CHRONIQUES DE CONCERTS

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FESTIVAL DE CHAIR ET D'ACIER-2
Avec : Arkona, belenos, sangdragon, barbarian pipe band
Date du concert : 03-05-2014
Lieu : La Cave à Musique - Mâcon [ 71 ]
Affluence : 450
Contact organisateur : https://www.facebook.com/assowakeupdead
Interview :
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Date de la chronique : 06 mai 2014 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger http://black-roger.tumblr.com


A notre arrivée à la Cave à musique de Mâcon, la partie fête médiévale installée dans la grande cour se termine pour ce samedi 3 Mai. Et tout le monde se masse maintenant devant l’entrée de la salle de concert à 19heures 30 pour aller faire la fête du pagan en compagnie d’ARKONA, BELENOS, SANGDRAGON et BARBARIAN PIPE BAND.

Ce sont les Italiens du BARBARIAN PIPE BAND de Biella qui sont chargés ce soir d’installer l’ambiance. Et ils n’auront aucun mal à la faire avec une prestation haute en couleur et en sonorités résolument folk. Car ici point de métal (quoique !) mais du punk aussi dans la démarche (rappelez vous « folklore de la zone mondiale » des Bérus) et surtout des envois tribaux envoyés avec force et puissance par une formation comprenant trois cornemuses, un percussionniste et une charmante préposée au tambour. Cinq musiciens donc qui vont d’entrée de jeu mettre le feu à la cave avec du son médiéval se déclinant en compositions plus modernes aussi .Show puissant, expressif, chorégraphie scénique bien enlevée, tout concours à mettre une ambiance folle dans les lieux avec même stage-diving à la clé.
Voici un show qui en a « bluffé » plus d’un, du black-métalleux au « pagan addict » en passant par le keupon et le heavy-rocker. Show curieux, intense, sauvage, en un mot barbare qui n’a lassé à aucun moment. L’idéal en fait pour ce début de soirée agitée et festive dans la bonne humeur de tous. Les Italiens ont surprit tout le monde et c’est tant mieux, bravo à eux.
(set-list en photo).

Mais il est l’heure maintenant d’assister à une première, celle de SANGDRAGON. Mais quel est ce groupe qui défraie la chronique actuellement dans les chaumières métalliques ?
Et bien SANGDRAGON est la résultance des projets, des 90’s appelés DAEMONIUM et AKHENATON pionniers en quelque sorte du black symphonique et occulte. Vincent urbain (ex-chanteur/bassiste de THE SEVEN GATES) et Will Hien (qui reprend du service avec sa basse après 8 ans de « stand by »), portent à bout de bras ce projet qui renait de ses cendres. L’instant est magique donc en quelque sorte avec l’arrivée sur scène pendant l’intro de tout un monde obscur, musiciens et choristes qui vont déchaîner là tout de suite les passions d’un black noir (pléonasme ?) et malsain, païen, guerrier et ensanglanté.
Et tout se déchaîne devant nous avec des musiciens passionnés qui donnent une vie scénique à leurs compositions telles par exemple « Waterborn » et « Front of Steel ». Un titre de The Seven Gates « The Serpents Wheel » viendra « épicer » le tout. Plus tard un jongleur de feu improvisera sur « In The Circle Of Wizards » avant la bataille finale avec Vincent qui maniera l’épée « d’estoc et de taille » devant nous. Retour au calme avec en acoustique « Father of All Kings ».
Le moment passé en compagnie de SANGDRAGON nous a impressionné par la maitrise musicale offerte par les guitaristes, bassiste, clavièriste, chœurs et chants féminins, qui nous ont emmené dans un univers occulte resté dans le noir longtemps, mais revenu ce soir avec force sur la scène de la cave à musique, énorme tout simplement !


