Emodays Productions pour son « à propos » toujours de mise dans l’organisation de concerts qui font date tout simplement.