CHRONIQUES DE CONCERTS

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DAGOBA
Avec : Dagoba, aborted, gorod, hacride
Date du concert : 12-02-2014
Lieu : Le Bataclan - Paris [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.veryshow.fr/
Interview :
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Date de la chronique : 22 février 2014 - Chroniqueur : Simius - Photographe : Simius


Sold Out. Une véritable réussite pour l'organisation qui n'est autre que Veryshow Production. Le concert est censé débuter à 19h et pourtant, dès 17h de nombreux fans affluent devant la fameuse salle parisienne . Une occasion pour ces derniers de rencontrer quelques fameuses têtes du métal Français tel que Franky Costanza, le batteur de Dagoba, tout en sirotant une bonne bière au café du coin. On n'aurait pu rêver mieux, si la pluie et le vent nous avaient épargné.

Hacride. Revenant il y a peu de la scène Michelet à Nantes, le groupe avait su démontrer une réelle capacité d'adaptation aux vu de nombreux problèmes techniques. En d'autres termes, les poitevins savent ce qu'ils font et le font bien. Et le concert de ce soir ne fait que confirmer mes dires. Luiss (le chanteur), tel maestro devant son orchestre, mène le public avec entrain et ferveur. Les premiers circle pite commencent à apparaître, suivi de quelques slam. Le public s'échauffe mais on est encore loin d'un véritable pit en furie. Pourtant on peut dire que la prestation est de qualité, mais relativement courte il faut bien l'admettre ( 4 sets présents obligent). Le groupe sait varier les plaisir, alternant entre parties mélodiques et rythmique, les gars d'Hacride montre qu'ils prennent véritablement leurs pieds et partagent avec entrain leur ressenti avec la foule. Il paraît que les premières parties ont toujours du mal à chauffer la salle... Il paraît. En tout cas, Hacride a une fois encore relevé le défi (avec brio il faut bien l'avouer) et ne s'est en rien découragé devant une affiche aussi impressionnante.

Le premier set se termine. 19H45. A peine le temps d'aller prendre une cigarette, de changer mon objectif que le groupe Bordelais, Gorod, fait son entrée sur Scène. Explosion d'énergie. Le groupe de death technique Aquitain se déchaîne littéralement sur la scène, reprenant des titres de leur dernière sortie : « Axe of god », « Birds of Sulphur »... Autant de titres salués avec entrain par un public toujours aussi chaud. Mais voilà, la fougue de Nutz (chanteur), les riffs démentiels de Nicolas et Matthieu (guitares) ne sauront monter d'un cran la température au sein du pit. Une performance et prestation scénique digne des Bordelais, mêlant bonne humeur (comment oublier le grand sourire de Barby) et la rage de jouer. Attention, bien loin de moi l'idée de dire qu'une telle prestation était décevante, loin de là. Gorod a su présenter un set court mais de qualité. Disons tout simplement qu'en comparaison de la suite, la foule était à l'instant bien calme comparée à la furie qu'elle laissera paraître.

Aborted apparaît sur les coups 21h45. Une attente très écourtée entre les deux sets, dans la sueur des deux précédents groupes et la bière. Le merchandising de Gorod s'en donne à cœur joie. L'aube Belge se présente enfin à nous, dans un tonnerres de riffs puissants, dans le tumultes d'une batterie écrasante, le tout porté par la voix délétère de Sven. Je commence à penser qu'entre Hacride et Aborted, les chanteurs chauves sont réellement à l'honneur ce soir. Quand ce dernier prend son micro, c'est la tempête qui fait rage et les pits s'en donne à cœur joie. Une violence qui contraste fortement avec l'attitude de ce même groupe : amical et chaleureux, Sven en vient jusqu'à tendre la main à quelques slameurs (de plus en plus fréquent), les invitant à monter sur scène, partager quelques headbangues en compagnie du groupe. Dès lors s'ensuit un concours de slam sans précédent, ne déconcentrant en rien Sven et les autres musiciens présent sur scène. Vrilles, saltos avant (petite dédicace à cette jeune demoiselle avec un chapeau « stitch ») … Le public semble prit d'une frénésie inspirée de la joyeuse énergie propre à ce groupe qu'est Aborted, et vint prendre place à coté du groupe sur un ultime titre. Imaginez : 50 chevelus bougeant de la tête sur une scène illuminée, rythmé par les pulsions nerveuses d'un Sven meneur de troupe. Un dernier au revoir, il faut les délaisser, avec regret il faut bien l'avouer, pour laisser place au groupe tant attendu : Dagoba. Reste à savoir si les marseillais seront à la hauteur de leur réputation, défi d'autant plus dur quand on voit la prestation d'Aborted...

Ambiance sombre, lourde. Un backdrop de la taille de la scène en arrière fond présente l'artwork du dernier album « Post Mortem Nihilest ». Pas de présentation superflue, quelques notes lâchées dans le vide, en suspens telle une invitation et voilà l'arrivée de Franky et Shawter, acclamé par la foule. Les gars de Dagoba ne font pas dans la dentelle : c'est « I reptile » qui vient nous cueillir d'entrée de jeu et nous donner le ton. On a tout de suite compris que les marseillais ont bel et bien pris leurs marques sur la scène du bataclan, devenant par ailleurs très rapidement un véritable champ de bataille. Il est clair que les marseillais semblent être revenus en pleine forme de leur virée aux Etats-Unis. Shawter est toujours le même meneur qu'à l'accoutumé, et pour cause à peine « Black Smocker » commence, le 4ème titre, qu'un premier wall of death sur l'ordre de Shawter se met en place. Oui, un premier, car comme à l'accoutumé Dagoba aime chauffé la foule. Il n'est plus rare de voir, comme c'est le cas ce soir, des slameurs se chevauchant, voler du haut de la scène, et les WOD se multiplier sous l'influence et le charisme de Shawter. Sans oublier bien sûr les fameuses prestations scénique de Franky qui, non content de jouer « simplement » de la batterie, s'amuse régulièrement à jongler avec ses baguettes comme à son habitude et le sourire au lèvre. Le ton change, plus aérien, moins lourd, « Yes We die » prend son envol sur une foule enflammée qui ne tient plus en place. Le concert devient plus qu'un concert, c'est une assemblée réuni autour de ce groupe Français emblématique. En clair un groupe qui n'a rien perdu de sa superbe, et qui s'est par ailleurs améliorer d'un point de vue scénique de mon humble avis. Semblerait que leur dernier virée aux Etats-Unis et leurs dernières scènes leur aient permis d'acquérir une certaine assurance. Je pense notamment à Z qui, malgré sa ressente intégration au sein du groupe, a complètement trouvé sa place au sein du groupe mais également sur scène.