CHRONIQUES DE CONCERTS

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BIOHAZARD
Avec : Biohazard, Tagada Jones, Holding Sand
Date du concert : 13-07-2015
Lieu : Trabendo - Paris [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.ragetour.com/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 18 juillet 2015 - Chroniqueur : superbenny666 - Photographe : benlivephotos https://www.facebook.com/livephotosmusic


Biohazard, groupe précurseur dans le milieu hardcore se produisait donc au Trabendo. L'affiche était originale de part son eclectisme: Holding Sand, jeune groupe français orienté metalcore/post hardcore, Tagada Jones, groupe français de punk/rock mythique et engagé et donc Biohazard en tête d'affiche.
La chaleur étouffante du moment avait réussi à combattre la clim' pour s'immiscer dans la salle. Chaude ambiance à venir, c'est le moins que l'on puisse dire.

A mon arrivée, Holding Sand a dejà commencé son set mais je peux profiter de ce groupe sur 3-4 titres tout de même. Ce qu'il font n'est pas le genre musical qui me plaît le plus: Sorte de metalcore post hardcore avec voix claires. Par contre ce qu'ils font est bien fait. De bons riff bien lourd, la scène bien exploitée, puis ils jouent aussi un morceau plus calme et cela correspond tout à fait a leur style pour lequel se dégagent toutes sortes d'émotions. Ils sont bien soutenu par le public qui applaudit à chaque fin de morceaux joués.

Le va et vient se fait tranquillement pour le changement de matos afin d'acceuillir Tagada Jones. Tagada Jones c'est un groupe alternatif punk rock breton formé dans les années 90 dont le son est bien pêchu. Si tu es fan de se groupe et que tu ne les as jamais vu c'est que tu n'es pas fan! En effet Tagada Jones semble constamment en tournée donc la scène ils connaissent, et savent faire bouger leur public. Dès leur entrée sur scène, le public s'est regroupé sur le devant évidemment. Dès que Niko, le chanteur guitariste entonne les premières paroles, la fosse s'emballe au rythme effréné du son. Waner (ex Kickback), le bassiste, est hyperactif sur scène, apparement la chaleur ne le dérange nullement. Ruisselant de sueur, il traverse sans cesse et s'octroyant un petit stagedive sur la fin du set. Pas mal de titres du dernier album "Dissident", notamment "Instinct Sauvage", dont le refrain est bien inspiré de Refuse/Resiste de Sepultura, mais aussi "Zero de conduite" ou bien le très revendicatif "Je suis démocratie".
Leur son et bien lourd, cela nous fait un punk rock bien puissant avec parfois des riffs limite metal. La chose qui me dérange le plus est paradoxalement ce qui emballe le plus le public.Il s'agit des refrains à base de "ohohoh" et de "nanana" comme dans "De l'Amour ou du Sang" ou plus particulièrement sur "Karim et Juliette". Donc cela transcende le public, qui ne lachera jamais.
L'énergie dépensée par nos 4 comparses est hallucinantes, le public a de quoi être reconnaissant car Tagada Jones est un groupe qui a su faire pogoter son public complètement acquis à sa cause.

Setlist:
-De L'amour et du sang
-Instint sauvage
-yech'ed mat
-Descente aux enfers
-Tout va bien
-Zero de conduite
-Cargo
-Dissident
-Je suis démocratie
-Le chant des résistants
-Plus de son, Plus d'image
-Karim et Juliette


La tête d'affiche Biohazard arrive tranquillement sur scène pour balancer son hardcore qu'il performe depuis plus de 25 ans. Leur frontman musclé Billy Graziadei assure le chant ainsi que la guitare rythmique. C'est Bobby Hambel qui lui assure la lead guitare et ses soli. Danny Schulz est celui qui assure derrière les fûts et Scott Roberts qui remplace à la basse le mythique Evan Seinfeld, parti faire don de ses dons dans le porno, il ya quelques années. Biohazard attaque direct avec des titres d'un de ses albums classique, à avoir "Urban Discipline". Le ton est donc donné d'autant plus que le groupe enchaine avec des titres de "State of the World Adress" avec notamment "Tales from the Hardside" ou encore "Down for life", repris par les connaisseurs des premières heures. Billy, le chanteur, a fait part de sa cote cassée mais cela ne l'a vraiment pas empêché d'utiliser chaque recoin de la scène, de sauter ici et là et même de jouer en étant debout sur la foule. Ce mec a une prestance de fou, toujours souriant, good vibe ce soir!! Leur hardcore est assez metal au début. Bobby Hambel assure ses soli assez typiques, qui en font la patte Biohazard. Scott, est lui aussi celui qui saute le plus. Il semble avoir pu faire oublié Evan Seinfeld, omniprésent dans le jeu de scène. Scott assure énormément de chant et l'esprit Biohazard avec deux voix perdure donc. Par contre le flow hip-hop qu'il pouvait y avoir sur certain albums s'estompe un peu tout de même. Ils joueront quelques morceaux orientés plutôt punk comme "Howard Beach", tiré de leur premier album, ou bien une reprise du groupe de punk mélodique Bad Religion, à savoir "We're Only Gona Die".
Le set se termine en douceur car personne ne semble vouloir que cela se termine. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Bobby Hambel restera quand même un certain temps avec le public afin de partager photos et médiator.

Setlist:
1-Wrong Side of the Tracks
2-Shades of Grey
3-Urban Discipline
4-Chamber Spins Three
5-Tales from the Hard Side
6-Down for Life
7-How It Is
8-Vengeance Is Mine
9-Resist
10-Love Denied
11-Howard Beach
12-We're Only Gonna Die (Bad Religion cover)
13-Victory
14-Punishment
15-Hold My Own

La soirée fût donc eclectique, en passant par du posthardcore, au rock punk et pour finir par du hardcore bien mythique. Cependant, ces trois styles ont quand même pas mal de points communs et ce fût donc une affiche tout à fait légitime. Les 3 groupes se sont bien donnés à fond et le public en a eu pour son grade.
Biohazard est un classique du genre, Billy Graziadei, tout simplement un monstre sur scène, que demande le peuple?

Merci donc a l'équipe Pavillon666 et à Elodie de Doweet pour le pass photo.