CHRONIQUES DE CONCERTS

pavillon 666 webzine metal rock TOUTES LES CHRONIQUES pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUÉ pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUEUR


SUMMER BREEZE 2014
Avec : Heaven Shall Burn, Behemoth, Septicflesh, Insomnium, Alcest, Ahab
Date du concert : 14-08-2014
Lieu : Open Air - Dinkelsbühl [ Allemagne ]
Affluence : 40000
Contact organisateur : http://www.summer-breeze.de/fr/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 21 août 2014 - Chroniqueur : blacklakenidstang - Photographe : blacklakenidstang


C’est avec les vêtements couverts de boue et l’appareil photo très humide que je rentre de ma troisième participation successive au Summer Breeze, festival allemand dont la réputation ne fait que s’accroitre chaque année, d’une façon tout à fait méritée.
C’est donc après deux chaudes éditions que cette dernière s’est déroulée sous une pluie quasi-continue et un froid inhérent à l’humidité et au vent, de quoi freiner certains dans le sprint aux nombreux concerts à voir malgré la belle affiche offerte cette année encore par le festival… ou seulement d’une manière très subtile pour les gens motivés et passionnés comme moi !

Si l’un des arguments essentiels pour participer à cette édition – après avoir déjà enchainé Hellfest et Graspop cet été – était pour moi la présence de MY SLEEPING KARMA, groupe allemand de psychédélique rock très planant que je n’ai pas encore eu l’occasion de voir, la déception était énorme lorsque le running order a été dévoilé : ceux-ci étaient programmés le mercredi soir, c'est-à-dire durant la soirée « pré-festival », pour trente malheureuses minutes seulement. L’intérêt de devoir se réorganiser pour partir dès la veille étant bien trop faible pour finalement être frustrée de voir un set si court, décision a été prise de se lever tôt le jeudi matin afin d’arriver à temps pour découvrir HERETOIR, calme groupe d’atmospheric black metal.


Jeudi 14/08/2014 :

Les plans ne se déroulant pas toujours à merveille, mon heure d’arrivée couplée à la fastidieuse installation de la tente et à un repas permettant de reprendre des forces pour vivre agréablement le festival m’a fait rater leur prestation (malheureusement) exceptionnelle puisque était invité Torsten d’Agrypnie et Nocte Obducta. Et si la prestation d’ELUVEITIE a également été manquée (un report de leur concert avec Skálmöld et Arkona étant toutefois sûrement à venir en décembre prochain afin de découvrir leur nouvel album en live), la suite de la journée s’est finalement déroulée comme prévu initialement.

Le premier concert du festival pour moi s’est donc révélé être MORS PRINCIPIUM EST, groupe de melodic death metal un brin malchanceux ce weekend. Victime d’un son brouillon, la prestation du groupe finlandais pour laquelle j’espérais un déclic afin de les apprécier davantage ne m’aura finalement pas provoqué l’effet désiré. Leur concert aura tout de même était finalement bon grâce à une progressive amélioration sonore, me permettant en particulier de retenir les deux derniers morceaux : "Birth of the Starchild" et "I Will Return", qui ont su mettre en valeur l’énergie du groupe.

Pour continuer dans l’esprit melodeath, j’ai pris le chemin de la Mainstage afin de voir ARCH ENEMY. Il faut savoir qu’à l’instar d’At the Gates, Arch Enemy est un groupe primordial pour moi : c’est avec ces deux discographies que j’ai sauté pieds joints dans le monde du metal et que je suis devenue grande passionnée de cette immense branche musicale. De plus, Arch Enemy correspond également à mon véritable premier concert metal.
Malheureusement, il y a quelques années est sorti leur album Khaos Legion qui m’a profondément déçue. Ininspiré, mauvais au vu de leurs compétences, mes espoirs quant au futur de ce groupe se sont brutalement éteints. Or, cette année, vous le savez, une surprenante nouvelle a été annoncée : Angela Gossow était remplacée par Alissa White-Gluz (désormais ex-chanteuse de The Agonist). Appréciant Gossow sans en être une fervente admiratrice à cause de sa monotonie vocale, j’ai été profondément choquée de la déclaration selon laquelle « Alissa est sa seule remplaçante possible ». Pardon ? Le seul choix possible pour allier business et sexisme peut-être, pour remplacer Johan Liiva et Angela Gossow, certainement pas. Mon énervement n’aurait pas été si grand si j’avais trouvé White-Gluz talentueuse, ce qui n’est malheureusement pas le cas. En plus d’être une copie vocale ratée de la vocaliste précédente, sa puissance est moindre.
Ma présence au SummerBreeze marquait donc l’occasion de se faire une nouvelle idée du groupe, en essayant de mettre tout a priori de côté : après tout j’étais contente d’enfin revoir ce groupe que j’ai tant aimé.
Sans parler de la setlist qui devrait simplement être vierge de tout morceau de War Eternal et Khaos Legion puisqu’il s’agit d’un mauvais recyclage de vieux titres et qu’il n’y a donc aucun intérêt ni pour le public ni pour le groupe, je dirais simplement que la réalité « live » est pire que ce que j’imaginais. A mon sens, si ce groupe est bien mort concernant les compositions, il y a désormais un chaton qui tente désespérément d’hurler dans un micro (copyright au premier qui a fait cette comparaison, il avait raison)…

