CHRONIQUES DE CONCERTS

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DOUR FESTIVAL JOUR 4
Avec : BRUTUS, ABORTED, LOUDBLAST, SYLOSIS, SKINDRED, PUNISH YOURSELF, KREATOR
Date du concert : 20-07-2014
Lieu : Extérieur, Cannibale Stage - DOUR [ Belgique ]
Affluence : 195000
Contact organisateur : http://www.dourfestival.be/live2014/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 03 août 2014 - Chroniqueur : Béné - Photographe : Béné https://www.facebook.com/BeneDuvalPhotoSijopics


J’arrive un peu à la bourre pour ce jour 4 (réveil difficile…). Je me précipite donc vers la scène de prédilection : la Cannibale Stage. Le concert à déjà commencé depuis peu.

Jolie surprise que ce premier groupe du jour : BRUTUS. Originaires de Louvain, région néerlandophone de la Belgique flamande, ils sont un des deux groupes à avoir été sélectionné par le Festival de Dour, lors de la finale du tremplin Red Bull Bedroom Jam.

Stéfanie est la chanteuse mais aussi la batteuse de ce trio post rock. Sa voie est aérienne, elle te transporte un peu dans les airs et tu te sens bien, tu pourrais rester là des heures à l’écouter. En parallèle elle fait résonner ses fûts et tu ne sens pour autant aucun tremblement, aucune défaillance quelconque dans sa voix (ce qui pourrait arriver avec les mouvements de bras).

A la basse, Peter nous livre des lignes brutes et efficaces, tandis que Stijn à la guitare offre des soli sinistres, voir angoissants mais qui au final collent tellement bien à l’ambiance et au reste.

Je pense suivre l’évolution de ce groupe de près à l’avenir, car j’ai vraiment passé un très bon moment.

Une fois le set de BRUTUS terminé, la scène se dégage. Les techniciens commencent à installer la suite. Un premier panneau est amené sur scène « KILL THE LIVING ». Le second suit « RAISE THE DEAD ». Je reconnais un des gars qui aide à porte le panneau. Crâne rasé, Sven De Caluwé, chanteur d’ABORTED, est sur la scène. Il semble venir prendre la température et voir de quoi il retourne à Dour, festival où au final la communauté métal est une minorité.

Je dois t’avouer que j’attends ce set avec interrogation. Pour une raison que je ne saurais t’expliquer j’ai eu un peu de mal avec la dernière prestation que j’ai vue au Motocultor 2013. D’après les confrères, elle était bonne, mais je n’ai pas accroché, question de feeling ? Honnêtement je ne sais pas… Du coup j’espère accrocher cette fois (SVEN, JB, KEN, MENDEL, DANNY si vous lisez ça ne vous arrêtez pas là et lisez la suite s’il vous plaît !)

Je vois quelques métalleux devant, peu de monde derrière. Je trouve ça dommage… j’espère que ça va se remplir.

Ken prend place à la batterie sous une flopée de spots rouges. Le public s’étoffe doucement. Sur l’intro, JB à la basse, Danny et Mendel aux grattes le rejoignent sur scène, suivis de près par Sven, qui scande un « WHAT’S UP DOUR ?? ». Pas beaucoup de réponse…
Le show commence, le chapiteau se remplit et ça headbangue quand même devant…Mais bon…Tu ressens quand même vachement à ce moment-là que tu n’as pas affaire à un public résolument métal…

C’est bien dommage…La prestation est juste excellente. Sven en frontman qui se respecte arpente la scène d’un bout à l’autre et essaie de motiver le public. JB excelle à la basse, et il a un charisme de malade… Aussi loin que je me souvienne c’est la première fois que je vois un bassiste avec une telle présence et une telle attitude.

Malgré la foule qui peine à s’enthousiasmer, les autres membres du groupe ne sont pas en reste et assurent.

J’en viens carrément à me demander pourquoi je n’avais pas accroché au Motocultor. Peut-être que mes goûts musicaux ont évolué tout simplement.

Je suis quand même déçue du manque d’engouement du public… Je sais bien que Dour est un festival qui revendique la variété des styles mais bon… Je me mets à la place des artistes et quelque part ça doit être frustrant…

Le set d’ABORTED se termine, et je suis très satisfaite de les avoir revus. J’ai pu me refaire un véritable avis sur le groupe, et en rentrant je vais prendre le temps de réécouter les albums avec une oreille différente et attentive. Y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis hein...

Les suivants, pas vraiment besoin de te les présenter (ou alors, tu dois revoir tes classiques en urgence !). C’est la troisième fois que je les vois cette année, la deuxième pour Pavillon. J’ai nommé LOUDBLAST.

Et pourtant rien ne va changer. Et rien dans le sens où Stéphane BURIEZ est toujours aussi impressionnant de charisme. Ce mec a de la prestance, le genre de truc qui ne s’apprend pas, et qui même si tu le vois un milliard de fois, même si tu n’es pas plus fan que ça, même si tu es fan depuis toujours et que tu devrais y être habitué, t’impressionnera toujours, encore et encore.

Buriez joue avec la foule, alternant regards noirs et sourires. Lançant des « ça va DOOOOOUR ?? », et incitant le public à se manifester et se faire entendre.

La performance est comme à son habitude quasi parfaite (je mets « quasi » parce que personne n’est parfait ah ah…). Hervé à la batterie est en grande forme, et ça s’entend ça blaste sévère. A la basse et à la guitare, Alex et Pierre sont carrés, précis et bien en place. La complicité entre les 4 hommes est visible et c’est agréable à voir.

