CHRONIQUES DE CONCERTS

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PERSISTENCE TOUR 2014
Avec : SUICIDAL TENDENCIES, TERROR, STRIFE, EVERGREEN TERRACE, THE ARRS
Date du concert : 20-01-2014
Lieu : Bataclan - Paris [ 75 ]
Affluence : N.C.
Contact organisateur :
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 26 janvier 2014 - Chroniqueur : RDpix - Photographe : RDpix


C’est en début d’après midi, ce lundi 20 janvier, que Black Roger m’a appelé pour me demander de couvrir le Persistence Tour 2014 au Bataclan le soir même. Le chroniqueur chargé d’y aller avait un empêchement (afin de bienséance conserver, je tairais son nom et la raison de cette absence, mais quand même, ça semblait emmerdant). J’ignorais totalement l’existence de ce concert jusqu'à ce coup de téléphone. A l’annonce du line up, je n’ai pas hésité longtemps pour revoir mon programme du lundi soir. A l’affiche donc : RAMALLAH, THE ARRS, EVERGREEN TERRACE, STRIFE, TERROR et pour finir en beauté SUICIDAL TENDENCIE. Voilà trois mois que je n’avais pas vu tonton Mike Muir. Comme il commençait à me manquer un peu, je me suis dit que l’occasion était parfaite pour passer lui faire la bise ce soir au Bataclan.

Le festival ayant débuté à 17h, je n’ai pas pu arriver à temps pour voir RAMALLAH. Dommage, je ne connais pas ce groupe et j’aurais bien voulu voir ce que ça pouvait donner. Le temps de prendre mon pass et j’étais dans la fosse pile poil pour le début de THE ARRS.

Depuis une bonne dizaine d’année que ce groupe Parisien écume les salles. Ils commencent à avoir de la bouteille (et pas seulement de Jagermeister, voir photos) et ça se voit. THE ARRS ne faisaient pas pâle figure face aux grands noms présents ce soir. Contrairement aux autres, ils jouaient à domicile. A l’aise sur scène du début à la fin le groupe à fait forte impression.
Le public un peu timide et peu nombre à cette heure-ci ne se bousculait pas trop sur le devant de la fosse. Excepté peut être quelques irréductibles fans de la première heure qui commençaient à sauter et chanter sur certains titres.
Le groupe à fait un bon boulot pour échauffer le public avec du son très lourd et un chanteur motivant à la voix puissante. Les musiciens étaient également très mobiles et techniques à la fois. Leur set, intense tout du long, semblait avoir fait bonne impression. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié.
Au bout d’une 40aine de minutes le set se termine et entre temps, la salle s’est remplie un peu plus.

Les changements de matériel et les balances sont très vite effectuées et nous n’avons pas eu le temps de refroidir que voici déjà les américains d’EVERGREEN TERRACE qui montent sur scène.

Le groupe originaire de Jacksonville en Floride propose un punk hardcore rythmé et mené par un chanteur très actif. Le son était moins lourd que le groupe précédent mais la voix criée du meneur dégageait beaucoup d’énergie. Les musiciens venaient le soutenir avec des chœurs claires qui à mon gout rendaient le tout un peu mou. C’est dommage car certains riffs étaient tout de même très entraînants.
Malgré ça et la prestation du chanteur courant dans tous les sens et faisant tourner son micro en l’air, le public ne semblait pas transcendé. Des applaudissements entre deux chansons, des têtes qui bougeaient, quelques paroles chantées par les fans mais sans plus. La foule n’était pas emballée par le spectacle. Quelques reprises de morceaux connus dont le groupe a le secret auraient peut être changé la donne. Tant pis, une autre fois peut être.

Une fois le groupe parti, le staff s’est afféré à la préparation de la scène pour le groupe suivant. Les balances ont une nouvelles fois été expédiées rapidement et efficacement. La foule commençait déjà a se faire plus dense. Et pour cause, le prochain groupe à monter sur scène serait STRIFE.

