CHRONIQUES DE CONCERTS

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SEPULTURA
Avec : SEPULTURA, LEGION OF THE DAMNED, FLOTSAM AND JETSAM, MORTILLERY
Date du concert : 24-02-2014
Lieu : CCO - Villeurbanne [ 69 ]
Affluence : 550
Contact organisateur : http://dreamfactorymusicinc.com
Interview :
Pavillon 666 - metal rock webzine Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 26 février 2014 - Chroniqueur : Chart - Photographe : Chart/Black.Roger https://www.facebook.com/ChartLivePhotography


Après BEHEMOTH il y a deux semaines, DREAM FACTORY nous convie à nouveau dans cette salle du CCO pour une soirée nettement plus thrash et avec des groupes à la brillante carrière. En effet, on connait tous, au moins de nom FLOTSAM AND JETSAM pour avoir eu en son sein Jason NEWSTED avant son entrée dans METALLICA. Et quant à SEPULTURA, même les non métalleux en ont au moins entendu parler ! C’est le groupe de metal par excellence qui s’est ouvert à bien des expériences musicales.

L’organisation ayant fait une boulette sur leur Facebook quant à l’annonce de l’heure du début du concert, je me pointe avec une demi-heure de « retard » et rate par la même occasion le premier groupe. Bien heureusement, mon acolyte Black Roger était sur place et je lui laisse donc la parole pour vous livrer ses impressions sur MORTILLERY.

Black Roger : « Il est 18heures 30, la salle est encore timidement remplie et le premier groupe de l'affiche ouvre le feu pour cette soirée placée sous le signe du thrash évidemment. Il s'agit des jeunes Canadiens de MORTILLERY qui envoient une sauce riffue faite de heavy, de thrash, de punk et de hard-rock, bien rock n' roll tout ça! L'énergie est au rendez-vous, le quintette en veut et se débrouille pas mal mais...Oui, car il y a un mais, c'est la voix de la (belle) frontwoman Cara qui nous interpelle de façon bien criarde et limite parfois dans les aigus. Rien à voir avec une Angela Gossow (ARCH ENEMY) ou encore Sabina Classen (HOLY MOSES) par exemple. Le groupe nous fait voyager un peu dans les 80's tout simplement avec ces vocaux et ce heavy-thrash violent et 'true" très basique d'une autre époque. Alors on aime...ou on n’aime pas, en ce qui me concerne j'ai failli "grimper aux rideaux" comme un chat effrayé tellement la voix de la chanteuse m'a hérissé le poil et je ne pense pas avoir été le seul ce soir, la suite vite. »

Place maintenant aux vétérans de FLOTASM AND JETSAM qui nous viennent tout droit de Phoenix, Arizona. C’est ici du thrash à l’état pur qui nous est proposé, sans fioriture, simple et direct comme à l’époque. Même si sa renommée est encore assez légère en Europe, il s’agit bien là d’un groupe mythique. Malgré une set-list réduite à 8 morceaux, le groupe tient la scène pendant un bon moment. Le public rentre très vite dans la musique du combo. En effet, tous les ingrédients sont réunis pour les fans du genre. Les parties techniques s’enchaînent aux rythmiques efficaces et typiques tandis que certaines parties sont un peu plus calmes afin de faire remonter la sauce par la suite. Le groupe nous propose aussi bien du plus ancien que du récent mais force est de constater que tout s’imbrique très bien. Il s’agit là d’un groupe à redécouvrir pour ceux qui l’auraient oublié, ou à découvrir pour les nouveaux venus même si certains éléments sont marqués par les années 80/90, la grande époque du thrash pour les connaisseurs.

Me / Dreams of Death / Hammerhead / Iron Tears / Escape from Within / Gitty Up / I Live You Die / No Place for Disgrace

Après les vétérans, il est maintenant temps de passer à du un peu plus récent avec LEGION OF THE DAMNED. C’est encore le thrash qui est à l’honneur mais dans une forme beaucoup plus moderne. On retrouve une énergie commune mais avec un son nettement plus agressif et contemporain. Il en va de même pour la férocité des riffs. LEGION OF THE DAMNED joue une musique taillée pour le live et s’y emploie avec une énergie impressionnante. Le groupe dans son ensemble ne manque pas de charisme et le public rentre très vite dans le set du groupe. Il faut dire que la qualité est fédératrice et même si certains peuvent douter de l’ordre de passage de cette affiche, il est évident que celui-ci se justifie par l’énergie déployée par les groupes dans leur musique. Je suis personnellement conquis par cette prestation même si celle-ci aurait pu être augmentée en durée.

