CHRONIQUES DE CONCERTS

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HELLFEST 2014 - JOUR 3
Avec : BLACK SABBATH, EMPEROR, MISFITS, MAD SIN, TURBONEGRO, BEHEMOTH et bien d'autres
Date du concert : 22-06-2014
Lieu : HELLFEST - Cilsson [ 44 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.hellfest.fr/
Interview :
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Date de la chronique : 29 juillet 2014 - Chroniqueur : RDpix - Photographe : RDpix, Black Roger, Blaze Nathan


RDpix : La nuit a permit au festivaliers de trouver un peu de fraicheur. Tout le monde en a profité pour descendre quelques litres de bières sans poussière dedans, avant d’aller se coucher (ou pas) pour mieux repartir (ou pas) dans la dernière ligne droite du concert. Le jour où il faut tout donner, ou en tout cas, donner le peu d’énergie qu’il reste en chacun. Encore une journée à fouler les allées poussiéreuses sous un soleil de plomb. En traversant le camping, on pouvait croiser des gens rentrant se coucher, d’autres émergeants à peu près d’une cuite et d’autres en plein dedans. Certains tentaient de se donner bonne conscience en se tartinant leur peau déjà rouge écrevisse avec de la crème protectrice. Trop tard les mecs, vous êtes déjà entrain de peler, fallait y penser avant. Certains rentraient de la douche, tentant de casser les clichés du métaleux sale et poisseux, d’autres arboraient fièrement leur déguisement qu’ils portaient pour la 3ème journée consécutive, soucieux de perpétuer l’image du metaleux crado mais rigolo.
Je reviendrais plus en détail sur ce genre de choses dans un dernier article de conclusion sur ce festival. Mais pour l’heure, il est temps de s’occuper des concerts de la journée. Voyons voir ce qu’on a pu se mettre sous la dent ce dimanche.

LOFOFORA –– Mainstage 01 – 12h15 :
Blaze Nathan : Avant la sortie d’un nouvel album en septembre prochain, LOFOFORA vient exciter le public du Hellfest ce dimanche midi. En guise de repas dominical nous allons manger…de la poussière, car avec la bande à Reuno, pogos et circle-pits sont au menu. Alors, Lofo toujours en forme ? Plus que jamais même sur une grande scène (je préfère les petites pour le groupe, mais bon !). Une petite demi-heure bourrée de classiques et de nouveaux titres (3), enlevez c’est pesé. Lofo rassemble toujours les fans de métal frenchie ya pas photo, on aime !
Set-List : L’œuf, Justice pour tous, les Gens, l’Innocence, Le fond et la Forme, Elixir, Pornolitique, Tsarine.

CRUSHING CASPARS – Warzone – 12h15 :
RDpix : Certains prennent du café pour se réveiller. Moi je suis allé à la Warzone, l’effet est le même, avec un gout de terre sèche dans la bouche en plus. J’y ai découvert une formation que je n’aurais jamais deviné venir d’Allemagne tant leur look de skateur fait penser à un groupe de hardcore très westcoast. Musicalement, ca sonne très punk. La version lourde du punk, pas le petit punk gentillet sur lequel on sautille. Là on avait un son puissant et grave qui donnait envie de cogner son voisin pour la rigolade. Les membres du line-up ont assuré tout leur set comme des bêtes, donnant tout jusqu’au bout. Mention spéciale pour le bassiste, qui, au dire du chanteur a rejoint la formation une semaine avant le hellfest et qui s’en sortait comme un chef.
Une bonne claque pour débuter la journée.

ZODIAC – The Valley – 12h50 :
RDpix : Encore des Allemands, sous la Valley cette fois-çi. De loin ils n’avaient pas l’air très hostiles alors je me suis approché pour voir. Ces voisins teutons jouaient un rock tout ce qu’il y a de plus américain. Tantôt teinté de blues, tantôt de rock sudiste, les compositions du quatuor s’ornaient même parfois de sonorité un peu country. Leur musique n’était pas extrêmement novatrice mais les riffs étaient prenants et les mélodies rentraient facilement dans la tête. Le tout était mené par un guitariste - chanteur très professionnel. Il assurait la partie chant avec brio et communiquait avec son public dès qu’il avait un moment. Les solos de guitare bien construit et collant très bien au style musical venaient pile-poile au bon moment dans les morceaux.
Une agréable surprise en somme que ce groupe originaire d’outre – Rhin. J’en aurais volontiers repris un peu une fois le set terminé.