Restons dans le pagan-black avec là tout de suite, les bretons de BELENOS qui naviguent sur les eaux sombres du celtic-black-metal depuis bientôt 20 ans.
Ici nous sommes donc en terre Bretonne, « Terre de Brume », dans des errances oniriques (« Dernière Rencontre », « Morfondu », passant de « l’Antre noir » à la lumière avec son dieu celte (« Par Belenos »). Ici les bretons nous emmènent sur une voie black-métal certes, mais pas dans un black insensé aux blasts permanents ni dans un black ambiant répétitif et lassant. BELENOS a su conserver son identité propre faite de violence maîtrisée où transparaissent des mélodies épiques en fond d’écran. BELENOS a donc ce soir à nouveau conquit ses inconditionnels, mais aussi touché l’âme noire des nouveaux venus avec les compositions de son géniteur Loïc Cellier. Loïc maniant ses textes magnifiques de façon magistrale pour un black-metal où la solitude, la mort et les esprits des landes du pays breton viennent hanter nos âmes maudites. De nouveaux titres arrivent dans le groupe, preuve que le black-celtique est toujours en vie et par là même bien disposé à nous contenter, comme ce soir à Mâcon. Belle prestation énergique et passionnée au final qui n’a pas déçu, au contraire.
(set- list en photo)

ARKONA était donc placé en tête d’affiche de cette seconde nuit du festival de Chair et D’Acier. Dire que les Russes étaient très attendus serait un doux euphémisme. En fait ils étaient attendus de pied ferme dans une salle pleine à craquer, avec plaqués contre la scène une armée de photographes prêts à se faire écraser contre les retours dès le premier titre on s’en doutait vu l’ambiance de ,folie régnant à minuit dans la cave.
Masha se fait attendre, Masha a-t-elle égaré sa peau de loup dans les loges ? Mais non, la voici enfin qui arrive et nous envoie d’entrée de jeu avec ses musiciens trois titres forts, puissants et très rythmés, « Yav’ », « Ot Serdtsa K Nebu » et le fameux « Goi, Rode, Goi ! ». Inutile de vous dire que devant la scène et même plus loin vers le fond, c’est la guerre, le public est déchaîné. Masha aussi, c’est de la pure folie, quelle ambiance ! Les Russes me surprennent à chaque concerts, depuis leur prestation vue au Metaldays en Slovènie l’an dernier en plein soleil, jusqu’à ce soir à Mâcon en salle, le groupe monte en puissance régulièrement, mais jusqu’où vont-ils aller ? Nul ne le sait vraiment, mais en attendant on apprécie la survoltée Masha qui passe des « growls » dans les titres les plus métal aux voix claires changeantes pour les morceaux disont plus folk/épiques. Loin des chanteuses lyriques éthérées « nombrilistiques », la frontwoman d’ARKONA se révèle naturelle et « vraie » ce qui lui confère une identité propre qui plait assurément.
Mais n’oublions pas de rendre hommage à la qualité des autres musiciens qui assurent de plus en plus que ce ,soit au niveau rythmique, ,au niveau guitaristique et au niveau des instruments folk traditionnels s’insérant parfaitement dans ce folk/métal original. Et, cerise sur le gâteau, le son est bien réglé ce soir pour leur prestation, que demander de plus ? Si, des rappels, et puis imaginez un « wall of death » avec plus de 400 personnes dans la Cave à musique. Pas possible dirons certains, mais il s’est fait et ce fut énorme tout simplement. Nul doute que les Russes ont encore augmenté leur niveau de popularité avec la prestation de cette nuit passée en Bourgogne, c’est sans appel.

Set-list ARKONA, Yav’, Ot Serdtsa K Nebu, Goi, Rode, Goi !, Serbia, Zakliatié, Na Strazhe Novikh Let, Slav’sja, Rus !, Zov Pustyh Dereven, Skvoz’ Tuman Vekov, Pamiat, Maslenitsa, Stenka Na Stenku, Yarilo, Kupala i Kostroma.

Deux soirées réussies, une fête médiévale en bonus, que demander de mieux ? Ce Festival fera date à Mâcon et nul doute qu’après ce succès incontesté, une seconde édition sera de mise l’an prochain. La balle est dans votre camp, Wake Up Dead et Luciol lasso. Un seul mot me vient à l’esprit pour conclure, « merci » pour ce week-end pas comme les autres, on en redemande encore et encore.