CHRONIQUES DE CONCERTS

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AN EVENING LOUDER
Avec : OUTSTEP, KEIDOLA, VISE VERSA
Date du concert : 06-02-2015
Lieu : Le chaudron - Le Mée sur Seine [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.sendthewoodmusic.com/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 18 février 2015 - Chroniqueur : Maulny77 - Photographe : Phil (Maulny77) https://www.facebook.com/phil.metallik


Il y a des soirées qui ne se déroulent pas comme il est prévu sur le papier, pourtant l'événement est de taille. Pourtant le label, Send the Wood Music, et l'organisation de la salle, Le Chaudron, se sont investis jusqu'à la dernière minute. Mais cette Release Party va rencontrer des embûches en amont et pendant les concerts.

La première mauvaise nouvelle provient de PERL, sa chanteuse et guitariste Aline est souffrante. Ne pouvant assurer sa prestation, le groupe doit renoncer à sa participation. Seuls Bastien (basse) et Thibault (batterie) seront présents parmi le public.

Avec trois formations au lieu de quatre, le spectacle débute avec une heure de retard. Place à OUTSTEP pour ouvrir les débats. Les Seine-et-Marnais oeuvrent dans un néo-métal inspiré par des groupes tels que Korn, Limp Bizkit ... Musicalement, le quatuor envoie des riffs imposants, renforcés par des rythmiques soutenues et pénétrantes. Les parties vocales oscillent entre chant mélodique, passages rappés et hurlés. Les musiciens occupent l'espace, bien que Juanito (basse) soit plutôt statique. Thomas Calvin (chant) communique régulièrement avec le public présent et acquis à la cause de Outstep. Ce show dynamique, captivant, vient à son tour rencontrer une mésaventure. L'ampli basse de Juanito rend l'âme durant le set, obligeant les musiciens à meubler, le temps de son remplacement. Puis, lorsque la formation est en mesure de relancer la machine, sans trop de difficultés, le temps de quitter les planches arrive, ne permettant pas à Outstep de finir la totalité de ses morceaux prévus.
Une mise en bouche intéressante qui mérite d'être revue dans un contexte sans incidents.

KEIDOLA est la seconde formation à venir sur les planches pour une présentation des titres de son premier opus à venir. Le quintette pratique un metal moderne teinté de mélodie et de puissance. L'ensemble est riche en intensité et en intérêt. Le duo de guitares sort des riffs épais, énergiques et des soli captivants. La section rythmique est imposante, assurant le job sans compromis. Au niveau des vocaux, son frontman varie les passages rageurs et les instants clairs selon l'ambiance, pour l'intérêt de l'auditeur. Musicalement, la formation tient la route et semble maitriser son sujet. La prestation scénique est agréable, mais les pauses et gimmicks remontent à nos mémoires des clichés déjà vu.
Un ensemble carré, propre et travaillé, reste à Keidola de trouver son identité scénique.

Avant de débuter sa prestation, l'information a circulé dans la journée. VISE VERSA évolue donc ce soir sans Franky Costanza, les fûts sont martyrisés par le cogneur de MAGAO, Martin. Pour les dates programmées, les guitares sont renforcées par Sym Symheris (ex T.A.N.K.), cet ajout permet d'obtenir des sonorités proches de l'album, laissant à Eddy Chaumulot assurer les rythmiques pendant que Sym part en solo. L'association des deux guitares donne des riffs carrés, épais. La section rythmique ne chôme pas, Martin martèle son kit de manière démonstrative, Audrey Henry déroule des lignes de basse dynamiques et précises.
Jon Howard, pour sa part, évolue dans un registre mélodique, reprenant les morceaux de "Living A Lie" avec brio, malgré son état physique.
Tout comme l'opus, l'ensemble est accessible sans difficultés et captivant.
Bien que les musiciens soient habitués à la scène, la prestation du groupe manque un peu de rodage, de cohésion. Rien de choquant pour une première fois.
Malheureusement le dernière nuage arrive sur l'avant-dernier titre de la soirée, lorsque Jon, souffrant, doit quitter les planches sans même dire un mot. Le reste du groupe et le public comprennent qu'il n'y aura pas de suite, que le show se finit ainsi. Les quatre musiciens restants quittent la scène sous l'ovation des spectateurs.
Le meilleur pour le groupe est à venir ...

Que le prix à payer, pour le Chaudron qui a l'honneur d'être la toute première scène du groupe franco-canadien, est lourd! La salle a pourtant livré une soirée sympathique, organisée avec maitrise, et a permis aux groupes d'avoir un son relativement clean.

Saluons l'ensemble des protagonistes, qu'ils soient musiciens, organisateurs, labels et publics, pour avoir fait de cet événement un instant réussi, malgré tous ses imprévus.