CHRONIQUES DE CONCERTS

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GUERILLA POUBELLE
Avec : Guerilla poubelle, great cynics
Date du concert : 03-01-2014
Lieu : Le Trokson - Lyon [ 69 ]
Affluence : 250
Contact organisateur : https://fr-fr.facebook.com/CulturePunk
Interview :
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Date de la chronique : 05 janvier 2014 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger http://black-roger.tumblr.com


Punks not dead, voilà une affirmation qui va prendre tout son sens ce vendredi soir 3 janvier 2014 au Trokson de Lyon. En effet, plus de 200 personnes vont arriver dans ces lieux pour participer au concert punk du début d’année avec les keupons parisiens GUERILLA POUBELLE et le trio Anglais GREAT CYNICS.
Mais comment faire rentrer tout ce monde dans la cave ? Le bar est plein comme un œuf et dehors ce n’est pas mieux ! Alors, les organisateurs, en l’occurrence Culture Punk vont organiser deux sets pour essayer de satisfaire tout le monde. Premier concert à 20 heures 30 précises pour une centaine de personnes (capacité des lieux) et second à 22 heures 15 pour encore cent personnes, mais certains ne pourront pas rentrer et resterons sur le « carreau » je crois.

Faisant partie du premier « lot », je descends au sous-sol où nos amis Britishs envoient le son sans tarder, timing oblige.
GREAT CYNICS c’est un batteur, un guitariste et UNE bassiste, ces deux derniers se partageant les vocaux. Le son est bon, le trio envoie comme il faut un punk assez mélodique au final mais qui à la longue pourrait devenir un peu linéaire. Mais bon, Giles, Bob et Iona s’en donnent à cœur joie et contentent un public qui au bout de quelques titres commence à s’agiter, c’est bon signe. Le groupe écume les salles de concert et bars pour une tournée française en cette période de Noël/jour de l’an avec Guerilla Poubelle, un opportunité pour eux de faire connaitre leurs trois (déjà) albums dont le petit dernier de 2013 « Like I Belong ». D’ailleurs ce soir on aura droit aux nouveaux titres bien efficaces tels « Back To Hakney », « Queen of The Anarchists » et Letting go ». l’énergie est au rendez-vous et la sauce punk prend évidemment. Au bout de trente minutes le Trokson est déjà chaud comme la braise, qu’en sera-t-il pour Guerilla Poubelle qui prend un petit quart d’heure pour installer son « matos » pendant que le public remonte au bar et « essaie » d’étancher sa soif, ce qui n’est pas gagné avouons-le.

Redescente au sous-sol pour ceux ayant la croix au poignet signe du premier concert et place (enfin presque) à GUERILLA POUBELLE. Le public s’installe aussi sur le côté de la scène et derrière les amplis, ça va faire mal nous le sentons tout de suite. Effectivement, dès les premiers morceaux ça vole de de partout, la cave est en folie.
Depuis « Dégout et des Couleurs » la démo sortie en 2003, les parisiens n’ont cessé de mettre le feu là où ils sont passés, et ce soir c’est la même, la même efficacité avec des textes en français SVP où chacun d’entre nous se reconnait. « Amor Fati », leur dernier « méfait » de 2013 qui trône ce soir au stand « merch » en version vinyle sera bien sûr à l’honneur durant le set. Le trio frenchie, adepte inconditionnel du DIY est en train de démontrer que la jeune génération du punk franchouillard bouscule tout sur son passage et attire un public de plus en plus conséquent. Mais jusqu’où vont-ils aller ? Nul de le sait encore, mais ce soir c’est très efficace, subversif, tranchant, imposant de maturité et le Trokson va se transformer en étuve. La voûte de la cave dégouline et même les objectifs d’appareils photos sont embués. Ce qui doit arranger ceux de Guerilla Poubelle qui n’ont pas l’air d’apprécier le nombre de photographes devant la scène soit dit en passant…
Alors, des purs et durs ces « parigots » ? Peut-être bien, en tous cas c’était une ambiance de « ouf » ce soir dans un bain de vapeur et de sueur, un concert sans compromis, cinglant, dans l’urgence du punk, piquant et redoutable, incroyable !
(set-list en photo pour les amateurs).

Je suppose que le second set de la soirée aura été aussi mouvementé que le premier. Quant à moi à 22 heures 15 j’ai essayé de sortir de l’établissement, mais ce n’était pas gagné d’avance vu que de nouveaux arrivants essayaient « eux » de rentrer au bar.
Après cette soirée hors contrôle de l’underground lyonnais il convient de remercier Culture-Punk Asso et le Trokson pour ce (ces) concerts du début 2014, que tout continue sur cette lancée on attend que cela. Les petites salles sont elles en train de « concurrencer » les plus grandes à Lyon où l’on peine à faire le plein de puis quelque temps ? Je me suis fais cette réflexion ce soir, que se passe-t-il à ce niveau ?