C’est donc affligée et irritée à la fois que je suis partie jeter un œil à TODTGELICHTER de manière à ne pas passer à côté de leur set exclusif : leur chanteuse étant malade, c’est ce même Torsten qui était présent pour la remplacer, n’ayant que deux jours pour se préparer. Malheureusement, leur son atroce n’était en rien une aide pour accéder à l’atmosphère étrange de ce depressive black metal auquel je n’avais pas réellement accroché en version studio. J’aurais au moins eu le plaisir de voir Torsten sur (une minuscule) scène, les excellents souvenirs d’Agrypnie et de Nocte Obducta durant les deux éditions précédentes du SummerBreeze.

En bonne française soutenant sa scène, je suis ensuite allée voir quelques morceaux de RISE OF THE NORTHSTAR que j’ai déjà pu voir en compagnie d’Ensiferum quelques mois plus tôt au Plein Air de Rock jarnysien. Hardcore à la Terror, il y a de l’énergie, c’est captivant… jusqu’au moment où l’on se rend compte de la grande similarité de chacun des morceaux et de la façon de chanter façon « mi-yaourt, mi-japonais » quelque peu dérangeante.

De retour sous la T-stage, j’ai alors attendu avec impatience THE OCEAN, collectif suisse/allemand de post-metal dont la prestation au MetalRide Fest 2013 m’avait bluffée. Pourtant, si ma grande peur en rapport avec The Ocean est liée à la présence de la voix claire (au point de généralement écouter leurs albums en édition instrumentale), cette appréhension s’est révélée bien loin de la réalité. En effet, ce qui m’a gênée est encore plus intime : je n’ai pas réussi à plonger dans les abîmes de leur musique aquatique, se laisser aller étant bien la clef pour apprécier un concert de post-metal. La raison ? Ma première hypothèse est celle du manque d’obscurité sous la tente qui ne m’a peut-être pas permis de complètement me concentrer sur les vagues océaniques du collectif. Ma seconde hypothèse, venue quelques jours plus tard à la suite de la lecture du résumé des mésaventures de The Ocean, est celle selon laquelle les musiciens n’étaient pas à l’aise dans leur concert, ce qui a constitué un frein dans la création de leur ambiance « eaux-profondes ». Si tel est le cas, la pierre n’est pas à jeter à ces derniers qui ont tout simplement été maudits tout au long du weekend, accumulant les obstacles, la fatigue, le stress et l’énervement.

La belle surprise est alors enfin venue… SECRETS OF THE MOON est entré sur scène et a modifié la trajectoire de mon festival mal débuté avec leur black allemand à la fois prenant et superbe. Il s’agit là d’une immense et excellente découverte pour moi, à approfondir absolument, avec peut-être à la clef de nouveaux albums de chevet au rendez-vous…

Si j’avais bien envie de découvrir également le melodic black de WINTER OF SIN, mes pas m’ont pourtant menée vers BEHEMOTH, groupe phare de la scène blackened death. Deux ans déjà s’étaient écoulés depuis la première fois où je les avais vus, impressionnée, sur cette même Mainstage. Alors que j’ai adoré le nouvel album The Satanist, plus atmosphérique, plus sombre, plus lent, j’attendais beaucoup de la prestation des polonais. Si la claque était légère par rapport à celle de 2012, quel bon moment passé et quel plaisir d’entendre "Blow Your Trumpets Gabriel", "Ov Fire and the Void", le final d’"O Father O Satan O Sun!" et l’énergique et attendu "Slave Shall Serve". Pour finir, j’oserais simplement conseiller une chose aux fans des aventures de J.R.R. Tolkien dans leurs versions cinématographiques : la prochaine fois que vous voyez le bassiste, Orion, sur scène, pensez aux Uruk-hai, la race supérieure des Orques…

