CHRONIQUES DE CONCERTS

pavillon 666 webzine metal rock TOUTES LES CHRONIQUES pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUÉ pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUEUR


MOTOCULTOR 2014 JOUR 2
Avec : YUGAL, FLYING DONUTS, COBRA, ENEMY OF THE ENEMY, THE DECLINE, BROTHER DEGE, CARNIVAL IN COAL, BENIGHTED, BENEDICTION, TAGADA JONES, MUMAKIL, LES SHERIFF, GBH, BEHEMOTH, THE DECLINE
Date du concert : 16-08-2014
Lieu : Site de Kerboulard - Saint Nolff [ 56 ]
Affluence : 17000
Contact organisateur : http://www.motocultor-festival.com/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 08 septembre 2014 - Chroniqueur : Béné - Photographe : Béné https://www.facebook.com/BeneDuvalPhotoSijopics


C’est parti pour le deuxième jour du Motocultor édition 2014. Après une première journée riche en découverte, je suis d’attaque pour cette journée, d’autant que ce soir, la tête d’affiche je rêve de la shooter depuis des mois : BEHEMOTH. Et puis d’autres que j’ai déjà vu mais que j’ai envie de revoir ne serait-ce par exemple que BENIGHTED pour le changement de line-up.

J’arrive donc bien motivée, en plus il fait beau et chaud, que demande le peuple ? Et ça commence direct sur la supositor stage avec des bretons, originaires de Vannes : YUGAL.

Malgré un son un poil trop fort, les vannetais vont mettre le public en jambes avec leur trash/death aux épisodiques sonorités orientales.
C’est particulier certes mais ça à le mérite de réveiller la foule. GuiGui au chant se donne et est littéralement possédé par sa musique et semble vivre ses textes. Une belle petite entrée en matière.

Les premiers à fouler la Dave Mustage aujourd’hui sont les vosgiens de FLYING DONUTSs. C’est le premier groupe appartenant à la scène punk à proposer son set aujourd’hui.

C’est énergique, maîtrisé et en plus ils ont le sourire. Dommage pour moi…je n’ai pas réussi à entrer dans leur truc… Cela ne remet pas en questions les qualités des trois membres du groupe, c’est juste une affaire de goûts perso.

Retour à la Supositor pour un groupe que je ne connais pas : COBRA. Avant même que le groupe n’arrive sur scène une chose me saute aux yeux : pas de batterie. Bon…soit. Il y a un pc, derrière lequel prendra place un membre du groupe qui hurlera de temps à autre au cours du set.

Donc, j’aime autant de prévenir dès maintenant, si tu ne comprends pas l’humour noir au 300ème degré merci de passer directement au groupe suivant, COBRA n’est pas pour toi.

Pourquoi ? Parce que leurs textes ce n’est que ça. Ils s’en foutent complètement un peu des règles, des codes et de tous ces trucs. Bref je t’aurais prévenu(e).

Le groupe arrive. Le chanteur nous envoie un « Qu’est-ce qui est important dans la vie ? C’EST SATAAAAAN !!! ». Le ton est donné !

La deuxième chose : le guitariste a un pied dans le plâtre. Bon…soit ce sont des choses qui arrivent. Le chanteur va essayer de nous expliquer ce qui lui est arrivé, et nous dit qu’il est le roi des violeurs et qu’il s’est donc fait ça en essayant d’abuser d’une fillette… (C’est faux hein… !)

Musicalement ça dépote bien, le chanteur est plus que charismatique, les zicos aussi. C’est très accrocheur. Perso j’ai un humour noir de noir donc tu l’auras compris j’ai pris ma première petite claque de la journée et en prime je me suis vraiment bien marrée !

Le public se déchainera sur « Pédé et drogué ». Comme il le dise eux-mêmes « C’est ça l’esprit Cobra ».

Tu aimeras ou tu détesteras mais forcément ça t’interpellera. Je valide, je plussoie et j’y retournerai si l’occasion se présente.

Direction la mainstage où devait jouer CARNIVAL IN COAL. Mais ! Car il y a un « mais », finalement ce sera ENEMY OF THE ENEMY (question de pratique logistique). Ce sont des français et ils sont issus du Headbang Contest et vont tenter de rallier le public à sa cause à coups de « groove metal ».

Les intentions sont bonnes, le dynamisme et l’envie sont là… Mais j’ai vraiment eu du mal avec les parties rappées…J’ai complètement décroché à ces moments-là…

J’ai eu l’impression de faire un bond en arrière à l’âge d’or du néo-metal… La voix n’est pourtant pas désagréable au contraire, mais le rap non je n’y arrive pas…

Les membres du groupe sont bons, ça joue et ça envoie. Le chanteur a l’art et la manière pour motiver les troupes : wall of death et jump collectif sont de la partie.

Une performance sympa, je ne peux pas dire le contraire, les mecs ont la patate et ce qui m’a déplu n’est ni plus ni moins en rapport avec mes goûts musicaux.

