CHRONIQUES DE CONCERTS

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METALDAYS-JOUR-5
Avec : Sabaton, heaven shall burn, suffocation, my dying bride, leng tche, ghost brigade, soen, cruel humanity
Date du concert : 25-07-2014
Lieu : Open air - Tolmin [ Hors-France ]
Affluence : 12000
Contact organisateur : http://www.metaldays.net/
Interview :
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Date de la chronique : 04 août 2014 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger http://black-roger.tumblr.com


Nous arrivons au terme du Metaldays 2014 ce vendredi 25 Juillet et du lourd & du moins lourd est au programme de la journée, il y en aura pour tous les goûts en principe, le public de ce festival étant par nature curieux je ne me fais pas de souci pour l’ambiance, alors profitons-en, c’est parti !

A 17heures25 sur la mainstage on débute avec CRUEL HUMANITY. Ce groupe Anglais formé en 1997 mélange allégrement dans ses compositions, black, death et doom, c’est assez inclassable et c’est bien ainsi. Le côté épique est apporté par une large utilisation de synthés. Ils ont joué notamment au festival de Bloodstock en 2013, et aujourd’hui donc c’est au tour du Metaldays de les accueillir.
Beaucoup de monde au final pour ce groupe qui n’invente rien dans le style mais sait créer certaines atmosphères particulières bien appréciées semble-t-il avec un certain côté Rotting Christ et des envolées de metal grandiloquent, voire gothique, on les encourage donc.

C’est SOEN qui prend la suite une heure après. Vous savez (ou pas) que cet ovni musical prog est composé notamment de Martin Lopez (Opeth) et de Steve Digorgio (Death, Testament), du beau monde donc qui sait jouer bien entendu.
Mais inutile de se voiler la face, ni de se boucher les oreilles, c’est une copie conforme de TOOL qui nous parvient dans la tête avec des compositions faisant penser également à A PERFECT CIRCLE. C’est ce qui ressort à l’écoute de leur album de 2012 « Cognitive ». mais en live cela donne quoi ? Pas grand-chose de transcendant en fait et je n’ai pas supporté longtemps leur prestation et leur chanteur gothico/clean maniéré, sorry… Alors direction espace VIP pour me désaltérer tout simplement et me relaxer car SOEN m’a fatigué.

Pour la suite, je ne vais pas être gâté non plus avec GHOST BRIGADE sur la grande scène également, groupe qui se présente à 19heures35. Les Finlandais pratiquent un doom/death assez fatiguant lui aussi (décidément, c’est la suite molle de Soen ou quoi !). Au menu, envois aériens, lumineux, poétiques, qui constituent la majorité de leur set-list. Quelques rebondissements plus brutaux viennent par moment nous sortir d’une certaine torpeur ambiante. Alors, comme vous l’aurez comprit, je n’ai pas beaucoup apprécié ce groupe qui pourtant est qualifié de génial bien souvent, est-ce grave docteur Métal ?

Je m’en vais donc en « catimini » au bout d’un moment pour me diriger vers la seconde scène où doit se produire LENG TCHE à 20heures20. Souper pizza/frites obligatoire en attendant, juste en face de cette scène.
Et puis voici LENG TCHE qui débarque après 15heures de route depuis son port d’attache la Belgique. Après avoir vu deux formations somnifères je vais me prendre une « kecla dans la chetron » comme dirait mon ami le keupon fou car les grindcoreux belges ont la frite (facile celle-là !).
Le frontman Serge va passer presque la totalité du set à cheval sur les crash-barrières pour exciter et faire « growler » ceux des premiers rangs. Derrière sur scène, Jan, Nicolas et Olivier nous déchirent ce qu’il nous reste de neurones avec des riffs lame de rasoir et des rythmiques « blastées » à mort. Avec nos amis belges les montées d’adrénaline son courantes et c’est ça qui est bon, ce sont des pirates du grind sans foi ni loi, d’ailleurs le drapeau noir des « frères de la côte » flotte dans l’assistance, c’est un signe.
Après plus de 10 ans d’existence, ceux de Gand ont encore de la ressource pour nous faire headbanger en améliorant d’album en album leur sauce piquante, bravo !

Après cette escapade brutalissime, me voici de retour à la mainstage vers 20heures55 pour les Britishes de MY DYING BRIDE. Je retrouve avec plaisir la bassiste Lena et le chanteur possédé Aaron. Les maitres du doom/death n’ont pas faiblit depuis plus de 20 ans de concerts et 11 albums remarqués et appréciés dans l’ensemble, avec ce style dont ils sont un peu les pionniers d’outre-manche.
Au menu du « breakfast » Anglais, toujours cette mélancolie, ce romantisme noir exacerbé et épique. Le groupe après peut-être un certain passage moins inspiré revient depuis quelque temps en force à ses débuts magiques. Et en live cela se ressent forcément, leur dernier opus en date « A Map Of All Our Failures » nous ayant mis « la puce à l’oreille ». Dommage pour une fois qu’il ne pleuve pas pendant leur prestation, pour une ambiance plus sombre qui leur va si bien. Mais n’en demandons pas trop, ce soir Aaron et son groupe nous ont satisfait pleinement.

Set-List : Like Gods Of The Sun, The Thrash Of Naked Limbs, From Darkest Skies, Catherine Blake, She is The Darkly, The Cry of Mankind, Turn Loose The Swans.

