CHRONIQUES DE CONCERTS

pavillon 666 webzine metal rock TOUTES LES CHRONIQUES pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUÉ pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUEUR


PRIMUS
Avec : Primus
Date du concert : 12-06-2015
Lieu : Trianon - Paris [ 75 ]
Affluence : N/C
Contact organisateur : https://www.gdp.fr/
Interview :
Pavillon 666 - metal rock webzine Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 14 juin 2015 - Chroniqueur : superbenny666 - Photographe : benlivephotos https://www.facebook.com/livephotosmusic


Ce n’est pas tous les jours que Primus vient jouer en France. Alors quand vous recevez un appel de Black.Roger une heure avant l’heure officielle du concert pour vous dire que le pass photo (initialement refusé) est finalement accordé, vous ne tergiversez pas longtemps pour vous emparer de votre appareil photo et accessoirement de revêtir un vieux t-shirt délavé “Tales From The Punchbowl” afin de couvrir l’évènement. Primus c’est un trio qui envoie un son totalement déjanté. Les Claypool en est le chef d’orchestre en jouant de la basse comme personne. Celle-ci est d’ailleurs mise en avant et le rendu est juste parfait. Les Claypool est aussi le chanteur. Là aussi, on est dans la singularité. Sa voix nasillarde donne vraiment un coté théâtral à leur musique et à leur humour caustique. Larry “Ler” LaLonde en est le guitariste farfelu qui nous sort des riffs inconcevables et dissonants, alliés à des soli très “bluesy” et tordus à la fois. A noter, qu’il fût élève du maître Satriani, et qu’il joua pour le groupe de Death métal Possessed, avant de rejoindre Primus. Derrière les futs, on a Tim “Herb” Alexander, batteur réputé, qui joua dans A Perfect Circle ou encore Puscifer. Lui, a quitté le groupe pendant quelques années, a dû faire face à une attaque cardiaque qui ne l’empêchera pas de reprendre sa place sans discussion. Leur principal fait d’arme connu du grand public reste la B.O de “South Park”, mais Primus c’est bien plus que cela. D’ailleurs, leur dernier album en date “Primus And The Chocolate Factory with The Fungi Ensemble” est un album totalement conceptuel basé sur le film “Charlie And The Chocolate Factory”. Autant vous dire que “déjanté” et “psychédélique” prennent leur sens en l’écoutant! Leur tournée a pour but de promouvoir cet album. Pour ce faire, Primus a mis les moyens avec des décors adaptés. Le show est scindé en deux set. L’un pour jouer les titres les plus populaires, le second, consacré a la chocolaterie.


C’est donc dans une salle du Trianon bien garnie que je me rend pour profiter de ce moment. La règle classique des 3 morceaux sans flash sera a respecter. Heureusement elle s’appliquera aussi pour le second set.
Primus se fait attendre et dès lors que les lumières s’assombrissent, la foule entre en ébullition, déjà! L’entrée de Primus se fait avec “Those Damned Blue-Collar Tweekers” et “Last Salmon Man”, titre tiré de l’album “Green Naugahyde”. L’enchaînement est surprenant avec, déjà, LE morceau qui les a rendu populaire (bien avant South Park), à savoir “Wynona’s Big Brown Beaver”. Morceau totalement tordu, pour lequel Larry LaLonde use des “bends” sur sa Télécaster. Les Claypool y conte les péripéties d’une certaine Wynona et de son castor.Toute l’audience connait ce titre et tout le monde reprend le fameux “ooooooooooh-oooh-oooh-ooohoooooh”. La basse est vraiment terrible, et je remarque vraiment la dextérité de Claypool qui maîtrise totalement son instrument. Juste après ce titre, une brève interruption est faite par Les pour faire de rapides présentations et on repart de plus belle avec “American Life”. Titre bien critique sur le rêve américain. A noter pas mal d’improvisation sur les parties solo de guitare. Primus aime bien faire “monter la sauce” en improvisant longuement sur certains passages et pour repartir de plus belles en reprenant la ligne directrice. Le set se terminera avec le très attendu “My Name Is Mud” pour une grosse leçon de slap à la basse. Les Claypool interviendra de nouveau à la fin de ce titre pour s’excuser auprès de 3 personnes présentes, de ne pas avoir pu répondre favorablement à leur envie de se faire prendre en photo plus tôt lors d’une rencontre dans un bar. Il leur dédicacera leur titre suivant, en rajoutant avec un humour “claypoolien” qu’il s’agit d’un mauvais morceau. Il s’agit de “Jerry Was A Race Car Driver”, pour une leçon de sécurité routière. Ainsi se fini ce premier acte pour lequel Les Claypool et sa bande n’ont vraiment pas eu l’air de forcer quoique ce soit. Il faut dire que la plupart des titres datent de années 90 et sont piochés dans quasiment tous les albums, donc joués des centaines de fois. Par contre, pas de “Tommy The Cat”, “Southbound Pachyderm” ou de “Two Many Puppies”….pour le moment…