Sur le beau discours, plein de sens, de Nergal (« It’s good to be alive, it’s good to be alive and free »), je suis allée me placer pour le concert de THE HAUNTED après avoir longuement hésité avec Children of Bodom, désireuse d’entendre des morceaux issus de Follow the Reaper et Hatebreeder. Immense amatrice d’At the Gates, il me fallait pourtant voir ce groupe créé par les frères Björler et Adrian Erlandsson après le split de cette première formation. Plus rapide et moins accrocheur pour moi, je dois dire que l’esprit At the Gates est bien présent, l’énergie aussi… mais ce n’est toujours pas un coup de cœur, y compris pour le nouveau morceau joué en exclusivité.

Minuit passé et la fatigue arrivée, il fallait s’occuper pour tenir jusque 2H15, heure du début du set d’Alcest. WALDGEFLÜSTER était donc logiquement le concert qu’il me fallait voir puisqu’il s’agit d’un groupe d’atmospheric black metal. Si les idées sont là et que bien des passages sont absolument magnifiques, leur prestation est à oublier. Amatrice, pleine de défauts tant au niveau du jeu des musiciens que du chant, elle m’a fait penser à une répétition de morceaux fraichement composés. A écouter sur album seulement, mais à écouter quand même.

Malheureusement pour moi, pour attendre Alcest, je n’avais le choix qu’entre un groupe de heavy/power (genre insupportable pour moi) sous la pluie ou ESKIMO CALLBOY à l’abri sous la T-Stage. Couchée sur un sol très humide, tremblante, j’ai dû supporter tant bien que mal une heure d’abomination musicale, cette immonde programmation du SummerBreeze. Je hais le metalcore (sauf s’il est bien fait, pensez Hidden Hands of a Sadist Nation de Darkest Hour par exemple) et je hais l’électro. Mélangez les deux genres… moi, je suis atterrée et je vomis à la vue de ces hommes et ces femmes qui se trémoussent. Moi qui pensais ne jamais aller en boîte de nuit, c’est plus ou moins chose faite.

C’est chose faite et juste avant ALCEST ! L’attente en valait toutefois la peine : le concert était sublime et le plus beau morceau que j’ai pu entendre en live est désormais "Délivrance". Entre simplicité et délicatesse, entre rêve et douce réalité, la magnificence de notre fierté nationale a su emplir toute la tente, bien remplie malgré l’heure plus que tardive. Et si la setlist n’était pas parfaite à mon goût, je suis encore émue d’avoir assisté à un si beau moment et heureuse d’avoir revu ma copie à leur sujet (cf. ma chronique de leur album Shelter).


Vendredi 15/08/2014 :

Cette fois sur place dès le réveil, mon programme n’a subi aucune malheureuse retouche forcée et c’est le sourire aux lèvres que j’ai pu assister au set d’OMNIUM GATHERUM, autre groupe finlandais de melodic death du weekend. Alors que trois années se sont écoulées depuis leur prestation au Neckbreakers Ball Tour à Sarrebruck qui ne m’avait guère enchantée, cette fois les musiciens avaient de la présence, de l’énergie sur scène et ont pu s’exprimer sans avoir à braver des conditions techniques médiocres. Le résultat a alors été à la hauteur de mes espérances : leur set a défilé à toute vitesse tant l’ambiance évoluant via les claviers était enveloppante et enthousiasmante.

Mais il faut dire que j’attendais avec encore plus d’impatience WOLFHEART, la nouvelle formation de Tuomas Saukkonen, née notamment de la mort de Before the Dawn, Black Sun Aeon et Routasielu. One-man band à l’origine, le multi-instrumentiste a récemment décidé d’intégrer trois nouveaux membres permanents, formant donc un véritable groupe. Je dois bien dire que si je n’avais pas connu l’historique de ce groupe, jamais je n’aurais imaginé qu’il s’agissait encore avant le 30 juin de cette année d’un one-man band tant la cohésion et la cohérence étaient palpables entre les musiciens. Quant au set en lui-même, si vous avez lu ma chronique de l’album, vous saurez qu’il s’agit pour moi d’un coup de cœur… aucune déception ne s’étant déclarée : ce concert était un moment fort du festival. Merci M. Saukkonen d’avoir donné une vie live à ce projet, vivement le second album !