CROWBAR – Main Stage 1 – 13h35 :
RDpix : De nouveau sur les planches Clissonnaises la formation originaire de la Nouvelle Orléans est venue défendre son nouvel album comme il se doit. Le son était puissant, la rythmique lourde et les riffs toujours aussi techniques.
Le guitariste vocaliste et leader semblait ravi de retrouver un public qu’il connait bien maintenant. Que ce soit avec Crowbar ou accompagné de tonton Philou dans Down, il semble avoir toujours la pêche.
Les nouveaux morceaux sont très bien accueillis par le public et s’intègrent parfaitement dans la setlist. Les nouvelles compositions étaient peu nombreuses mais sonnaient bien, malgré un style un poil moins lourd que les titres habituels. Crowbar semble s’être un peu assagit, sans pour autant avoir relâché le champignon. Ca sent le bayou stagnant et l’huile de moteur. C’est indéniablement Made in NOLA.

POWERWOLF – Main Stage 1 – 14h20 :
RDpix : Ignorant ce à quoi je pouvais m’attendre avec la formation Allemande de Powerwolf (décidément, c’est la journée des casques a pointes aujourd’hui), je me suis dirigé vers la scène principale. J’y ai découvert un groupe qui, au premier coup d’œil, soignait sa présentation. Costumes sombres aux coupes inspirées de tenue cérémoniales catholiques et maquillage noir et blanc étaient de rigueur. Tout ça collait parfaitement au style musical. Le groupe jouait une sorte de power/heavy metal assez rapide et entrainant. Le clavier agrémenté de chœurs donnait parfois un air de chants religieux. Le chanteur à la voix claire proche du style de chant d’opéra venait ajouter à l’ambiance pieuse de tout ça. Mais qu’on ne s’y méprenne pas, rien de très catholique la dedans. Des titres aux noms évocateurs comme « Sanctified With Dynamite » ou « Resurrection by Erection » prouvaient que tout cela n’est qu’une mise en scène bien huilée pour donner un style au groupe. Il fallait avouer que la sauce prenait relativement bien vu le monde présent devant la scène. Une découverte intéressante.
Setlist : Sanctified with Dynamite, Coleus Sanctus, Amen & Attack, Sancred & Wild, Resurrection by Erection, Raise Your Fist, Evangelist, Werewolves of Armenia, We Drink Your Blood, Lupus Dei.

LOWRIDER – The Valley – 14h20:
RDpix: Le soleil à son zenith, il était toujours agréable de trouver un peu de fraicheur sous la Valley enfumée. Le groupe Suédois Lowrider est venu nous jouer du stoner bien comme il faut. Ici, c’est le vocaliste qui donnait le ton, façile, c’est lui qui tenait la basse aussi. Armé de son gros son puissant et bien rond, il a su faire groover la scène une petite heure durant. Rien de spécial, ça ne casse pas trois pattes à un canard, ça ne sort pas de l’ordinaire et ne fait pas d’étincelles mais ca fait le travail. Un rythme posé qui détend et qui monte crescendo dans les tours, c’est tout ce qu’on vient chercher devant la Valley. Et quand le groupe le fait avec le sourire et fait ressentir à tout le monde le contentement qu’il a à jouer sur cette scène, il n’y a rien de plus à demander.

TAGADA JONES - Warzone - 15h10 :
Blaze Nathan : Après avoir digéré Lofo, allons prendre un verre avec les autres cinglés du punk/métal/hardcore à la française TAGADA JONES qui vont mettre le « merdier » dans la warzone. Avant le début du show, slam d’un lapin rose, ça promet ! Public très impliqué, très remuant cela va de soi et connaissant bien les paroles évidemment. Il fait très (trop) chaud mais le groupe se donne à fond, sueur, chaleur, ambiance Tagada enfin quoi !
Set-list : De l’Amour et du sang, Instinct sauvage, Le chaos, Yech’Ed Mat, Descente aux enfers, Zero de conduite, Cargo, vendetta, Dissident, le feu aux poudres, Superpunk, Karim et juliette.

