CHRONIQUES DE CONCERTS

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FESTIVAL DE DOUR-JOUR 1
Avec : TAGADA JONES, BLOOD RED SHOES, STICK YOUR GUNS, SOULFLY, TRASH TALK, DETROIT, MAD CADDIES
Date du concert : 17-07-2014
Lieu : Extérieur - DOUR [ Belgique ]
Affluence : 195000
Contact organisateur : http://www.dourfestival.be/live2014/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 28 juillet 2014 - Chroniqueur : Béné - Photographe : Bene https://www.facebook.com/BeneDuvalPhotoSijopics


Après avoir bravé les routes luxembourgeoises et belges me voilà à Dour, en Belgique. Chaque année depuis 26 ans maintenant un festival de musiques alternatives s’y déroule. Il y en a pour tous les goûts : pop, métal, hip-hop, électro, rock, ragga etc…

Le site est immense, pas moins de 8 scènes. Le staff est vraiment sympa et accueillant, n’hésitant pas à te renseigner.

Chacun peut y trouver son compte. Bien évidemment tu t’en doutes je me suis concentrée sur le rock métal. J’ai donc squatté quasiment pendant tout le festival la scène adéquate : la cannibale stage.

Après le périple pour récupérer les tickets magiques (l’invit et le pass photo ne s’obtenaient pas au même endroit), je me dirige vers la scène pour shooter et voir pour la première fois en live les TAGADA JONES.

Et je n’ai pas été déçue ! Les Bretons, prêts à tout pour défendre leur dernier album « Dissidents », ont mis le feu à la cannibale stage. En dépit d’une chaleur des plus étouffantes, ils entament leur set avec «De l’Amour et du Sang » et le public commence gentiment à pogotter.

20 ans d’existence pour TAGADA JONES mais si tu ne le sais pas, c’est impossible à deviner. Le groupe à la pêche. Waner, le bassiste, ne tient pas en place (tu pourras même le constater sur les photos).

La voix criarde de Niko, les riffs ravageurs et les mélodies de leur punk teinté de métal se mêlent parfaitement. Job, précis et carré martèle sévère derrière ses fûts et il en est de même à la guitare.

Bref tu l’as compris, TAGADA JONES m’a donné une raison de plus d’aimer la Bretagne. La setlist pour toi :

1. De L'Amour Et Du Sang
2. Instinct Sauvage
3. Le Chaos
4. Yech'Ed Mat
5. Descente Aux Enfers
6. Zéro De Conduite
7. Cargo
8. Vendetta
9. Dissident
10. Le Feu aux poudres
11. Superpunk
12. Karim & Juliette

Il me reste un peu de temps avant le groupe suivant. On discute un peu avec les collègues photographes et on entend un truc plutôt sympa venant de la grande scène : la Last Arena. On quitte donc notre cocon métallique pour aller écouter de plus près.

Jolie découverte que voilà : BLOOD RED SHOES. Ils sont deux, ils sont de Brighton (Angleterre) et s’appellent Laura-Mary et Steven. Ils font du rock, mais du vrai qui envoie, et ils existent depuis 2004.

Laura-Mary est guitariste, Steven est batteur, et ils chantent tous les deux.

Steven se déchaîne derrière sa batterie, se laissant même aller à quelques acrobaties (se hissant sur son kit de batterie) tout en jouant et en assurant le chant avec brio.

La complicité entre Steven et Laura-Mary est évidente, regards complices, sourires échangés. Laura-Mary maitrise la puissance de sa guitare et rend leurs titres irrésistibles et entraînants. Parmi les titres joués, on notera un engouement plus prononcé du public sur les titres « Light it up » et « This is not for you ».

L’audience est conquise et les remercie de milliers d’applaudissements à la fin de leur set :

1. Welcome Home
2. I Wish I Was Someone Better
3. Don't Ask
4. Red River
5. Speech Coma
6. Everything All At Once
7. Heartsink
8. Lost Kids
9. The Perfect Mess
10. This Is Not for You
11. Black Distractions
12. An Animal
13. Cold
14. Light It Up
15. Je Me Perds


Retour sur la Canibale Stage pour les californiens de STICK YOUR GUNS. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont envie de nous balancer leur punk hardcore en pleine tête. Leur énergie fait plaisir à voir, à entendre et est communicative !

Le groupe est content d’être là et le set débute avec « Against them all. Jesse se montre communicatif, s’adressant au public entre chaque morceau.

Il explique des choses qui lui tiennent vraiment à cœur. Il explique aussi que son chant crié est un moyen pour lui d’exprimer et de faire ressentir à tout le monde la rage qui l’habite, la souffrance qu’il ressent mais aussi son espoir de voir le monde devenir meilleur. « We still believe » commence et le public est en liesse.

Jesse chante avec ses tripes, on sent la sincérité qui vit en lui. Les autres membres du groupe ne sont pas en reste et se donnent à fond.

On peut sentir une espèce d’osmose entre le groupe et le public et c’est bien cool d’assister à ça. La setlist :

1. Against Them All
2. Empty Heads
3. The Bond
4. Bringing You Down
5. What Goes Around
6. We Still Believe
7. D(I am)ond
8. Built Upon the Sand
9. Such Pain
10. Diamond
11. Amber

Direction ensuite la grande scène (Last Arena) pour SOULFLY. L’adolescente qui sommeille en moi se réveille et je suis toute joie de voir Max et ses acolytes sur scène.

