CHRONIQUES DE CONCERTS

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HAMMERFALL
Avec : Hammerfall, orden ogan, serious black
Date du concert : 29-01-2015
Lieu : Le Ninkasi Kao - Lyon [ 69 ]
Affluence : 600
Contact organisateur : http://www.base-productions.com/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 31 janvier 2015 - Chroniqueur : Franckenstrat - Photographe : franckenstrat


Pour une fois que suis en avance, il a fallu que je poireaute 40mn sous une pluie battante tant et si bien que j’ai fait irruption dans le Ninkasi trempé comme un rat.
Ce soir cette grosse date Heavy nous est proposée par Base productions qui à eu la bonne idée d’inscrire Lyon dans la tournée actuelle d’ HAMMERFALL.

Le temps de prendre place pour tenter de faire quelques « photos » (oui, nous appellerons cela comme ça…) et c’est Serious Black qui ouvre le bal ou du moins la soirée placée entre le marteau et l’enclume du Heavy Metal.
Moi qui ne suis pas un grand adepte de ce tissu sonore, je vais être littéralement pris à contrepied.
La grande scène et le décor d’Hammerfall sont déjà dressés, question de logistique sans doute et les premiers groupes vont devoir évoluer au milieu.
Serious Black est un groupe de Heavy Metal très cosmopolite puisque les membres viennent des States, d’Allemagne, de Slovaquie, de République Tchèque et d’Autriche, ce qui doit largement compliquer les répètes.
En tout cas sur scène ils assurent, les musicos sont au taquet et les riffs incisifs ne manquent pas à l’appel. Seules les nappes de clavier me gênent un peu, mais ça, ce sont mes allergies personnelles (je me soigne, promis…).
Urban Breed le chanteur fait preuve d’une voix des plus remarquables et c’est un plaisir que de l’écouter. Il n’en fait ni trop, ni pas assez, tout est équilibré dans ce groupe qui compte d’excellents musiciens qui sont au nombre de six.
C’est le tout premier groupe et le Ninkasi est déjà blindé et met une ambiance d’enfer attisée par les Serious Black qui s’éclatent avec le public.
L’ambiance est chaude, l’ambiance est bonne, par conséquent la soirée démarre bien. Du coup, j’ai oublié que j’étais trempé comme un rat…
Après des photos prises avec le public où tous les bras sont levés faisant le signe de la « mano cornuda », Serious Black quitte la scène sous les acclamations pour laisser la place à Orden Ogan.

Les allemands entrent en scène dans une salle déjà surchauffée et leur Power Metal démarre telle une machine de guerre.
Leur tout dernier album « Ravenhead » sorti mi janvier, va être à l’honneur ce soir.
Tenue guerrière, la grande classe, Seeb et ses équipiers vont littéralement foutre le feu à un Ninkasi over blindé.
Ce soir est vraiment un soir particulier, car ce n’est pas une tête d’affiche mais bien trois qui sont venus saigner à blanc la salle du Kao.
La prestation d’Orden Ogan est totalement extraordinaire. Ils jouent une musique massive et lourde et pourtant on a une impression de légèreté, le petit truc qui fait que vous surfez sur la crête de la vague.
Du coup, moi qui trainait un peu la grolle pour y aller, croyez moi, j’ai révisé tout mes a priori et je peux vous dire que j’ai passé une excellente soirée comme je n’en avais pas passé depuis longtemps.
Les musiciens du combo allemand ont en plus un charisme absolument exceptionnel et le courant passe à fond que ce soit sur scène ou avec le public.
Leur musique est réellement puissante et c’est vraiment du gros niveau. Déjà 8 albums au compteur, ce n’est pas rien.
Tout est parfaitement calé. Les guitares sont en place et les riffs entre rythmiques épaisses et solos hyper techniques s’échangent tout au long du set. Tobi est un soliste hors pair qui fait un boulot monumental à la gratte. La basse et la batterie ne sont pas en reste non plus, tout est définitivement bon chez Orden Ogan.

Les allemands vont également passer un peu de bon temps avec le public, notamment avec l’anecdote sur les head bangers qui normalement doivent avoir des cheveux longs et pour ceux qui ont la tête rasé, ils devront faire un geste avec la main comme s’ils avaient une tignasse eux aussi.
Voyez, l’ambiance était plutôt bon enfant, la preuve qu’il ne nous faut pas grand-chose pour nous amuser.
Pour finir ce set absolument énorme, il y aura aussi la photo avec le public, bras dressés, haut les cornes et tout le monde sera content.

Pour accueillir Hammerfall comme il se doit, le changement de plateau sera un peu plus long.
Le public est à bloc et hurle à pleins poumons : « HammerFall !!! HammerFall !! ad lib. »
Puis c’est l’obscurité dans la salle. Les façades se mettent à cracher une intro sombre et guerrière sur un fond de spots bleus nuit et de machines à fumée.
Les suédois entrent en scène et attaquent direct pied au plancher. Le son est terrible et ne souffre pas d’une égratignure.
Les guitares sont parfaitement balancées tout comme le reste, ce qui permet à la voix de Joacim Cans de ressortir avec une clarté incroyable. Moi qui ne suis pourtant pas trop fan de ce type de chant théâtral à plusieurs octaves que l’on rencontre très souvent dans le Heavy Metal et bien on peut dire que j’ai été totalement bluffé. La voix de Cans est vraiment extraordinaire et envoutante.
Ce groupe possède des compositions hors pair qui prennent toute leur essence en concert.
Sur scène ça bouge et les membres d’HammerFall se la donne à fond. On ne peut pas dire qu’ils ne mouillent pas le maillot.
Oscar Dronjak membre de la première heure tient à lui seul toute la scène et fait le spectacle. Il ira même changer de tee shirt en cours de set.
Guitariste et technicien incroyable, on sent tout de suite qu’il est l’un des poumons du groupe, Joacim Cans étant l’autre.
Riffs et solos s’échangent en permanence au gré des titres entre Dronjak et Pontus Norgren l’autre guitariste du groupe.
Vers le milieu de set, Fredrik Larsson va même délaisser sa basse pour empoigner une guitare pour un morceau bourré de testostérone avec trois guitaristes sur scène, rien que ça.
Les suédois font participer activement le public du Kao et toute la salle le leur rend bien. Une ambiance chaleureuse dans une atmosphère d’enfer.
HammerFall reviendront pour un rappel de deux titres, même si le public en redemandait encore.
En somme, encore une excellente soirée placée sous le signe du Metal qui s’achève et au vu de l’engouement du public pour cette date, on se prête à penser qu’à Lyon, cette musique tient toujours une place de premier ordre, quoi qu’en pensent certains. Merci encore une fois aux organisateurs de Base productions pour cette date très attendue en Rhône-Alpes.