CHRONIQUES DE CONCERTS

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GUERILLA POUBELLE
Avec : Guérilla Poubelle, P.O. Box
Date du concert : 31-01-2014
Lieu : Le Rack'Am - Brétigny sur Orge [ 75 ]
Affluence : 200
Contact organisateur :
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 09 février 2014 - Chroniqueur : RDpix - Photographe : RDpix


Il y a des groupes dont on n’entend que rarement parler et qui pourtant ont fait un sacré bout de chemin depuis un peu plus d’une dizaine d’années. Les exemples parfaits sont les deux groupes qui étaient présents ce vendredi 31 janvier au Rack’Am de Brétigny sur Orge. Cette soirée placée sous le signe du punk francophone promettait d’être mouvementée avec en première partie les Nancéiens de P.O. Box et leur skapunk festif. Puis pour finir le travail, rien de moins que les Guérilla Poubelles qui vont mettre le feu avec leur punk déjanté.

Une bonne demi-heure a suffi à la salle pour se remplir de ces 200 personnes venues assister au concert. Et sans perdre de temps, voilà déjà les P.O Box qui montent sur scène. Au nombre de 6, ils se composent d’un du quatuor classique guitare, basse, batterie et chant. Mais pour ajouter un peu de fun, on y trouve également un trompettiste et un tromboniste. Le groupe a entamé son set avec un morceau calme aux allures de fanfare, laissant une partie du public dubitatif. Pas pour très longtemps car la spécialité de P.O Box c’est de manier habilement des passages dans un style ska lent ou enjoué, à un punk rapide et complètement barré. Le changement de style s’est fait de façon brutale et sans prévenir. D’un coup le devant de la salle s’est transformé en une foule énergique et qui n’a cessé de sauter qu’a la fin de la soirée.
Francophone je disais un peu plus haut ? Pas vraiment à vrai dire. Le vocaliste chante l’intégralité de ces textes en anglais. Avec un petit accent français ne manquant pas de rajouter un peu de charme à la chose. Ses musiciens sautaient et se marraient entre eux pendant tout le set montrant qu’ils étaient aussi là pour s’amuser. Leur bonne humeur était contagieuse tant et si bien que les spectateurs semblaient un peu déçus lors du départ du groupe. Pas de rappel, certainement par manque de temps.

Après un rapide changement de matériel et un remontage complet de la batterie, la scène était prête à accueillir Guérilla Poubelle. Le public aussi. Quelques jeunes punks fougueux attendaient les premières notes pour se défouler.

Les premières notes ne se sont pas fait attendre. Aussitôt sur scène, le trio a vite donné le ton. Till, le guitariste chanteur courait dans tous les sens tout en jouant ses riffs effrénés. Le bassiste lui était moins mobile mais tout aussi survolté. Le batteur s’est vite retrouvé en slip sous les encouragements du public et la chaleur ambiante. De l’énergie à l’état pur. La voix de Till a un peu mûri depuis le temps. On est loin de l’époque des Betteraves et de sa voix d’ado. Il a pas mal bourlingué depuis et ça se voit.

Entre deux morceaux, le chanteur saisissait la moindre occasion pour balancer une vanne au public, comme à son habitude. Tout en déconnant il faisait des solos parfois plein de fausses notes pendant que son bassiste le montrait du doigt en se moquant. Quelques problèmes techniques sont également venus entacher le show comme un souci de grosse caisse. Le temps que le batteur règle le problème, Till meublait tant bien que mal. Mais rien de reprochable. Les fausses notes et les galères de matos, c’est ça le punk, c’est ça qu’on aime et qui fait tout le charme de ces groupes toujours proches de leur public.

Je ne l’ai pas précisé mais les Guérilla Poubelles était là aussi pour faire la promo de leur nouvel album sorti en janvier. Le set était donc composé de quelques nouveaux titres qui ne faisaient pas du tout tache parmi les anciens. Bien au contraire. Mais ce soir-là, le groupe n’a pas innové uniquement sur l’aspect musical. Il a fait très fort en détournant le classique braveheart que l’on peut voir souvent dans les concerts de métal où le public se sépare en deux et se rentre dans le lard un bon coup avec de l’élan. Mais je ne vous apprends rien. Si ? Bon ! Comment peut-on innover sur un braveheart me demanderez-vous ? Les Guérilla Poubelles sont connu pour ne pas aimer les mecs qui cognent sur les autres dans un pogo ( et ouais, ils ne sont pas toujours drôles... les Guerilla Poubelles, pas les mecs qui cognent. Mais ça n’engage que moi). Et donc au lieu de demander à leurs fans de se foutre sur la gueule, ils ont exigé, au moment du contact, qu’ ils fassent une grande embrassade générale. Et quoi de plus marrant que de voir des jeunes punks transpirants s’exécuter sans poser de questions et se faire de grands câlins au milieu du public.

D’autres trucs drôles il y en a eu. Un jeune lycéen montant sur la scène pour slammer tout en se filmant à bout de bras avec son téléphone. J’ai cru que ma vessie allait me lâcher sur ce coup-là tellement j’ai ri.

Après un rappel, le groupe est revenu pour une dernière chanson de son nouvel album et s’est arrêté là. Un peu rapide à mon goût.
Set List (incomplète) : Carcassonne, Le retour à la terre, Tapis roulant, Marx et l’histoire, Demain il pleut, Etre une femme, Les rats quittent le navire.

Mais on s’est bien marré quand même. Les deux groupes étaient pleins d’énergie et de talent. La salle du Rack’Am que je découvrais pour la première fois était également bien aménagée malgré un plafond un peu bas qui ne permet pas une scène très haute. Le son et la lumière étaient à la hauteur et l’équipe organisatrice était fort accueillante. Je les en remercie grandement.

Bonne continuation aux deux groupes que j’espère revoir bientôt.

Quant à vous, je vous retrouve très bientôt pour de nouvelles chroniques de concert.