CHRONIQUES DE CONCERTS

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MOONSPELL
Avec : Moonspell, septicflesh
Date du concert : 23-03-2015
Lieu : Ninkasi Kao - Lyon [ 69 ]
Affluence : 579
Contact organisateur : https://www.facebook.com/slhproductions
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 25 mars 2015 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger http://black-roger.tumblr.com


Ce lundi 23 mars, on remet le couvert au Ninkasi kao avec encore une soirée sold-out, cette fois-ci avec les Lusitaniens de MOONSPELL et les Grecs de SEPTICFLESH. Sounds Like Hell productions tient bon la barre sur Lyon pour les concerts métal donc !
Certains ont fait le déplacement pour assister dans la foulée au concert du lundi avec ENSIFERUM et à celui de ce soir, mais la majorité du public présent aujourd’hui est quand même différent. Ambiance différente donc, mais les deux formations affichées au menu vont contenter tout le monde, chacune d’entre elles ayant une notoriété et un charisme à toute épreuve dans la scène métallique.

Un grondement de tonnerre, une scène sombre à souhait, une imagerie propre à leur dernier opus en date « Titan », le décor est planté pour l’arrivée devant nous des Athéniens de SEPTICFLESH.
Amateurs de métal extrême sombre, apocalyptique, mythique et sauvage à la fois vous allez recevoir en pleine tête, mais aussi aux tréfonds de votre corps une prestation lourde, hypnotique, puissante et surprenante à la fois. Car oui, les Hellènes me surprennent à chaque fois en live avec des compositions ayant fait leur preuves par le passé, mais aussi avec des avancées démesurées au fil de leurs albums.
Et « Titan », le petit dernier, nous plonge encore une fois dans l’univers torturé des Grecs se réinventant encore et toujours, mais comment font-ils ?
Inutile de résister ce soir, le son leur est favorable, massif comme un char d’assaut, explosif dans les blasts avec des structures inventives et évolutives en diable. Septicflesh ne reste pas figé dans un passé death orchestral qui en a séduit plus d’un, mais évolue dans une certaine technologie plus actuelle ne refusant pas des envois alambiqués et dissonants merveilleusement introduits dans des compositions avant-gardistes mais toujours organiques, incroyable, quel génie musical extrême !
En dehors de quatre titres issus de « Titan », les Grecs n’oublient pas « Erebus » de 1991, « Communion » et « Anubis » de 2008 et « A Great Mass Of Death » de 2011.
Après une heure de « communion » avec le groupe nous restons comme pétrifiés avec ce voyage en enfer qui aurait pu durer encore et encore tant la discographie de Septicflesh est grandiose et variée. Mais bon, nous reprenons nos esprits et nous avons l’impression d’avoir participé à un show mémorable, vigoureux et époustouflant de maitrise dans le style, si style il y a. Efkharisto, Kalinikhta !

Set-list ; War In Heaven, Communion, Order of Dracul, Pyramid God, A Great Mass Of Death,
Prototype, Titan, The Vampire from Nazareth, Anubis, Prometheus.


Ce qui frappe d’entrée sur la scène maintenant, c’est le decorum à la fois grandiose et pompeux propre à MOONSPELL.
La prestation des Portuguais sera-t-elle à la hauteur de ce décor ? Alors « wait and see » comme dirait mon ami le dark-gothique torturé.
Avant le show, je me remémorais intérieurement le parcours de ceux de Lisbonne qui m’avaient bien impressionné avec leurs deux premiers enregistrements de 1995 et 1996 avec des titres comme « Vampiria », « Alma Mater », « Opium » et « Mephisto ». Puis j’étais allé plus loin dans le passé black-metal du frontman Fernando Ribeiro et son projet « Daemonarch ». Ensuite, la dérive du groupe dans des expérimentations douteuses m’avait fait lâcher prise. Alors ce soir, c’est le grand retour en ce qui me concerne, comment a évolué le groupe, où en est-il en ce moment surtout avec son nouvel opus « Extinct » qu’il a décidé de promouvoir actuellement ?
Tout d’abord je suis surpris par l’attitude très théâtrale de Fernando, dans sa tenue et dans la modulation de son chant, tantôt clair, tantôt grave et profond, tantôt limite éraillé. Il semble que le groupe depuis ses derniers albums en date en soit revenu à ses débuts quelquefois entre les icones de la mélancolie comme TYPE O NEGATIVE et SISTERS OF MERCY.
Malgré une recherche d’ambiance gothique de tous les instants, je n’arrive pas à accrocher vraiment aux nouveaux titres où ressort un côté un peu mièvre et désuet en border-line de la cold-wave aussi. Fernando nous propose de la poésie noire qui reste entêtante à force de binaire exacerbé et de beats électroniques sous-jacents. Voilà le menu portuguais qui n’est pas arrivé à me rassasier véritablement et cela même après 1heure trente de show non pas sombre, mais lumineux où la fée électricité, les panaches de fumée et la neige synthétique ont essayé de combler un certain vide d’attrait psychologique et mélancolique.
Bref, je suis resté un peu sur ma faim, je ne vous le cache pas. Mais la nombreuse assistance bercée par la prestation millimétrée des Lusitaniens fut aux anges majoritairement, et c’est bien là le principal.
Set-list en photo.

Du dark-death apocalyptique et du dark-mélancolique, il y en avait pour tous les goûts ce soir émotionnellement parlant. Du métalleux extrême au métalleux gothique nous fûmes donc satisfaits globalement.
Merci encore une fois à Sounds Like hell Productions pour cette escapade dans les ténèbres procurée par deux formations au summum de leur carrière actuellement.