CHRONIQUES DE CONCERTS

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METALDAYS - JOUR-2
Avec : Cannibal corpse, moonspell, dream theater, black label society, avatar, skindred, blues pills antropofago, nervosa, rest in fear
Date du concert : 21-07-2015
Lieu : Open air - Tolmin [ Hors-France ]
Affluence : 12000
Contact organisateur : https://www.facebook.com/MetalDaysFestival
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 10 août 2015 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : black.roger & béné http://black-roger.tumblr.com


Styles variés pour cette seconde journée du Metaldays et donc surprises au menu côtoyant des valeurs sûres, allons-y !

CHRONIQUES BLACK.ROGER


J’arrive juste à temps pour les deux derniers titres d’AVATAR vers 15heures 30, dommage !
Les maquillages ont rendu l’âme avec la chaleur et la sueur. J’ai donc raté le début de ce set qui a du convaincre pas mal de monde mais j’en ai quand même eu un avant-goût.
Avatar c’est du métal de cirque mais quel métal ! originalité à tous les étages, chanteur charismatique et atypique avec un son qui leur est propre. Au menu, du death mélodiques, du rock, de l’indus, tout ça dans une veine théâtrale de bon aloi. Je ne manquerais pas ce groupe une prochaine fois, je veux le show en entier, c’est promis !



Changement de registre maintenant toujours sur la mainstage avec SKINDRED.
Skindred, c’est un OVNI métal/ragga avec un frontman tout droit sorti de la Jamaïque. Ce groupe malgré une discographie studio conséquente se révèle surtout sur scène, alors cet après-midi il nous offre une dégustation exotique avec des riffs lourds, une batterie claquante, un chanteur incisif, des bruitages et une présence fédératrice en diable. Expérience concluante et découverte en ce qui me concerne avec des clichés pop/punk, mais une rage sous jacente sous un aspect catchy.
Bref il faut le voir pour le croire avec un chant hurlé parfois et des guitares dubstepées, c’est un mélange incroyable de ragga/métal en fusion.



Il est 17heures à la pendule du metaldays et il est l’heure d’aller voir les frenchies d’ANTROPOFAGO sur la seconde scène.
Ici nous allons prendre notre dose de brutal death avec ces Montpelliérains qui ne sont pas venus en Slovénie pour rigoler. Ils sont venue en fait avec sous leur bras leur second opus « Area Dementiae » et durant une demi-heure ça va faire mal, très mal. leur death se veut technique mais ne vous laissez pas impressionner par ce terme. Les compositions sont taillées pour la scène et vous serez obligés de rentrer dans leur jeu, brutal certes, mais avec un groove sous-jacent qui fait passer la pillule du métal extrême surtout quand celui-ci est bien interprèté avec des tricotages guitaristiques affolants et complexes.
Bref, le char d’assaut Antropofago va vous écraser c’est certain, mais de belle façon. D’ailleurs le public du metaldays ne s’y est pas trompé en remplissant le devant de la scène sans problème. Belle performance, un peu courte peut-être, mais d’une intensité rare, merci à ceux du Sud !



Retour à la Mainstage, mais surtout retour dans les 70’s avec BLUE PILLS, groupe qui se démarque nettement de toute la programmation de cette édition 2015.
En effet avec ce quatuor Suédois nous retournons dans une période culte faite de blues, de rock et de soul avec une chanteuse charismatique à la voix cristalline, mais parfois rugueuse, digne héritière de Janis Joplin.
Alors Blue Pills y va des racines du blues-rock avec conviction, ponctuées de parties instrumentales remarquables et puissantes aussi.
La surprises passée, les métalleux purs et durs se prennent au jeu de ce ‘flash-back » avec ce blues d’il y a 50 ans et ses dérives psychédéliques. Merci donc à ces Suédois pour nous avoir fait voyager dans l’espace temps de façon bien agréable dans une ambiance enfumée saturée de groove.


Sur la seconde scène à 20heures les Brésiliennes de NERVOSA vont nous donner une bonne leçon de thrash « couillu ». Les trois filles nous rentrent dans le lard direct, sans fioritures, sans faux semblants. Ici ça passe ou ça casse, mais ce soir à Tolmin ça va passer très bien merci !
Sepultura et Overkill n’ont qu’à bien se tenir car la gente féminine métallique Brésilienne représentée par ce trio qui n’a en fait qu’un seul album à son actif (Victim Of Yourself – n2014), est bien parti pour tout écraser sur son passage avec un thrash millésimé et redoutable en live.
Bref, une tornade est passée, un tsunami si vous voulez et je n’ai toujours pas comprit ce qui m’arrivait devant la scène, quelle claque !


