CHRONIQUES DE CONCERTS

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WATAIN
Avec : Temple of Baal, Antaeus
Date du concert : 14-12-2013
Lieu : Trabendo - Paris [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur :
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 17 décembre 2013 - Chroniqueur : Vyzhas - Photographe : Vyzhas


L’année 2013 touche pratiquement à sa fin et on pourra dire que Garmonbozia nous aura gâtés en termes de concerts black metal. Le Black Metal Is Rising et Shining le week-end du 30 novembre ou encore Marduk la semaine dernière, l’hiver n’aura jamais été aussi bien mis en valeur musicalement. En cette soirée glaciale du 14 décembre, c’est aux tréfonds des flammes de l’enfer que nous allons nous réchauffer en compagnie de représentants majeurs de la scène black parisienne, à savoir Temple of Baal et Antaeus et des suédois diaboliques de Watain ! Direction Le Trabendo, pour une soirée des plus démoniaques !

C’est à Temple of Baal que revient la charge de démarrer les hostilités. La formation revient plus brutale et sombre que jamais avec son dernier excellent album « Verses of Fire ». Les ayant déjà vus à l’occasion du Wolfthrone à Saint Germain-En-Laye le 9 novembre dernier, j’étais ressorti quelque peu mitigé de leur prestation, notamment à cause d’un son un peu brouillon. Ce soir, il est clair que les parisiens sont en forme et sont très dynamiques sur scène. Malheureusement, la prestation ne sera pas suffisamment convaincante, dû toujours à un son approximatif m’ayant donné du fil à retordre pour identifier les morceaux (je n’ai reconnu le titre « Traitors to Mankind » qu’au moment du refrain scandé par Amduscias (chant/guitare) et Arkdaemon (basse/backing vocals)). Malgré tout, Temple of Baal n’aura pas écorné sa réputation et montré qu’il est une valeur montante de la scène underground avec une prestation d’une lourdeur intense. Le public semble avoir apprécié, même si il est clair que les spectateurs ne sont pas venus uniquement pour les « beaux yeux » des premières parties…

On change de décor assez rapidement pour Antaeus. N’étant plus montés sur les planches depuis l’album « Blood Libels » en 2006, MkM (chant) et ses sbires avaient fait forte impression auprès du public et surtout de leurs fans pour leur première date depuis 6 ans au Wolfthrone le 9 novembre. Les blackeux parisiens n’avaient pas jouit d’un son très précis au festival de Saint Germain-En-Laye, mais ce n’était pas tellement un mal compte-tenu du son très « raw » sur leurs albums. Ce soir, la formation est fidèle à ses principes : un contact très froid voire inexistant avec le public et surtout une musique acérée et extrêmement rapide. C’est un déluge de décibels qui s’abat sur la foule. Le public se fait moins timide que pendant Temple of Baal, et c’est dans un climat de liesse sublimée par les headbangs et les pogos que les spectateurs accueillent Antaeus. Je ne sais pas si c’est le fait que je sois hermétique à ce genre de black ultra brutal ou si j’étais mal placé dans la salle, mais je me suis profondément ennuyé pendant la prestation du combo. J’avais également l’impression d’entendre une bouillie sonore avec un chant très linéaire et redondant. Une heure c’est très long quand on s’ennuie, et c’est plus impatient que jamais que j’attends Watain.

La salle est maintenant blindée ! Watain est attendu comme le messie. Décor occulte, ossements, croix inversés, et ustensiles de « sorcellerie » sont de rigueur ce soir et la scène revêt l’aspect d’un autel en hommage au Malin ! Il est bien évident que le groupe est attendu de pied ferme. Depuis la sortie de sonr dernier album « The Wild Hunt », Watain n’a jamais autant divisé ses fans : entre ceux qui adhèrent complètement à la nouvelle orientation des suédois ou ceux qui regrettent le temps des précédents albums. Mais là n’est pas le débat ! Dès les premières notes de l’intro « Night Vision », l’ambiance du décor scénique et le jeu des lumières nous plonge directement dans cette communion avec le Diable. Puis le groupe débarque et nous assène un violent et direct « De Profundis », deuxième titre issu de The Wild Hunt, le ton est donné : le son est excellent, limpide et permet d’entendre tous les instruments à leur juste valeurs. Les guitares de Pelle Forsberg et de l’ex-Dissection Set Teitan sont des plus incisives. Erik Danielsson est particulièrement en voix, ses prestations sont très puissantes sur des morceaux comme « Malfeitor », « Reaping Death » ou encore « Devil ‘s Blood » sur lequel le chanteur ne manquera pas de lancer un calice rempli de (faux ?) sang dans le public. Son jeu de scène est énergique et le vocaliste est comme possédé.
Faisant partie de ceux qui ont été déçu par le dernier album, je dois dire que des titres comme « The Wild Hunt » ou « All that may bleed » passent très bien l’épreuve du live, mais ce n’est pas le cas de tous les morceaux à l’image de « Outlaw » ou « Holocaust Dawn » qui manquent clairement de punch, et ne sont vraiment pas taillés pour la scène à mon sens. Nous avons droit à un « Sworn to the dark » ravageur, pendant lequel le public chante le refrain comme un seul homme ! Enfin la « cérémonie » se termine sur le très long et épique « Waters of Ain », le solo majestueux de fin donne des frissons. Erik Danielsson, en transe, tourne le dos au public et remue ses bras de manière "rituélique", orchestrant son incantation. L’invocation démoniaque se termine sur 5 minutes d’outro aux sonorités funéraires. Erik met fin à la cérémonie en éteignant un à un les « cierges » disposés en l’hommage de Satan !

Setlist :
1 - Night Vision
2 - De Profundis
3 - Malfeitor
4 - Devil's Blood
5 - Reaping Death
6 - The Wild Hunt
7 - All That May Bleed
8 - Sworn to the Dark
9 - Outlaw
10 - Holocaust Dawn
11 - Waters of Ain

Une nouvelle fois, merci à Garmonbozia pour cette soirée au Trabendo ! A l’année prochaine pour encore plus de concerts !