Que dire de nouveau à propos de SEPULTURA après toutes ces années ? Je dois tout de même confesser une chose, il s’agissait d’une première pour moi. Pourtant, c’est un groupe que je suis depuis une vingtaine d’années mais que je n’étais jamais allé voir en live. Pourquoi me direz-vous ? Et bien tout simplement parce que je suivais ce qu’il se passait du côté de Max CAVALERA et de SOULFLY. Seulement voilà, le temps a passé et il aura fallu un album pour me convaincre réellement d’y aller. En effet, j’avais aussi ma part de doutes après le départ d’Igor CAVALERA en 2006. CAVALERA CONSPIRACY m’avait par ailleurs totalement bluffé en 2008 sur scène et donc pour moi, dans un sens, l’âme de SEPULTURA était là, dans la réunion des deux frères. Par ailleurs, les derniers albums du combo brésiliens n’arrivaient pas à me convaincre mais il a fallu que sorte cet album en 2013, « The Mediator Between Head and Hands Must Be the Heart » pour que je retrouve le groupe qui m’avait mis une claque monumentale en 1996 avec « Roots » et dont je ne me suis toujours pas remis. On retrouve à nouveau cet esprit tribal et ce son qui avaient manqué quelque peu à mon goût durant ces années. Toutes les conditions étaient enfin réunies pour que je me précipite sur cette date.
C’est avec un set très concentré sur son dernier opus que SEPULTURA va nous faire bouger ce soir. On débute donc avec « Trauma of War » et « The Vatican » suivi de « Kairos ». Cela change un peu de la dernière tournée axée sur des morceaux plus anciens. Cependant, avec une carrière aussi longue, on n’y réchappe pas et c’est tant mieux ! Le premier titre plus ancien à venir secouer la foule n’est pas des moindres puisqu’il s’agit du fameux « Propaganda » ! Puis, retour à du plus neuf avec « Impending Doom » et « Manipulation of Tragedy ». On regrette un peu l’absence de la deuxième batterie assurée par Dave LOMBARDO mais il ne faut pas oublier qu’Eloy CASAGRANDE est un batteur absolument impressionnant ! Si Igor CAVALERA était impressionnant par sa frappe et sa vitesse, Eloy reste dans les tempos des albums mais nous assomme par des roulements puissants, précis et tout simplement éloquents ! Si on est quelque peu surpris de la présence de l’excellent « Dusted », que dire de la reprise de NEW MODEL ARMY, « The Hunt ». Ce titre n’a jamais été joué en live depuis son enregistrement et c’est vraiment avec plaisir que nous pouvons le découvrir ce soir. Andréas KISSER prend le micro sur la reprise de « Da Lama Ao Caos » de NACAO ZUMBI laissant Derrick GREEN aux percussions. La fin du concert a tout ce qu’il faut pour écraser tout ce qu’il reste d’énergie avec du très lourd, à savoir « Inner Self », « Territory », « Refuse/Resist » et ce que Derrick présentera comme une chanson d’amour, « Arise ». Voilà de quoi vous subjuguer totalement avant le rappel qui ne peut que mettre tout le monde d’accord avec « Ratamahatta » et l’intemporel et surpuissant « Roots Bloody Roots » que la foule scande en chœur et qui donne l’impression d’avoir duré quelques secondes tellement c’est bon !!!

Alors, que dire en conclusion après cette longue introduction expliquant ce pourquoi SEPULTURA n’avait pas encore fait partie de mes souvenirs de concert ? Et bien c’est très simple. Aujourd’hui j’ai mal aux cervicales et à un genou après un stage diving raté ! On remet ça quand ?

Set-List SEPULTURA :
Trauma of War
The Vatican
Kairos
Propaganda
Impending Doom
Manipulation of Tragedy
Convicted in Life
Dusted
The Age of the Atheist
Desperate Cry
The Hunt (New Model Army cover)
Spectrum
Da Lama ao Caos (Nação Zumbi cover)
Inner Self
Territory
Refuse/Resist
Arise
RAPPEL :
Ratamahatta
Roots Bloody Roots