Après une petite pause, j’ai alors décidé de voir MAROON, groupe de metalcore bien fait, loin des formations d’aujourd’hui dont les adjectifs péjoratifs me viennent en masse pour les qualifier. Ne les connaissant pas vraiment, j’ai tout de même saisi cette toute dernière occasion de les voir : après avoir splitté, ce groupe s’est reformé cet été pour quelques concerts, le dernier ayant lieu au SummerBreeze. Pour faire court, je dirais simplement que les groupes de ce genre devraient davantage s’inspirer de Maroon, bien que je n’en sois pas non plus grande fan. Enfin, pour dire adieu au groupe, je me permettrais solennellement de dire à la voix de Moraweck de reposer en paix, qu’il sache qu’une carrière en tant que commentateur de catch l’attend les bras ouverts…

C’est dans une atmosphère bien plus calme qu’AHAB est alors apparu sur scène pour nous jouer un « nautical doom » pour le moins original. La référence doom pour moi, Ahab a su me transporter bien loin des terres boueuses du festival pour me faire entrer dans un monde mélancolique et étrange. Amateurs d’ambiances musicales, Ahab est fait pour vous. Vous y découvrirez notamment l’un des growls les plus profonds que j’ai pu entendre, à vous alors d’adhérer à la voix claire plaintive qui freinera certains… Excellentissime concert, son défaut aura été d’être bien trop court à mon goût…

Pas très habituée des mainstages et surtout des « gros groupes », j’ai fini par trouver la motivation pour aller voir MACHINE HEAD, groupe mythique de la scène thrash. Si je ne peux qu’objectivement dire que leur musique est bonne, elle ne me correspond toutefois pas, peu importe mes efforts pour m’ouvrir à ce genre. Le groupe aura tout de même su convaincre une grande partie des festivaliers, le public étant présent en masse pour les soutenir.

In Mourning, Be’lakor et INSOMNIUM, voilà pour moi le trio de l’excellence actuelle du melodic death. Or, les représentants finlandais étaient présents ce weekend pour rappeler au public comment ce genre se doit d’être composé et joué pour atteindre ce que j’ose appeler la perfection musicale. Si j’avais encore en tête la magie de leur prestation de 2012 (où l’illustre Mikael Stanne (Dark Tranquillity) s’était montré présent) dont je ne me suis toujours pas complètement remise, cette année encore le concert était exceptionnel. Malgré une setlist perfectible à mon goût (pourquoi ne pas remplacer "Unsung" et "One for Sorrow" par un vieux "The Day It All Came Down", "The Killjoy", "Through the Shadows" ou encore "Devoid of Caring" ?), l’allégresse procurée par ce groupe se passe de mots. "Down With the Sun", "Mortal Share", "Revelation", "While We Sleep"… quelles gemmes !


Samedi 16/08/2014

Pour ma troisième et dernière journée déjà, je dois dire que j’étais motivée pour entendre un peu de pagan/folk, avoir loupé les nouveaux morceaux d’Eluveitie me trottant légèrement en tête. KAMPFAR était donc la solution à mon manque, dans un registre plus black cependant. Si je pensais véritablement aimer, je dois dire que l’ennui a rapidement pointé le bout de son nez… à réécouter pourtant, il me semble qu’un certain talent s’est caché durant ce concert !

THYRFING a alors redressé quelque peu la barre dans un style similaire. Sans être original, ce groupe aura eu le mérite de me donner une nouvelle énergie et excitation pour cette fin de festival.

C’est alors que la plus belle découverte du weekend est apparue sous mes yeux : IMPERIUM DEKADENZ. Jouant un superbe atmospheric black, ce groupe allemand a su me captiver de bout en bout, me donnant envie d’entendre leur discographie entière sur scène. La surprise aura tout de même été de n’entendre aucune partie claire puisqu’il m’avait bien semblé qu’il en existait, ayant écouté quelques uns de leurs morceaux quelques jours avant de partir.