ANGRA – Main Stage 1 – 16h:
RDpix: Le monde devenait de plus en plus nombreux devant la scène principale alors qu’Angra s’apprêtait à fouler les planches du Hellfest. Le groupe mythique brésilien s’est paré d’un nouveau chanteur en 2012 et, comme beaucoup, j’étais curieux de voir ce que pouvait donner le résultat.
Le verdict est loin d’être décevant. Le vocaliste italien est parfaitement dans les tons pour accompagner le heavy metal rapide et efficace du groupe. Même en tirant a fond sur sa voix, il reste toujours juste et en adéquation avec les mélodies du groupe.
Pour ne pas trop se mouiller, le groupe a choisi des valeurs sures pour la setlist. Aucune nouvelle composition malgré le nouvel album en préparation. En 50 minutes, Angra a déployé un éventail de tous leurs tubes, couvrant une large partie de leur longue discographie. Du bonheur pour les fans qui n’ont pu être déçu que par quelques soucis de sonos en début de la prestation.
Setlist : Angels Cry, Nothing to Say, Waiting Silence, Lisbon, Spread Your Fire, Rebirth, Carry On / Nova Era.

BLACK TUSK – The Valley – 16h:
RDpix: Sueurs et cheveux gras sont les maitres mots sous la Vallée à l’heure du set de Black Tusk. Les américains étaient prêts à en découdre avec un public venu en masse. Et ils y mettaient du cœur et de l’entrain a jouer leur meilleur sludge possible, seulement on y comprenait rien. Impossible de distinguer comme il faut un instrument d’un autre. Les voix des trois compères se mélangeant a cette bouillie n’aidait pas a s’y retrouver non plus. Impossible de savoir si ce vacarme est le fruit du travail de ces messieurs ou bien si c’est la faute à une mauvaise balance du son. Je suis forcé d’avoué que je n’ai pas voulu rester pour le découvrir. Je suis donc retourné écouter la fin d’Angra avant de me déplacer vers la Warzone.

LAST RESORT – Warzone – 16h55 :
RDpix : Des dinosaures du Oi’ sur la Warzone, il ne fallait rater ça sous aucun prétexte. Roi Pearce à l’origine de la reformation du groupe dans les années 2000 menait le navire aux doigts et à l’œil. Un concert mené tambour battant au rythme de la batterie et des riffs old school simplistes mais toujours aussi efficaces. Malgré la chaleur de plomb et l’absence totale d’ombre devant la scène, les pogos et les slams s’enchainaient dans la poussière tourbillonnante.
Le chanteurs tatoué jusqu’au cou en imposait clairement et le foule lui obéissait sans poser de questions. Aussi bien pour lancer un circle pit que pour reprendre un refrain en cœur. Le style n’est pas mort. Le punk contestataire britannique est encore là pour un long moment.

ANNIHILATOR – Main Stage 2 – 17h50 :
RDpix : 4 ans se sont écoulés depuis le passage des Canadiens sur la Main stage Clissoniène. Et quel plaisir de retrouver un groupe de thrash de cette trempe. Les riffs plus qu’accrocheurs et des solos de virtuose se sont succédé une heure durant devant un public en folie. Le quatuor a envoyé ce qu’il avait de mieux a offrir en piochant dans toute sa discographie, du plus récent en plus ancien.
Le leader soliste Jeff Waters s’en donnait à cœur joie sur des solos endiablés tout en s’amusant à faire des grimaces au public tandis que son confère guitariste donnait de la voix tout en l’appuyant.
Les mecs étaient sur d’eux et n’ont pas laissé la moindre minute de répit à leur public. Un concert au top qui a su contenter aussi bien les fans de la première heure que les curieux venus découvrir le groupe.
Setlist : Smear Campaign, King of the Kill, No Way Out, Set the World on Fire, Road to Ruin, Alison Hell, Brain Dance, Phantasmagoria, Human Insecticide.

THE BLACK DAHLIA MURDER – Altar – 18h45:
RDpix: Il y avait du gros Deathcore qui tache au programme de la Altar cet après midi caniculaire. Et j’étais loin de me douter a quel point The Black Dahlia Murder était capable de retourner la scène sauvagement. Sur fond de musique bourrine à souhait, les pogos se sont enchainés sans arrêt malgré la chaleur. On a même pu assister au plus gros circle pit qu’on ai pu voir sous la Altar. Le frontman menait la foule à la baguette tandis que ses congénères jouaient des riffs toujours plus violents.
L’ambiance était incroyable devant ce groupe qui a réuni un monde fou sous le chapiteau. J’ai entendu parler de double circle pit et d’autres choses hors normes a la fin du concert. Je n’ai malheureusement pas pu y assister car je me devais d’aller voir le groupe déjanté qui se produisait en même temps sur la Warzone. Quoi qu’il en soit, les américains on frappé fort et ont fait bouger la foule, comme il se doit et même plus, malgré la chaleur qui régnait en ce dimanche après midi.
Setlist : In Hell Is Where She Waits for Me, Moonlight Equilibrium, On Stirring Seas of Salted Blood, Their Beloved Absentee, Statutory Ape, Raped in Hatred by Vines of Thorn, Necropolis, Den of the Picquerist, Everything Went Black, Miasma, Malenchantments of the Necrosphere, What a Horrible Night to Have a Curse, I Will Return.