Il ne faut pas manquer SUFFOCATION, alors à 21heures40 direction la seconde scène pour prendre une bonne dose de death-métal à la sauce new-yorkaise.
SUFFOCATION créé en 1989 fait partie maintenant des incontournables vétérans de la scène death US, et c’est toujours un plaisir de les voir en live, alors ne boudons pas ce plaisir ce soir à Tolmin.
Que de monde, Frank Mullen est ses sbires auraient pu passer sur la grande scène finalement, mais bon ! Suffocation laisse trainer toujours derrière lui des rumeurs de split, de « stand-by », alors les voir aujourd’hui avec sous leur bras leur dernier « méfait » en date « Pinacle Of Bedlam » cela ne se refuse pas. Une nouvelle violence et une nouvelle technicité se font jour, c’est la première remarque de ce concert. Frank nous gratifie toujours de ce chant caverneux mais aux dérapages « coreux », sa marque indélébile. Les guitares déchirent et le duo basse-batterie nous plombe la tête de façon magistrale, on ne risque pas de s’endormir. Le groupe commence avec des anciens titres, « Catatonia » et « Effigy Of The Forgotten » de 1991 mais n’oublie pas les petits nouveaux lourds et percutants que sont « Purgatorial Punishment » et « My Demise » par exemple. Mais ce soir tout est bon à prendre et participer à un set de Suffocation en pleine possession de ses moyens, c’est toujours un régal, ce qui est le cas ce soir devant un public déchaîné.

Set-List : Catatonia, Effigy Of The Forgotten, Pierced From Within, Entrails of You, As Grace Descends, Purgatorial Punishment, Funeral Inception, My Demise, Thrones of Blood.

La mainstage va maintenant accueillir à 22heures35 HEAVEN SHALL BURN. Un peu de (bon) deathcore ne nous fera pas de mal. Cette formation Germanique a le mérite d’avoir conservé la quasi-totalité de son line-up originel, ce qui est plutôt rare de nos jours, il fallait le signaler. Le quintette de Basse-Saxe va se déchaîner sur la grande scène, mais le défoulement sera aussi d’actualité dans le public car un « circle-pit » géant fera le tour de l’espace situé entre la scène et les chapiteaux du fond, incroyable !
La bande à Bischoff et son métalcore « high energy » et tapageur tutoie les plus grands du style, si style il y a pour certains. Mais les riffs « core » sont reconnaissable tout de suite, la puissance métal soutient l’édifice. Rajoutez à cela une présence scénique incroyable, une touche de death mélodique imparable à la Suédoise et vous avez un concert incroyable. Petit plus, quelques effets pyrotechniques par ci et par là renforcent ce côté « punchy » qui fait un malheur en concert. Entre Killswitch Engage et As I Lay Dying, il y avait une place à prendre, et c’est donc Heaven Shall Burn qui s’y est installé pour le pire ou le meilleur, le meilleur assurément ce soir, géant !

Set-List : Counterweight, The Omen, Combat, Hunters Will be Hunted, Land of The Upright Ones, Voice Of The Voiceless, Enzeit, Black Tears, The Disease, Valhalla.

Le metaldays a gardé le meilleur pour la fin avec SABATON. Il est 0heures30 et la guerre est déclarée sur la mainstage. Le décor est en effet très « warrior » avec notamment un kit de batterie monté sur un char d’assaut. Les musiciens arrivent en courant sur scène et commencent à lâcher riffs et décibels. Joakim Broden et ses éternelles « ray-ban » fait alors son entrée. Alors la machine de guerre est lancée avec « Ghost Division » & « To hell And Back ». Et pendant 1heure30, le spectacle va être total. Car en plus de la présence très remuante du groupe, les titres seront ponctués d’effets pyrotechniques du plus bel effet, flammes, coups de feu, cascades d’étincelles. La bataille fait rage sur scène donc et dans l’assistance aussi. Profitons-en car Sabaton en salle n’aura pas le même show sans les effets spéciaux, remarque personnelle.
Le son est énorme, ça joue fort, ça joue bien, l’ambiance est démente, que demander de plus ? Ce fut le meilleur show de Sabaton qu’il m’est été donné de voir à ce jour tout simplement. Leur recette est imparable actuellement, la preuve, en 15 ans de tournées et 8 albums à la clé, dont le petit dernier « Heroes très remarqué, les Suédois ont révolutionné en quelque sorte le power-métal, c’est sans appel !

Set-List : Ghost Division, To Hell And Back, Carolus Rex, Screaming Eagles, Swedish Pagans, Soldier Of 3 Armies, Attero Dominatus, Resist And Bite, Poltava, The Lion from The North, Uprising, Far from The Fame, The Art Of War, Primo Victoria, Metal Crüe.

Conclusion : après cinq journées passées dans ce festival Slovène, force est de constater que son succes va grandissant, la preuve le « sold-out » de cette 11ème édition. Le temps n’a pas toujours été de la partie soit, mais nous a laissé quand même le loisir d’apprécier, en ce qui me concerne, une quarantaine de groupes intérréssants. J’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance Metaldays et apprécié toutes les rencontres internationales faites là-bas. Je remercie au passage David Hartman de la CMM pour l’accréditation et le passs photo accordé à Pavillon666.
Maintenant la balle est dans votre camp, osez tenter l’aventure l’an prochain, vous ne serez pas déçus du voyage croyez-moi !