Après ce concert, je savais d’ores et déjà que les deux prochains seraient absolument grandioses, sous réserve de problèmes techniques bien évidemment. J’avais raison : la Grèce bénéficie d’une immense richesse musicale…
ROTTING CHRIST était ainsi le premier groupe grec à fouler la scène avec le morceau "666"… quelle énergie, quel jeu de scène ! Quels bons morceaux, quel moment pour se défouler et headbanguer à s’en déchirer la nuque ! Pour faire simple, c’était sûrement le moment le plus chaud de ce weekend d’été bien trop frais… et ce n’est pas avec "In Yumen-Xibalba" que j’ai pu me calmer, morceau parfait pour attiser la foule et leur donner envie de rentrer dans une secte occulte grecque à la gloire de Hadès. Avec son melodic black metal rempli de mélodies méditerranéennes et de répétitives paroles proches de litanies, il me semble que Rotting Christ est devenu l’un des groupes que j’aime le plus voir en live.
Mais ce n’est pas parce qu’un concert est absolument excellent, que la suite l’est moins… La preuve en est : SEPTICFLESH a, comme au Hellfest, grandement marqué mon festival puisque je lui décerne à nouveau la palme du meilleur concert. Moins parfait qu’il y a deux mois cependant où j’étais absolument estomaquée par une telle puissance, par un concert à ce point grandiose, j’ai à nouveau assisté à un set mémorable. D’autant mémorable qu’il a débuté par le morceau qui m’a fait aimer Septicflesh, "The Vampire of Nazareth", et qu’il s’est fini par "Anubis", l’un de mes plus grands morceaux coups de cœur du groupe. Colosses musicaux, les quatre grecs se sont à nouveau révélés tout à fait titanesques avec leur symphonic death metal tout à fait unique.

Victime d’un son pas terrible mais surtout d’un coup de fatigue de ma part, IMPALED NAZARENE n’aura pas su m’emmener dans leur univers black que j’imaginais et espérais un peu plus orienté punk…

Et ce n’est pas le death typé old school de HAIL OF BULLETS qui m’aura redonné le sourire, éteint après l’excellente succession Imperium Dekadenz/Rotting Christ/Septicflesh. Hermétique à leur musique, je n’ai toujours pas réussi à décrypter la raison pour laquelle je n’accroche absolument pas à ce style en live, je deviens intenable en entendant Morgoth, Benediction et Grave en live et je reste de marbre devant Hail of Bullets notamment. N’hésitez donc pas à me contacter si vous avez des hypothèses cohérentes, je ne peux assurément pas déduire cette non-attirance de la simple voix de Martin Van Drunen que je n’ai jamais apprécié sans la détester…

La tête d’affiche du festival, HEAVEN SHALL BURN, était ma destination suivante. Jouant un metalcore proche du melodic death, les allemands ont su se faire accueillir bien comme il le faut dans leurs terres. Malheureusement pour moi, ce concert était de trop pour mon corps. Après avoir tenté de rester malgré une douleur intense, il a finalement dû se rendre à l’évidence : il fallait se reposer. Malgré un concert écourté et une impossibilité évidente de se concentrer, j’ai tout de même apprécié ce que j’ai entendu (les fausses notes sont tout de même à éviter durant les dix premières du concert messieurs…), en espérant d’une part les revoir bientôt dans de meilleures conditions et, d’autre part, comme pour Maroon, que les actuels groupes de metalcore s’inspirent un peu du groupe allemand.

C’est donc avec regret que j’ai loupé Zatokrev, mais j’aurais tout de même entendu de loin l’excellent set de WATAIN, avec un son certes moins bon qu’au Graspop mais bien meilleur qu’au Hellfest ! Croyez-moi, m’endormir sous les notes de "Black Frames March", "Outlaw" ou encore "Malfeitor" est une véritable délectation...

Ainsi s’est donc achevé mon troisième Summer Breeze, peut-être la moins bonne édition à mes yeux, quoique je retiens particulièrement les prestations de Septicflesh, Rotting Christ, Insomnium, Ahab, Alcest, Imperium Dekadenz, Wolfheart et Behemoth qui ont su rendre agréable un weekend froid, pluvieux et boueux.
Je vous donne tout de même d’ores-et-déjà rendez-vous pour l’édition 2015 où seront notamment présents Dark Tranquillity et Ensiferum, le destin semblant vouloir m’amener tous les ans dans la belle ville de Dinkelsbühl…