MAD SIN – Warzone – 18h45:
RDpix: Du psycho billy, du psychedelico punk, du rock’n bordel, appelez ça comme vous voudrez, des groupes comme Mad Sin ça ne court pas les rues et pas besoin d’aimer le style pour se laisser prendre au jeu. Une fois mes photos prises, je me faufile dans la foule et je profite du show. Les Allemands (oui encore eux) sont complètement déjantés. Ils jouent sur une base de rock n’ roll qu’ils assaisonnent de punk complètement déjanté. Non content de jouer une musique de laquelle ils semblent imprégnés jusqu'à la moelle, ils en profitaient pour passer des messages engagés, notamment contre les institutions religieuses laveuses de cerveaux ou les partis politiques pas franchement plus inspirants. Il faisait chaud, mais impossible de ne pas se mettre à sauter et bouger son cul sur leur rythmique entrainante. « Je sue mais j’m’en fous » comme dirait notre ami Mr Manatane.
Setlist : Revenge, Point of No Return, Outta my head, To Walk the Night, Brainstorm, I Shot the Sheriff (The Wailers cover), Wreckhouse Stomp, 2,3,4 (Angel of Death de Slayer en intro), Speak no evil, 9 Lives, Communication Breakdown.

BEHEMOTH – Main Stage 2 – 19h50:
RDpix: Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il faut admettre que les polonais de Behemoth ont tout d’un grand groupe de metal. Ce soir, une fois de plus, ils ont préparé une prestation aux petits oignons. Backdrops changeant entre les chansons, détails des décors bien fignolés, maquillage noir, balsn et sang sur tout le corps, les gars nous ont sorti le grand jeu. Appuyés par des effets pyrotechniques les black metalaeux nous ont sorti le grand jeu. Cachés sous leurs capuches, ils ont joué une heure durant, des riffs rapides et complexes soutenus par une double pédale au rythme redoutable et des solos incisifs.
Il était forcé de constater que les mecs sont carrés, pas le moindre écart. Le show était millimétré. Un peu trop d’ailleurs. J’ai trouvé qu’a force de se prendre au sérieux et ne pas bouger pour se concentrer sur leur jeu, les musiciens en oubliaient toute communication avec le public. En même temps, c’est peut être aussi le style qui veut ça. Le groupe avait beau être au top techniquement, la prestation distante et froide ne m’a pas vraiment enchanté. Il faut dire qu’en termes de black métal, je ne suis que rarement bon public.
Setlist : low Your Trumpets Gabriel, Ora Pro Nobis Lucifer, Conquer All, As Above So Below, Slaves Shall Serve, Christians to the Lions, Ov Fire and the Void, At the Left Hand ov God, Chant for Eschaton 2000, O Father O Satan O Sun!

MISFITS – Warzone - 20h45:
Blaze Nathan : Beaucoup de monde dans la warzone pour les MISFITS, même chez les photographes qui se faisaient la guerre (sic). Beaucoup de fans ultimes à la barrière cela se conçoit avec ces légendes du punk. Sur scène les vétérans bougent moyennement, normal, mais le public lui était en plein mouvement. Une heure remplie de 30 titres courts, punk oblige et pas de temps mort avec un arrière-goût de la bande à Joey Ramone, les maquillages en bonus. Nous avons bu les titres comme du petit lait (ou du jack au choix !). Prestation flash-back originale et intemporelle on a aimé et même plus c’est vous dire…