Pour peut que l’on connaisse un peu le groupe, on pouvait déjà savoir avant leur arrivée sur scène que les choses sérieuses allaient commencer. STRIFE c’est de la violence à l’état pure. Des riffs nerveux à souhait agrémentés d’une voix forte, un rythme effréné et un son lourd et très puissant.
Dès les premiers coups donnés par le batteur, des surexcités étaient déjà debout sur la seine pour sauter illico dans la foule. Le chanteur, sans même prendre le temps de dire bonjour, s’est mis a encourager tout le montre à se taper dessus. Personne n’était là pour faire dans la politesse.
Le public semblait littéralement transformé. De timide les spectateurs sont passés à déchaînés. C’était la boucherie dans la fosse. A coups de moulinets et de tatanes dans la gueule, les fans s’étripaient joyeusement sur un rythme punk hardcore rapide et très efficace imposé par la batterie.
Le groupe ne s’est accordé aucun temps mort. Rick Rodney aboyait dans tous les sens tandis que ses musiciens nous servaient du riff bourrin dans un pur style de hardcore old school. Le chanteur s’est même payé un bain de foule et est descendu, le temps d’un titre, pour se battre avec tout le monde dans la fosse. Le reste de sons set, il l’as passé sur scène à se cogner le front avec son micro jusqu’au sang ou à se rouler par terre.
C’était un show gonflé à bloc durant lequel le groupe a interprété des titres de leur dernier album sorti en 2012 mais également de nombreux anciens morceaux de leurs débuts.
Le set était un peu court hélas, programmation oblige. Le groupe a remercié sincèrement le public et a quitté la scène pour laisser place au staff.

Set list : Waiting, Torn Apart, Will to Die, Stand As One, Rise Again, Lift, Carry the Torch, To An End, Through and Through et Blistered.

Le massacre était loin d’être terminé. A peine le temps d’une bière et voilà que les lumières s’éteignaient et que l’intro tirée de Love Bites de Judas Priest retentissait, annonçant l’arrivée imminente sur scène de TERROR. En effet, Scott Vogel n’a pas tardé à faire son apparition suivi de sa troupe. Le chanteur arborant un maillot de l’équipe de hockey de Buffalo a salué son public avant d’entamer le set avec « Keeper of the Faith ». A ce moment mes amis, je vous prie de croire qu’il ne faisait pas bon être photographe au pied de la scène. Il pleuvait littéralement des gens montant sur l’estrade et sautant lourdement dans le public. La foule souvent inattentive et rarement apte à réceptionner tout ce beau monde faisait tout de même de son mieux pour en rattraper le plus grand nombre.
Le frontman, entre deux morceaux, incitait les fans à lui prendre le micro s’ils connaissaient les paroles. Il s’effaçait donc souvent pour laisser les autres chanter pour lui. Ravi de voir la scène envahie, le groupe se lâchait d’autant plus. Entre chaque titre, quand la foule voulait bien rendre son micro au chanteur, ce dernier en demandait toujours plus. Des ordres tels que « Move !!! », « I want a circle pit !!! » et autres « Let’s punch the guy next to you !!!» fusaient dans tous les sens. Le groupe a littéralement transformé le public en horde enragée.
Même les musiciens semblaient ravis de pouvoir se bousculer avec leur public montant sur la scène. La violence semblait atteindre son paroxysme sur certain titres comme « Spit My Rage » ou le plus récent « Live By the Code ».
TERROR n’a pas laissé le temps à ses fans de reprendre leur souffle une seule fois jusqu’au morceau final « Keep Yout Mouth Shut ». De tous les concerts de hardcore que j’ai pu voir, le set de TERROR ce soir était un des plus violents dont je me souvienne. Je n’en suis pas tout à fait sorti indemne mais heureux d’avoir pu préserver mon matos photo intact.

Set list : Keeper Of the Faith, Better Off Without You, Stick Tight, Overcome, Hard Lessons,
Out Of My Face, Strike You Down, One With the Underdogs, Live By the Code, Push It Away, Spit My Rage, Always the Hard Way, You’re Caught et Keep Your Mouth Shut.

