CHRONIQUES DE CONCERTS

pavillon 666 webzine metal rock TOUTES LES CHRONIQUES pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUÉ pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUEUR


STORTREGN
Avec : Stortregn, nocturnal depression, conjonctive
Date du concert : 07-11-2014
Lieu : Chez Drey - Seynod [ 74 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : https://www.facebook.com/events/689331471160912/?pnref=story
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 09 novembre 2014 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger http://black-roger.tumblr.com


Pour son dernier concert de 2014 organisé Ches Drey à Annecy-Seynod – 74, Transylvania Prod nous a gâté avec un plateau de choix orienté plutôt Black-Metal.
Sur scène trois formations qui ne sont pas nées de la dernière pluie, avec STORTREGN, NOCTURNAL DEPRESSION et CONJONCTIVE. Deux combos Suisses et une horde Grenobloise ont donc remplit leur mission ce soir avec du bon son bien métal, bien lourd avec des riffs tranchants et soli ciselés, comme on aime en fait !
Peut-être qu’un concert placé le vendredi soir attire un peu moins de monde chez les Savoyards plus enclins, vu la fraicheur de l’automne, à s’attabler devant des diots/polenta ou une bonne tartiflette, mais le public présent se révélera bien motivé pour installer une ambiance forte dans les lieux.

Il est 20heures45 à l’horloge de Chez Drey, et ce sont nos amis Suisses de CONJONCTIVE qui lancent les débats avec non pas du black mais du deathcore bien démonstratif et bien remuant et les quelques « coreux » présents devant la scène vont « mouliner » d’entrée de jeu sans se faire prier. Il faut dire qu’il y a sur scène Sonia et Randy qui se renvoient leurs « growls » et autres « grunts » avec conviction, Randy qui fait partie aussi de VOICE OF RUIN vous m’aurez comprit !
Et derrière eux sur l’estrade ça « tabasse » sec avec Raph, Yannick et Clyves aux 7 cordes et 5 cordes de basse, sans oublier Manu aux fûts pour plomber le tout. Formé à Nyon en 2007 le groupe a déjà sorti un premier EP en 2009 et un « full-lenght » intitulé « Until The Whole Dies » en 2013 avec 9 titres brutaux, sombres (black ?) bien dans un registre death et saupoudré de « core » évidemment. Et ça Marche ce soir à Seynod, un set qui parait bien court car on aime évidemment leur route (666) ,traçée dans un métal moderne, « core » à souhait.

Du deathcore fut-il « blackened » au black dépressif de NOCTURNAL DEPRESSION il n’y a qu’un pas à franchir dirons-nous, nous les black-métalleux invétérés. Mais ceux qui découvrent ce soir la horde grenobloise vont apprécier hautement aussi la prestation de L. Lokhraed et de ses sbires.
En effet le quatuor en corpse-paints ne fait pas dans la dentelle même si ses compositions sont noires comme de l’encre, dépressives à en mourir et pesantes comme le doom. Il se dégage de leur prestation une ambiance glauque qui vous prend aux tripes, qui vous envahit progressivement la matière grise et qui vous plonge dans un certain néant nihiliste. Mais ces compositions sont bien vivantes dans cette odeur de mort latente qui plombe l’atmosphère avec des guitares lancinantes au soli maléfiques, aux riffs dissonants sur des tempos lourds, lourds, mais parfois plus rapide dans des envolées nauséabondes et vicieuses.
Ce soir Nocturnal Depression semble avoir marqué les esprits et c’est amplement mérité de par leur travail acharné de composition et leurs interprétations live remarquables. Un groupe qui s’est fait une place enviée dans la scène black frenchie tout simplement, respect !

Nous retrouvons maintenant pour terminer la soirée encore un groupe Suisse, STORTREGN qui branche et joue sans délai. Et là, leur black mâtiné de death se veut rapide précis et surtout mélodique. Même si nous restons dans un métal extrême force est de constater que les guitaristes en perpétuel duo et duel ne lâchent rien et donnent cette touche mélodique bien technique.
Mais en fermant les yeux devinez qui je vois ? Le regretté DISSECTION pardi, car SORTREGN joue dans la même cour que ce groupe devenu mythique de par ses mélodies glacées et par moment bien empoisonnés. Mais le quatuor Suisse de ce soir Joue et joue même très bien avec une présence scénique incroyablement prenante et agités. Deux albums au compteur pour ces musiciens Helvètes qui percent la toile de l’underground donc et qui pourrait bien un jour prochain se hisser parmi les grands du black/death mélodique, pourquoi pas ? En tous cas ce soir la démonstration de leur savoir faire aux couleurs Scandinaves est sans appel avec ces riffs changeants et parfois innatendus, cette basse démonstrative et ses vocaux arrachés et agressifs en diable.
Du lourd donc, de l’incisif, de l’originalité parfois avec des compositions enlevées aux intros bien ficelées. Seule une batterie un peu plus présente serait la bienvenue pour soutenir l’édifice. Mais c’est un peu chipoter car Stortregn dans l’ensemble mérite une très bonne critique, et après un rappel réclamé à cor et à cris le groupe quitte la scène de chez Drey après nous avoir remplit la tête de sonorités hypnotiques à souhait, merci !

Retour à Lyon dans le brouillard de Novembre pour retrouver les brouillards du Rhône. Mais des bonnes images et du bon son restent ancrés dans notre esprit pour la route.
Merci encore une fois à Transylvania Prod pour cette soirée métallique en diable dans la chaleur de Chez-Drey et à bientôt, nous l’espérons, pour de nouvelles soirées agitées.