Que dire de plus ? Rien, ce serait me couper l’herbe sous le pied. Parce que je les revois au moins encore une fois cette année au Motocultor. Par contre je peux te donner la setlist :

1. A Bloody Oath
2. The Bitter Seed
3. The Abstract God
4. Taste Me
5. Emptiness Crushes My Soul
6. From Dried Bones
7. Never Endin' Blast
8. Flesh
9. The Horror Within
10. Cross the Threshold

Pour succéder à LOUDBLAST sur la Cannibale Stage, les anglais de SYLOSIS et leur métal/Trash/progressif.

Emmené par Josh Middleton au chant, le groupe va mettre le feu à la salle. Personnellement j’ai passé un bon moment mais je n’ai pas non plus trouvé ça transcendant.

Le set débute avec le très bon « Fear the World », et ensuite c’est assez linéaire, pas de réelle surprise. Un bon concert mais rien d’exceptionnel non plus.

C’est au tour de SKINDRED de fouler les planches de la Cannibale Stage. Le set débute avec un remix de la marche impériale de Star Wars. Benji au chant déboule sur scène dans un costume pour le moins surprenant, ressemblant vite fait à une tenue de cavalier revisitée.

Le public est enthousiaste et motivé d’accueillir le groupe. Le show est carré, tout semble réglé au millimètre près. Ils font leur bien boulot vu la réaction de la foule.

Si tu ne l’avais pas encore compris, je ne suis pas fan de SKINDRED. Cependant le concert est sympa, ça bouge. Mais pour moi ça s’arrête là. Le mélange Ragga-Punk-Metal ce n’est pas ma tasse de thé et sur la fin du set ça devient limite indigeste et je suis quand même soulagée qu’il n’y ai que 9 morceaux :

1. Star Wars Imperial March Remix
2. Stand for Something
3. Rat Race
4. Ninja
5. Cut Dem
6. Kill the Power
7. Pressure
8. Nobody
9. Warning

J’attends avec impatience le groupe suivant. Je ne les connais pas vraiment, j’en ai beaucoup entendu parler. Les collègues présents me disent que ça va être sympa à photographier car la mise en scène est vraiment cool. Je vois des squelettes sur la scène, dont un avec un sombrero, une arche fleuri avec deux portes battantes formant un cœur… Je me demande vraiment ce qui va se passer !

Il fait bien sombre et ça m’inquiète quelque peu pour prendre des photos. Des rayons lasers s’allumer et rester fixes sur le devant de la scène. Il y a une espèce de bombardement de rayons provenant de l’arrière de la scène, et des néons sur les côtés.

Je vois des silhouettes arriver sur scène, les membres du groupe sont entièrement peints en squelettes et autres zombies avec de la peinture corporelle phosphorescente : PUNISH YOURSELF prend place.

VX au chant assaille le public d’un « ça va Dour ? », réponse massive du public. Débute un set que je ne suis pas prête d’oublier. Musique (bonne de surcroit), danse, jeu de scène, pyrotechnie tout y est !

Juste : WHOUAH ! J’en ai pris plein les mirettes, tellement que j’ai presque oublié de shooter dis-donc ! Je te rassure je me suis ressaisie.
Musicalement le mélange me semblait hasardeux et pourtant ça fonctionne. Je ne te cache pas que je ne pourrais pas non plus écouter du PUNISH YOURSELF toute la journée, mais leur set était vraiment des plus sympas et visuellement c’est quelque chose à voir au moins une fois.

C’est à KREATOR que revient l’honneur de clôturer le 4ème jour de la Cannibale Stage. Le décor est installé, on y voit un grand escalier qui mène à la batterie.

Monstres et autres hybrides ont pris place de chaque côté. On a pas encore accès au photo pit, on doit laisser passer deux chansons et une prise de parole de Mille le chanteur.

On s’est longuement demandé ce qu’il avait à dire pour imposer une restriction. Et en fait, rien. Juste qu’ils étaient contents de jouer à Dour…
Mille a une voix bien rageuse comme on aime et le groupe transmet son énergie au public.

Le gros point négatif n’est pas musical mais visuel. Les lights, gros carton rouge. Je n’ai pas moins de 150 clichés mais seulement 13 exploitables mais pas exceptionnels. Le lumières sont soit trop fortes soit inexistantes, pas vraiment de juste milieux : l’enfer du photographe. Vraiment frustrant.

Mais bon, il faut ce qu’il faut pour créer cette ambiance étouffante et limite malsaine. On rajoute un peu de fumée qui sent mauvais et le tour est joué !

Le public se déchaînera lorsque le groupe reprendra des titres plus anciens comme « Endless Pain » et « Pleasure to Kill », on prend des confettis doré plein la tête, et une bonne grosse leçon de trash en 12 étapes :

1. Phantom Antichrist
2. From Flood into Fire
3. Endless Pain
4. Pleasure to Kill
5. Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite)
6. Phobia
7. Enemy of God
8. Civilization Collapse
9. The Patriarch
10. Violent Revolution
11. Flag of Hate
12. Tormentor

Un bien belle manière de clôturer ce 26 ème festival de Dour. C’était assez intéressant d’évoluer dans un contexte plus mixte, ça m’a permis de confirmer une chose : i’m a metalhead and always will be!