C’est maintenant THE DECLINE qui prend possession de la Supositor. Punk/Rock/Folk. Je ne suis pas particulièrement une adepte du genre. Si tu as déjà lu d’autres reports tu le sais. Mais bon je sais aussi que je peux avoir de bonnes surprises.

Et ça a été le cas avec THE DECLINE. C’était frais, énergique à souhait, bref ça faisait du bien là à ce moment précis. Petit instant sympathique et festif avec entre autre les titres « Let’s get drunk » ou « A match and a barrel of fuel ».

Ils auraient tout de même mérité un peu plus de public, qui était relativement éparse lors du set.

Retour sur la grande scène pour BROTHER DEGE. Deuxième claque de la journée. Seul avec sa guitare il va réussir à emmener avec lui dans son univers blues/folk, la quasi-totalité du public.

J’ai su plus tard qu’il figurait sur la BO de « Django Unchained » de Tarantino, film vu récemment. Le talent à l’état pur, qui provoque ce type d’instant rare où tu oublies tout ce qui se trouve autour de toi-même des milliers de personnes. Tu as juste l’impression de ne plus rien entendre si ce n’est sa voix.

Et c’est juste bon, ça se savoure. Bon j’ai du écouter de loin la fin car envie pressante.

Sauf que j’ai dû faire la queue, longtemps…très longtemps…et donc je suis arrivée trop tard pour pouvoir shooter Carnival in Coal… Oui on a des restrictions, au Motocultor on ne pouvait shooter que pendant les trois premières chansons. Bref donc tu auras un report sans photo pour eux…My bad…

J’ai quand même aimé leur performance mais si j’en ai loupé la moitié… J’ai adoré ce côté décalé avec un métal freestyle dans lequel le groupe n’a pas peur d’introduire des sons pop ou même électro.

Stéphane Buriez les rejoindra sur scène pour clôturer le set avec la reprise de « Maniac ».

Bref un très très court bon moment ! Je tâcherai d’aller les voir en live afin de pouvoir vraiment en profiter. Je te laisse quand même la setlist à défaut d’avoir les photos :

1. In Darkness Dwells Vice
2. Entrez le Carnaval
3. Got Raped
4. Yeah, Oystaz
5. She-Male Whoregasm
6. XXX Dog Petting
7. Maniac (avec Stéphane Buriez)

Retour sur la Dave Mustage pour…pour ?? BENIGHTED ! Allez je vais me prendre mon petit uppercut ! Que dire ?

Cinquante minutes de pure folie. Un Olivier en grande forme, déchaîné. Un Kevin comme toujours magistral derrière sa batterie. Un Julien habité. Et puis Emmanuel à la deuxième gratte et Pierre à la basse et aux backing vocals qui semblent avoir déjà bien pris leurs marques au sein de la formation.

Ça envoie du bois comme dirait l’autre. On en a pris plein les dents, du grouiik grouiik. Le public était juste à fond et a réservé aux stéphanois (et un dijonnais !) un accueil de malade.

Pour bien marquer le coup, ils seront rejoint par le leader de SHINING, Niklas pour le titre « Spit »… Malsain ? Vous avez dit malsain ? Oui mais c’est ça qui est bon !

Un set énorme, le meilleur que j’ai pu voir du groupe à ce jour. Stay brutaaaal !

1. Intro
2. X2Y
3. Noise
4. Let the Blood Spill Between My Broken Teeth
5. Experience Your Flesh
6. Carnivore Sublime
7. Fritzl
8. Collection Of Dead Portraits
9. Spit (Feat. Niklas Kvarforth)
10. Slaughter/Suicide
11. Slut

Bon…en ressortant d’un set comme celui-là tu es quelque peu sonné vois-tu…limite tu titubes pour te rendre au concert suivant.
Sauf que… là à ce moment précis tu apprends que BEHEMOTH a son matos, ses décors et tout le toutim coincés au Pays-Bas. Et qu’ils vont donc jouer avec du matos prêtés par d’autres groupes et sans costumes ni maquillage.

Et que…le groupe a demandé à ce qu’il n’y ait aucun photographe…Frustration extrême…et démotivation à son paroxysme…
Mais pas le temps de s’apitoyer direction la supositor, pour voir BENEDICTION. Les britanniques sont heureux de jouer en France et vont donner une belle leçon de death old school.

On y trouvera rien de bien innovant certes mais c’est très bon dans son genre et le public ne s’y trompe pas.
Pour ma part je décroche relativement vite…

Retour sur la mainstage pour assister au show des TAGADA JONES. Je les ai vu en juillet au festival de Dour. Fidèles à eux-mêmes ils débarquent sur scène le sourire aux lèvres.

Le public s’est rassemblé en masse et accueille les Rennais comme il se doit. Un très bon set comme toujours.

