CHRONIQUES DE CONCERTS

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TRANS SIBERIAN ORCHESTRA
Avec : TRANS SIBERIAN ORCHESTRA
Date du concert : 14-01-2014
Lieu : L'Olympia - Paris [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur :
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 30 janvier 2014 - Chroniqueur : Maulny77 - Photographe : Maulny77


L'année 2014 commence sous de bonnes étoiles avec le premier concert de Trans-siberian Orchestra en France. N'oublions pas que la groupe a vu le jour il y a vingt ans par Paul O'Neil et Jon Oliva après la fin de Savatage. La formation n'a pas la même popularité en France qu'en terres Américaines, ici point de bras articulés, de nacelles ou de pyrotechnies, seuls les jeux de lumières, les images projetées sur les écrans du fond et les expressions scéniques des musiciens sont de sortie. Il faudra se satisfaire d'un show plus modeste. A l'inverse, le groupe devra quant à lui se contenter d'un public pas forcément habitué aux riffs puissants, aux rythmes rapides et lourds ou guitares saturées... Faute de participants, l'Olympia à brader les places dans la dernière semaine avant le concert, la salle est de ce fait presque entièrement garnie de curieux, de non initiés au metal plutôt que de fans.
Pour cette soirée, point de première partie, Trans-siberian Orchestra investit la scène pour 2h30 de spectacle non-stop. L'entame du show débute par deux instrumentaux du TSO "Time and Distance" et "Winter Palace" avant de faire un détour vers le répertoire de Savatage avec "This is the Time". Malgré la position assise peu usuelle dans le monde du metal, le TSO doté d'un son excellent démarre parfaitement le concert et enchaine sans temps morts les titres les uns derrières les autres. Toutefois, le soufflé retombe vite car les musiciens sont parfaitement rodés et respectent totalement la mise en scène. Pas de place à l'improvisation, la communication avec le public est bien maigre, quelques essais de Chris Caffery afin de faire bouger l'auditoire, d'Al Pitrelli lors des présentations des musiciens et...la présence d'un narrateur par moment, faisant là encore retomber l'ambiance.
Les musiciens sont dans leur élément, assurant leur set comme il se doit. Al Pitrelli et Chris Caffery (guitares), prenant régulièrement la pose, envoient des riffs monumentaux et soli endiables. Le duo rythmique composé de Johnny Lee Middleton (basse) et Jeff Plate (batterie) tous deux ex-Savatage maintiennent une parfaite ossature. Vitalij Kurprij (Claviers - Ring Of Fire) confirme ses qualités d'interprète, le TSO lui autorise une escapade solitaire de haute volée, sa collègue Luci Butler en arrière plan est beaucoup plus discrète et quasi cachée. On ne peut pas en dire autant de Asha Mevlana et son violon. La musicienne vient régulièrement sur le devant de la scène, s'exprimant comme une guitar héro, soli, poses...clichés mais fun!
Du coté des voix masculines, les titres sont interprétés à tour de rôle par Jeff Scott Soto, Rob Evan, Nathan James ou Robin Borneman. Les prestations ne retiennent pas toutes le même suffrage, bien que les interventions soient de bonnes qualités, les meilleurs interprétations sont à décerner à Jeff et Rob, qui se distinguent par leur sensibilité et feeling. Les chanteuses sont en totale opposition, Kayla Reeves prend une attitude purement metal 80's, pose, mouvement de nuque... adoptant une voix rauque pour l'occasion. Chloé Lowery, tenue de diva, reste quant à elle figée devant son micro visitant un registre plus pop-classique.
Le reste de la troupe, choeurs et musiciens classiques, délivrent une prestation convenue. L'ensemble de cordes est immobile durant le set, les choristes oscillent devant les micros en fonction des ambiances.
Musicalement, le TSO alterne compositions instrumentales, titres de Savatage ou chansons tendances Rock mêlées à des thèmes classiques.
Le show du Trans-siberian Orchestra, pourtant pas polaire, aura eu du mal à mettre le feu aux planches, est-ce le lieu pas forcément adapté ou le public peu garni de metalleux.
Cette présentation tant attendue, demande à être revue dans des conditions plus extravagante car force est de constater qu'un show façon Broadway nécessite un espace plus important pour laisser libre expression à la troupe. Cela n'enlève rien aux qualités techniques et scéniques des musiciens, tout comme aux compostions présentées pour cette première.

Un grand merci à Live Nation et Olivier (Replica promotion) pour l'accueil qui m'a été accordé.


Setlist :

Time and Distance
Winter Palace -----------------------------------------Narration - Best Of Time----------------------------------------------
This is the Time (Savatage cover)
Christmas Jam
Handful of Rain (Savatage cover)
A Last Illusion
Gutter Ballet (Savatage cover) -----------------------------------------Narration - Satan------------------------------------------------------
Misery
Mephistopheles' Return
Mozart
Sparks -----------------------------------------Narration - Poet's & Madmen-----------------------------------------
Hourglass (Savatage cover)
Someday
Child Unseen
Believe (Savatage cover)
Wish Liszt (Toy Shop Madness) -----------------------------------------Narration - Beethoven's Heart----------------------------------------
After the Fall
Wizards in Winter
Dreams of Fireflies (On a Christmas Night)
Carmina Burana -----------------------------------------Narration - Lost Christmas Eve----------------------------------------
Epiphany
The Mountain
Piano Solo
Beethoven -----------------------------------------Narration - Closing-----------------------------------------------------
Requiem (The Fifth)
Christmas Eve (Sarajevo 12/24) (Savatage cover)