Après un entracte d’une bonne vingtaine de minutes le show va reprendre. Ce n’est pas vous spoiler que de vous annoncer à l’avance que cela risque d’être magistral, tout le monde le sait déjà….
Les lumières s’assombrissent de nouveaux, les fans font entendre leur impatience, puis le rideau s’ouvre. Là on découvre un décor très poussé: Grands champignons gonflables de chaque coté de la scène, nombre incalculable de (fausses) “friandises” sur le devant de la scène, deux batteries arrangées en cercle pour n’en faire qu’une, vibraphone et percussions au dernier plan à droite, violoncelle du coté opposé, et un écran géant pour couronner le tout. Oui, le show est bien basé sur le film “Charly et la Chocolaterie”, et Primus a vu grand avec des décors parfaitement adaptés au film et à leur album “Primus And The Chocolate Factory with The Fungi Ensemble”. Quant à nos musiciens, tous sont costumés: Tim “Herb” Alexander a enfilé un costume blanc qui peut faire penser à celui d’un aviateur, Les Claypool arbore un masque, tout comme ses acolytes du Fungi Ensemble, à savoir le violonceliste et le vibraphoniste. Larry LaLonde est plus sobre, avec un costume tout de même mais sans masque. Le Fugi Ensemble sont en fait ce violoncelliste, Sam Bass, ainsi que le vibraphoniste Matt Dillon.Tout deux ont participé à l’élaboration de l’album. L’écran géant diffuse des images du film “Charlie and the Chocolate factory”. Attention il s’agit du film original, pas du remake de Tim Burton. Ca part très fort avec l’intro “Hello Wonkites” composé de violoncelle, vibraphone et basse. L’ambiance est psychédélique avec un coté lugubre, qui met dans l’ambiance. On rentre dans le vif du sujet avec “Candy Man”. Les Claypool, qui a deux micros depuis le début, nous fait part de ses voix aigües ainsi que les plus sombres. “Cheer Up Charlie” est une sorte de ballade qui, à mon sens, est trop classique même si la présence du vibraphone est agréable.D’ailleurs, Matt Dillon, le vibraphoniste, nous dévoilera son talent indéniable avec un solo dévastateur qui sera acclamé par la foule. Le Fungi Ensemble, ne sont pas là en tant qu’accessoiristes, ils apportent vraiment une dimension particulière à ce show. De plus, énormément de sons psychédéliques ressortent mais cela n’est pas stéréotypés. Ces sonorités sont toujours bien placées, jamais trop longues, et permettent de parfaire l’ambiance. Les Claypool change souvent de modèle de basse mais aussi de costume. Il ôtera son masque pour revêtir le costume de Willy Wonka (chapeau, manteau bleu/violet). Soudain, la musique qui retenti à déjà était entendu. Il s’agit bien de “Oumpa Loompa”, rebaptisée “Oompa Augustus”. Sur ce titre deux personnages affublés d’une tête de Umpa Lumpa géante (genre carnaval) viendront participer à la fête avec une chorégraphie, certe minimaliste, mais bien comique. Cela plaît vraiment au public qui hallucine totalement de ce qu’il vient de voir….et ce n’est pas fini car le titre sera joué deux autres fois, avec quelques variations, mais toujours avec nos intervenants et leur petite chorégraphie. Larry LaLonde chantera sur le titre “I Want It Now” et les images de l’écran géant, sont toujours en adéquation avec les titres joués. Le set se terminera par la très planante outro et psychédélique (encore!) “Farewell Wonkites”.

Acclamé par la foule venue en masse, Primus se doit de faire un rappel et se sera chose faite…et quel rappel! Le trio revient pour nous jouer du Primus autre que celui de la chocolaterie et c’est avec “Two Many Puppies” qu’ils font enflammer le public qui saute dans tous les sens. Le sol du Trianon est bien résistant mais on sent que ça bouge énormément. Sur l’écran géant on aperçoit un Oumpa Loumpa se promener dans les quartiers touristiques de Paris. T’en a rêvé, Primus l’a fait!!! Ils finiront leur soirée avec “Here Come The Bastards”, intro de l’album “Sailing The Seas Of Cheese”. Pour terminer le show, Les Claypool demande de chanter en français “Here they come”, cela donnera un “Ils Arrivent” chanté pendant quatre bonnes minutes avant que le trio quitte la scène pour de bon.

Qui d’autre que Primus pour s’accaparer “Charlie et la Chocolaterie”? L’univers du film est tellement proche de celui de Primus qu’on ne pouvait pas trouver mieux. Le fait de séparer le show en 2 sets a bien permis aux fans de la première heure d’apprécier les titres plus populaires même si je regrette de ne pas avoir écouter “Southbound Pachyderm”. Mais Primus semble avoir pris une nouvelle dimension avec ces décors épurés et remarquables. Le trio original s’est donc bien retrouvé et cela devrait nous amener d’autres surprises à l’avenir grâce a leur créativité sans limite. Le public a aussi répondu présent et beaucoup connaissait les paroles. Ce fût donc un exceptionnel et surprenant show.

Merci à Roger de Pavillon ainsi qu’à Aude de Gérard Drouot Production pour l’accès photo.


Setlist:
Set 1:
Those Damned Blue-Collar Tweekers
Last Salmon Man
Wynona’s Big Brown Beaver
American Life
Over The Falls
Lee Van Cleef
My Name Is Mud

Set 2:
Hello Wonkites
Candy Man
Cheer Up Charlie
Golden Ticket
Lermaninoff
Pure Imagination (Leslie Bricusse & Anthony Newley cover)
Oompa Augustus
Semi-Wondrous Boat Ride
Oompa Violet
I Want It Now (Leslie Bricusse & Anthony Newley cover)
Oompa Veruca
Wonkmobile
Oompa TV
Farewell Wonkites

Rappel:
Too Manny Puppies
Here Come The Bastards (with Fungi Ensemble)