TAGADA JONES est un de ces groupes qu’il fait toujours plaisir de voir en live. Tout est dit, après 21 ans d’existence est-il encore utile d’écrire des dizaines de lignes ? non. TAGADA JONES a fait du très bon TAGADA JONES et ça donne le sourire.

1. De L'Amour Et Du Sang
2. Instinct Sauvage
3. Le Chaos
4. Yech'Ed Mat
5. Descente Aux Enfers
6. Tout va bien
7. Zéro De Conduite
8. Cargo
9. Les Compteurs à zéro
10. Vendetta
11. Dissident
12. Superpunk
13. Karim & Juliette

Les suisses de MUMAKIL prennent place sur la Supositor. On aperçoit Kevin Foley en backstage, scrutant la performance de ses anciens camarades. Cinquante minutes de grindcore, de dédicaces cinglantes et de tacles intergroupe (gentiment hein).

A la batterie ça tabasse grave, riffs puissants, bref ça fait le job, c’est brut et sans concession.

On ramasse les 2-3 dents qu’on a perdues et on se dirige vers la Dave Mustage pour LES SHERIFF. Je ne connais pas vraiment le groupe, celui-ci officient sur la scène punk qui n’est pas mon style de prédilection.

Autant j’apprécie TAGADA JONES, autant je n’ai pas accroché avec LES SHERIFF. Oui encore mes goûts qui font que… Cependant le show était carré, et très bien ficelé. Le public les a acclamés.

J’ai profité du fait que je n’accrochais pas pour aller manger. Bah oui… il faut bien.

1. C'est pas Verdun
2. Bon à rien
3. Fanatique de télé
4. J'aime jouer avec le feu
5. Je suis pas menteur

Retour à la Supositor pour les anglais de GBH. Punk, oui encore. Originaires de Birmingham, le groupe a été fondé en 1979 et est considéré comme un des instigateurs du mouvement punk hardcore.

Je ne connais pas vraiment la carrière du groupe, et c’est un membre du public qui me communiquera quelques titres de la setlist (merci à toi !).

Un set avec beaucoup de punch, qui a prouvé que les anglais sont loin d’être rouillés.

1. Give Me Fire
2. City Baby Attacked by Rats
3. Sick Boy
4. Race Against Time

Le moment tant attendu… BEHEMOTH doit monter sur scène dans quelques minutes. Le public se masse devant la mainstage. J’essaie tant bien que mal de me faufiler pour tenter d’accéder au-devant du public. En vain… c’est mission impossible. (J’ai tout de même pris deux clichés de loin mais le résultat est vraiment passable.)

Affublé d’une capuche et de lunettes de soleil, Nergal arrive sur scène. Orion lui ne se cache pas. Le set a un côté intimiste, pas de costumes, pas de maquillage, faibles lumières.

Cela aurait pu être intéressant si on ne sentait pas une certaine tension. Nergal communique peu avec le public. On sent que les polonais sont fortement contrariés par ces mésaventures.

Malgré tout ils assurent leur set. Mais il est perceptible que c’est joué vite. Le côté spectacle visuel est manquant, il y a comme un sentiment d’inachevé. Je reste carrément sur ma faim, et pourtant je suis une disciple du groupe. J’espère pouvoir assister à un autre concert pour pouvoir vraiment juger d’une prestation live car il est évident qu’ils n’étaient pas au taquet et c’est compréhensible.

Estimons-nous heureux que le concert n’ait pas tout bonnement été annulé.

1. Blow Your Trumpets Gabriel
2. Ora Pro Nobis Lucifer
3. Conquer All
4. Christians to the Lions
5. The Satanist
6. Ov Fire and the Void
7. At the Left Hand ov God
8. Alas, Lord Is Upon Me
9. Decade of Therion
10. Chant for Eschaton 2000
11. Father O Satan O Sun!

Dernier concert du jour et pas des moindres c’est au tour de SHINING et de son très controversé frontman Niklas Kvarforth de prendre place sur la Supositor.

Alors si un jour tu as l’occasion d’aller photographier SHINING surtout ne t’approcha pas trop. Et si Niklas te fait signe de te rapprocher de lui : RECULE !

Un collègue photographe s’est approché suite à la demande du leader et il s’est fait attraper les cheveux comme il faut. De plus Niklas a dû se dire que ce photographe n’avait pas bien vu la scène du coup il a bien tiré sur les cheveux pour lui montrer la scène de très près.

Au-delà de ça et du fait qu’il adore cracher du whisky sur les photographes, ce mec reste un excellent frontman. Niklas est malsain, possédé et vit ses textes comme aucun autre auteur-compositeur. Les variations vocales sont perturbantes et interpellent.

Les autres membres du groupe sont précis et discrets. Rien que pour la performance de Kvarforth il faut voir SHINING ne serait-ce qu’une fois.
Julien Truchan fera même un guest sur le titre «Låt oss ta allt från varandra ».

C’est sur cette prestation que s’achève la deuxième journée du MOTOCULTOR 2014…Stay tuned, day 3 coming soon !