RDpix: les fans du groupe présent l’an passé se souviennent de l’énormissime concert de Danzig durant lequel on a pu assister a un set composé à moitié de titres issues de la carrière solo de l’artiste, et l’autre moitié composé de morceaux de Misfits. On avait même eu droit à la présence de Doyle sur certains titres. Rien de tout cela sous la Warzone cette année. Bien plus sobre, la composition actuelle du groupe en jette beaucoup moins par son charisme mais était tout de même bien efficace.
Jerry Only, l’actuel leader du groupe était en grande forme. Le trio nous a présenté un set comportant des titres de chaque période du groupe sans en privilégier une par rapport aux autres. La prestation a fait mouche et le public etait ravi. L’ambiance horrifique du groupe était toujours là et leur punk était toujours aussi bon. Un vrai plaisir, surtout avec une setliste aussi longue. De quoi ravir les fans autant que les curieux.
Setlist : The Devil's Rain, Vivid Red, Land of the Dead, Scream!, Hybrid Moments, Teenagers From Mars, Attitude, Some Kinda Hate, Curse of the Mummy's Hand, Dark Shadows, Father, Jack the Ripper, She, Halloween, Abominable Dr. Phibes, 20 Eyes, Shining, Dig Up Her Bones, American Psycho, Return of the Fly, Astro Zombies, I Turned Into a Martian, Skulls, Where Eagles Dare, We Are 138, Descending Angel, Helena, Thirsty and Miserable London Dungeon, Die Die My Darling.

EMPEROR –Mainstage 2 – 22h:
Black Roger : Ce Dimanche beaucoup de concerts m’ont échappé car la suffocation (sic) et ennuis matériels étaient au rendez-vous sous les scènes couvertes et j’ai du abandonner certains endroits. Me reste une prestation à ne manquer sous aucun prétexte, celle de EMPEROR à 22heures sur la mainstage 2.
Dire que les Norvégiens étaient très attendus serait un doux euphémisme, certains festivaliers étant venus au Hellfest 2014 uniquement pour voir ou revoir enfin ce groupe reformé pionnier du black symphonique des 90’s avec Ihsahn et Samoth. Leur set sur la grande scène de Clisson fut grandiose et contenta toutes nos attentes. EMPEROR renaissant de ses cendres avec majesté, puissance charisme et magie (noire ?). Après toutes ces années de séparation, d’événements glauques et divergences musicales le groupe fête ses 20 années discographiques dignement. C’était presque inespéré après les projets solo de ses membres de ci et de là sans accroche particulière. De quelle planète est issue la musique d’Emperor ? Nul ne le sait vraiment ce soir à Clisson, mais ce fut un moment magique je me répète, hors du temps certainement.
Set-List : Into The Infinity Of Thoughts, The Burning Shadows Of Silence, Cosmic Keys To My Creations & Times, Beyond The Great Vast Forest, Towards the pantheon, The majesty Of The Nightsky, I Am The Black Wizards, Inno a Satana, Ancient Queen, Wrath Of The Tyrant.

BLACK SABBATH – Mains Stage 1 – 23h10:
RDpix: Un grand moment pour le Hellfest que ce dimanche 22 juin. Le groupe à l’origine de tout ce joyeux bordel, le groupe qui a initié le mouvement metal et ce qui en a découlé était présent et dans sa formation quasi originale. Geezer Butler, Tony Iommi et Ozzy Osbourne enfin réunis sur la même scène, il en aura fallu du temps mais ils étaient là. Et le spectacle était presque à la hauteur des expectations. Butler et Iommi, toujours aussi humbles nous ont régalés de leurs plus beaux morceaux tout le set durant. Le set en question était composé principalement de morceaux des premiers albums, certains même que le groupe ne joue que rarement. Ainsi nous avons pu entendre “Age of Reason”, “Behind the Wall of Sleep” ou encore “Into the Void”, titres auxquels on ne se serait pas forcément attendu.
Le talent du bassiste et du guitariste n’a pas pris une ride. Ils étaient également soutenus par le batteur Tommy Clufetos qui accompagnait Ozzy dans sa carrière solo depuis quelques années. Et Je dois dire que la section rythmique dynamise fortement les compositions avec ce mec aux baguettes. Ses roulements et ses breaks ajoutaient un aspect plus nouveau et plus puissant encore aux vieux titres du groupe. Son solo de batterie bien qu’impressionnant durait un peu trop longtemps à mon gout et était identique à celui qu’il nous ajouté il y a deux ans sur cette même scène.
Seule ombre au tableau : Ozzy. Ce n’est pas faute d’y mettre tout son cœur, on voit qu’il s’amuse encore de ces shows. Mais c’est le seul dont le jeu de scène et les capacités musicales font sentir le poids des années. Il n’a plus la voix qu’il avait autre fois. En ce dimanche de clôture du Hellfest, il a fait preuve d’humour, a interagit avec son public à chaque fois que l’occasion se présentait, sautait même sur scène. Mais ça ne nous a pas fait oublier que le bougre, aussi bourré de bonnes intentions qu’il soit, chante souvent faux. C’est bien dommage.
Mais quand même quel plaisir de voir Butler et Iommi jouer leur tubes qui n’ont pas pris une ride. Et même les deux morceaux tirés du dernier album qu’ils nous ont joué ce soir collait parfaitement à l’univers et ont reçu un bon accueil du public. Fuck the cancer, Black Sabbath ‘s still there !!!
Setlist : War Pigs, Into the Void, Under the Sun/Every Day Comes and Goes, Snowblind, Age of Reason, Black Sabbath, Behind the Wall of Sleep, N.I.B. , End of the Beginning, Fairies Wear Boots,
Rat Salad, (solo de batterie de Tommy Clufetos), Iron Man, God Is Dead?, Dirty Women, Children of the Grave, Paranoid.