En route pour le bar en attendant que le staff prépare la scène pour le dernier groupe, j’ai pu voir quelques effets directs du carnage. Entre autre un mec qui tenait un sac de glaçons sur son genou, un autre demandant à celui avec les glaçon de regarder si son arcade sourcilière qui pisse le sang n’était pas trop méchamment ouverte et une nana se tenant le pif pour tenter de stopper le flot d’hémoglobine qui en coulait. Rien de bien impressionnant pour les habitués de ces bastons de saloon traditionnelles orchestrées par les grands noms du hardcore américain. J’ai pris ma bière avec moi et j’ai foncé me trouver une place tout devant pour assister à la prestation de SUIDICAL TENDENCIES.

Mike Muir et sa bande sont vite arrivés. Survolté comme à son habitude, le groupe a entamé « You can’t bring me down » dans l’hystérie générale. Le jeune guitariste rythmique et le bassiste s’en donnaient à cœur joie tout en motivant l’assistance. Le guitariste soliste lui était le plus sobre et le plus concentré sur son travail. Le batteur toujours aussi imposant donnait tout ce qu’il avait tandis que le frontman faisait ses allers-retours incessants tout en chantant. Muir semblait insaisissable. Une seconde d’un coté de la scène, et deux secondes après il se trouvait complètement a l’opposé, se balançant sans cesse d’une jambe sur l’autre en tenant ses mains devant lui avec les doigts crispés comme s’il mimait un animal sauvage.
L’ambiance avait un peu changé dans la fosse. Ca bougeait toujours autant mais cette fois-ci, moins de coups de pieds circulaires ou de moulinets de bras. L’heure était plus propice au gros pogo festif.
Sur « Possessed to skate », la foule a envahi entièrement la scène une première fois. On ne distinguait plus les musiciens des spectateurs. Quelques morceaux plus tard c’était Timmy, le bassiste aux cordes fluo, qui est descendu dans la fosse. Le temps d’une chanson il a joué là pendant que la foule formait un circle pit autour de lui. Pas perturbé pour un sou, il a exécuté sa partition groovy à souhait avec brio.
Enchainant les riffs rapides, les solos endiablés et passages funk dont ils ont les secret, les membres du groupes on tenu la dragée haute au public durant une bonne heure.
En annonçant « Memories Of Tomorrow », leur dernier titre pour la soirée, le groupe s’est vu entouré sur scène par un bon quart de la foule totale présente ce soir au Bataclan. Le public s’est emparé de la scène pour danser et chanter en cœur. Bonne humeur et ambiance de fête pour le final qui a clôturé ce Persistence Tour 2014 en beauté.

Set list : You Can’t Bring Me Down, Freedumb, Possessed To Skate, I saw Your Mommy, Smash It !, War Inside My Head, Subliminal, Slam City, Cyco Vision, How Will I Laugh Tomorrow, Pledge Your Allegiance et Memories Of Tomorrow.

On peut dire que la soirée à été mouvementée. Pour un concert prévu à la dernière minute je ne peux pas dire que j’ai été déçu. Des programmes comme ça on en redemande. Une brochette d’éclopés mettra du temps à s’en remettre mais je suis certain qu’ils ne regrettent rien pour autant.
Je tiens à féliciter l’organisation et l’équipe technique qui travaillait conjointement avec le staff de chaque groupe. Ils ont été capables de mettre en place le matériel et faire les balances en un temps record entre chaque set. Le son était tout à fait correct, bien que très fort par moment, et chaque instrument ainsi que les voix s’entendaient bien distinctement. Prestation technique on ne peut plus efficace.
Bravo aux groupes qui ont tout donné et au public qui en a donné tout autant mais qui en a pris aussi beaucoup… surtout dans la gueule.
Et si je peux me permettre merci au chroniqueur qui n’a pas pu se déplacer et à notre cher directeur du webzine de m’avoir proposé de faire le remplacement.
Félicitation également à toi, fidèle lecteur, qui a eu le courage de lire tout ça jusqu’au bout et un grand merci à toi correcteur/correctrice pour avoir décortiqué tout ce pavé que j’ai écris aussi en pensant un peu à toi.

Quant à moi vous retrouve bientôt pour de nouvelles chroniques.