On nous fait entrer dans le photo pit. Je trépigne. Et là, la sécurité du fest se pointe et nous demande de ressortir. Frustration. Pas de photographes devant la scène. Les boules….

Je refuse de renoncer à shooter SOULFLY, quitte à perdre deux côtes je shooterai du public.

Sous les acclamations de la foule SOULFLY se met en place, avec Zion le fils de Max à la batterie.

En plus de très bons morceaux de SOULFLY comme « Prophecy », la bande à Max nous offrira également des reprises de titres de SEPULTURA comme « Refuse/Resist » ou encore « Roots Bloody Roots ».

Un show carré, simple, sans artifice, brut de métal et tu sais quoi ? C’est ça qui est bon !

1. Blood Fire War Hate
2. Refuse/Resist
3. Bloodshed
4. Prophecy
5. Back to the Primitive
6. Tribe
7. Living Sacrifice
8. Master of Savagery
9. Arise / Dead Embryonic Cells
10. No Hope = No Fear
11. Roots Bloody Roots
12. Jumpdafuckup / Eye for an Eye

Retour sur la Cannibale Stage pour un groupe que je ne connais pas : TRASH TALK. Originaires de Sacramento, le combo fait dans le punk hardcore.

Dès les premières notes et les premiers éclats de voix mon visage a du se transformer. Difficile de te décrire l’expression…

Je m’excuse d’avance auprès de mes managers pavillonais mais seul un smiley peut vraiment coller dans ce cas précis… Donc mon visage a dû, l’espace d’un instant ressembler à ça : O_ô’

Je te rassure c’est revenu à la normale quelques minutes plus tard (heureusement). Sur le moment TRASH TALK ça surprend ! Au bout du premier morceau c’est bon ils m’ont acquise à leur cause.

Ils sont complètement déjantés et musicalement c’est juste très bon. Ils maîtrisent leur sujet et chacun est très précis dans son domaine. Ils savent ce qu’ils font c’est certain et leur assurance est évidente.

Lee, le chant s’octroiera même une petite pause fumette avec le public (cf. photos). Le public était en transe, un très bon set :

1. Dogman
2. Walking Disease
3. Manifest Destination
4. Incarnate
5. The Hole
6. The Great Escape
7. F.Y.R.A.
8. Worthless Nights
9. Babylon, CA
10. Dig
11. Hash Wednesday
12. Blind Evolution

Je me précipite ensuite de nouveau vers la Last Arena. J’ai rendez-vous avec DETROIT. J’avais hâte de les voir en live… Enfin je l’avoue de le voir, Bertrand Cantat. Lui que j’écoute depuis toujours, lui qui a écrit des chansons qui pour moi sont cultes avec Noir Désir.

Malheureusement seuls 2/3 médias belges et un luxembourgeois sont autorisés à shooter du photo pit. Déçue, mais peu import je shooterai du public.

Ils s’installent sur scène. Les premières notes de « Droit dans le soleil » résonnent. Le temps s’arrête. J’oublie tout. J’oublie les (au moins) 150000 personnes dans la foule, j’oublie qui je suis, où je suis, pourquoi j’y suis.

Les titres s’enchaînent, avec des classiques de Noir Désir comme « Tostaky » ou « Comme elle vient »…

L’émotion est palpable et ce pas uniquement chez moi. Les musiciens sont excellents mais soyons honnêtes, tous les yeux sont rivés sur lui…Bertrand…

Il n’y a juste pas de mots. Le talent ne s’invente pas, il ne se décrit pas, je dirais qu’il se partage, qu’il se ressent et qu’il se vit. J’en ai des frissons, des larmes d’émotions contenues… ça prend aux tripes.

Juste merci pour ce moment, ce court instant…trop court…

1. Droit dans le soleil
2. Ma muse
3. Horizon
4. Le Creux de ta main
5. Lazy
6. Le Fleuve
7. Le vent nous portera
8. Null and Void
9. Sa majesté
10. Fin de siècle
11. Tostaky
12. Comme elle vient

Encore toute chamboulée par la prestation de DETROIT, retour côté rock/métal pour assiter à la prestation des MAD CADDIES, groupe de ska punk originaires de Santa Barbaaaaraaaa (désolée…je sors juste après mon report…), donc de Californie.

Comment te dire… C’est festif, c’est entrainant, ils sont bons dans leur truc, tout ça mais pas vraiment ma tasse de thé, ils n’ont pas vraiment réussi à m’emmener dans leur univers.

Ce qui n’entache en rien les qualité musicales du groupe comprenons-nous !

Un set un peu best of, composé des principaux morceaux de la discographie du groupe, le dynamisme des membres et c’est parti le public est conquis. What else ?

Voilà la setlist :

1. Shot in the Dark
2. Backyard
3. Leavin
4. Without You
5. Tired Bones
6. Mary Melody
7. Lay Your Head Down
8. State of Mind
9. Down and Out
10. Monkeys
11. Weird Beard
12. DUB

C’est là que se termine la première journée du festival de DOUR. Rendez-vous bientôt pour le jour 2 !