TUBONEGRO – Warzone – 1h05:
RDpix: Le choix fut difficile pour finir ce festival en beauté. Comment choisir entre Opeth sous la Altar et Turbonegro à la Warzone ? Deux styles totalement distincts, deux univers bien spécifiques, deux groupes de haut vol. C’est une pièce de monnaie qui a tranché pour moi. Et je la remercie, sans elle je serais encore entrain de me poser la question à l’heure tardive où j’écris ces lignes.
Tutbonegro c’est quoi ? Turbonegro c’est Norvégien, c’est Punk mais c’est aussi Rock n’ Roll, c’est décalé, gras et bas du front. Mais surtout Turbonegro c’est génial. Leur musique inspirée de tous les horizons, des Sex Pistols à Alice Cooper en passant par Mothorhead, est un melting pot bordelique de tout ce que vous pourriez aimer. Mais avant tout, ça nous rappelle qu’on est avant tout là pour la déconne et que prendre tout au pied de la lettre et être sérieux, ca n’a rien d’amusant. Prendre du fun bordel de scheisse.
Et le groupe a su faire ressentir cette ambiance à son publique. Que ce soir les Turbojugend (fans inconditionnels du groupe) ou bien les autres curieux de découvrir ce groupe au nom bizarre programmé en clôture du festival, tout le monde s’est lâché sur leurs titres complètement déjantés. Quelques morceaux étaient tirés de leur dernier album, mais la discographie plus ancienne était présente elle aussi.
Le canon à confettis était encore là lui aussi. Le groupe a mis les petits plats dans les grands pour faire de cette représentation quelque chose de mémorable. Les slams s’enchainaient tout comme les conneries au mirco. Le chanteur, Tony Sylverster, profitait des quelques secondes de répit entre chaque chansons pour déconner. La bande s’éclatait tout autant que son public. On a eu droit a tous les classiques, “All My Friends Are Dead”, “Age Of Pamparius”, “wasted Again”, “Prince Of The Rodeo” et bien sûr pour finir le traditionnel “I Got Erection” qu’on pouvait entendre scandé en boucle dans le camping des heures durant après le show.
C’était finalement une très bonne idée de programmer Turbonegro en groupe de clôture. Le bouquet final ne manquait pas de couleurs cette année.
Setlist : The Blizzard of Flames, Back To Dungaree High, Selfdestructo Bust, You Give Me Worms, All My Friends Are Dead, Sailor Man, Are You Ready (For Some Darkness), Wasted Again, Blow Me (Like The Wind), TNA (The Nihilistic Army), Fuck The World (F.T.W.), Get It On, The Age Of Pamparius, Prince Of The Rodeo, Money For Nothing (Dire Straits cover), I Got Erection.

Après toue cette débauche de poussière, de rock et de décibels, il nous fallait retourner au campement afin de boire pour oublier que tout ça c’était déjà fini. L’attente sera longue jusqu'à l’année suivante mais comme à chaque fois, ça vaut le coup d’attendre.
Vivement la prochaine. En attendant je vous retrouve dans un nouvel article dans lequel je ferais un bref bilan de tous les points positifs ou négatifs de ce festival. Vous pourrez y admirer également toutes les photos d’ambiance que l’équipe a pu récolter entre les concerts et qui n’ont pas encore été publiées.
A très vite.