Ceux de BLACK LABEL SOCIETY auront eu largement le temps d’effectuer leur balance et d’installer le mur d’enceinte sur la grande scène car Moonspell a été relégué sur la seconde scène à 22heures afin de permettre l’installation retardée de Dream Theater (enfin je crois…).
Bref à 20heures trente Zakk Wylde est ses musiciens lancent le son devant un public impatient qui ne tient plus en place collé contre les barrières de sécurité depuis un bon moment déjà.
Et voici Zakk qui s’approche de son fameux pied de micro décoré avec crânes, crucifix et chapelet, un vrai cimetière ! Le set va durer 1heure 30 et nous aurons donc le temps d’apprécier à loisir le guitariste/chanteur légendaire.
Zakk en fait des tonnes sur scène avec ses positions favorites sur son pied d’estal,
et le show se révèle assez puissant au départ avec notamment « The Begening…At Last », « Funeral Bell », « Bleed For Me » ou encore « Heart Of Darkness ». mais après le fameux solo de guitare interminable cela devient un peu mou avec « Godspeed hell Bound » et autre « Angel Of Mercy ». Ce sera « Stillborn qui va conclure ce show un peu tiède en ce qui me concerne. Car il est vrai que le dernier opus en date « Catacomb Of the Black Vatican » marque un retour à la quiètude. Mais je pense que tous les fans ultimes ont encore une fois apprécié la démonstration technique et verbale de Zakk, un grand guitariste tout de même.



Ensuite nous repartons encore une fois vers la seconde scène où nous attend Fernando de MOONSPELL qui a du « caser » tant bien que mal le décorum propre à son dernier opus en date « Extinct ».
Je sui un peu mal placé pour vous parler de Moonspell car j’ai lâché « l’affaire gothique » après les deux premiers albums « Wolfheart » et Irreligious » (1995 et 1996). Déçu ensuite par la voie empruntée par les Portuguais j’ai laissé tomber. Mais ce soir il me semble que la formation Lusitanienne à effectué un retour aux sources, c’est un fait, mais l’attitude « dark-gothico » de Fernando prête un peu à sourire. De toutes façons les inconditionnels du groupe sont là, nombreux et boivent littéralement paroles et musique du grand ténébreux en manteau qui nous propose outre les nouveaux « Extinct » et « Medusalem », des titres plus anciens comme « Opium » et « Mephisto » (1996,) cqfd !

Avec ces changements d’horaires et de scène, j’ai loupé Shirenc Plays Pugent Stench et ne suis pas resté pour le set tardif de Cannibal Corpse, mais Béné l’a fait !


CHRONIQUES BENE

De retour sur le superbe site du METALDAYS pour le deuxième jour du festival, la chaleur est à limite du supportable il n’y a pas d’air. Le seul répit qui s’offre à nous c’est à l’ombre sans bouger.
Il n’y a encore pas foule sur le site certainement en raison du temps mais aussi des « restes » de la journée d’hier.
Vu la canicule slovène je pense qu’un détour par la rivière s’imposera dans l’après-midi.
Le premier groupe que je vais voir aujourd’hui joue sur la mainstage est autrichien et s’appelle REST IN FEAR. Groupe inconnu me concernant cette journée débute donc sous le signe de la découverte. REST IN FEAR va nous proposer un death mélodique. Rien d’innovant mais le set est propre et carré. Les autrichiens parviennent à motiver les troupes déjà présentes à coups de riffs accrocheurs et de mélodies travaillées.
Je ne m’éloigne pas de la mainstage car j’attends le prochain groupe qui doit s’y produire de pied ferme. Ce groupe dont j’ai tellement entendu parler, mais que je n’ai encore jamais vu nous arrive tout droit de Suède, j’ai nommé AVATAR.
Je crois que c’est la première fois que j’attends avec autant d’impatience un mec avec un maquillage de clown (Les clowns et moi on est pas vraiment copains…).
La foule s’est rassemblée et les suédois débarquent sous les acclamations de cette dernière. Costumes inspirés de monsieur Loyal, maquillage clownesque (qui ressemblera plus à The Crow au bout de quelques minutes de show). Le set débute avec le morceau titre du dernier album « Hail the Apocalypse ».
Johannes Eckerström est un frontman d’exception avec un charisme fou. Je suis subjuguée par leur prestation. La setlist est en majorité tirée du dernier album, ce qui n’est pas pour nous déplaire, ce dernier étant bien plus enclin au headbang.
On sent une réelle osmose entre les différents membres du groupe, une franche camaraderie ressort de leur prestation.
Je prends une énorme claque et je m’en donne à cœur joie pour shooter. Chaque membre du groupe est omniprésent sur scène, leur bonne humeur et leur énergie sont communicatives.
Je sors du pit photo mais me place sur le côté pour assister à la fin du set. Si je devais résumer le concert d’AVATAR en un mot ce serait… WHAOUH.
Une fois leur set fini j’attends pour shooter SKINDRED. Je ne suis pas particulièrement fan musicalement parlant mais je dois reconnaître que le groupe sait mettre l’ambiance et remuer les foules.
Une fois les britanniques en place, ils ne faillent pas à leur réputation et vont déchainer la foule présente à coup de mélange ragga punk metal. Leur prestation est dynamique et Benji Webbe, au chant, joue à fond son rôle de leader.
Le temps de prendre quelques clichés et je me sauve vers la second stage puisque celle-ci va être prise d’assaut par un groupe français : ANTROPOFAGO et leur brutal death technique. Et je peux te dire une chose ça va décoiffer sévère adieu le brushing.
A mon arrivée le groupe est encore en cours de balances. Suite à un quiproquo avec le staff du fest les français n’auront plus au final que 15 minutes pour jouer.
Autant te dire que ce n’est pas long mais ça a été 15minutes plus qu’intenses. ANTROPOFAGO va secouer e metal days et nous prouver que le metal français a parfaitement sa place dans les festivals étrangers.
Un big up à Vincent l’ingé son qui nous a offert un son bien propre loin des martèlements de basses qui m’ont remué les tripes jusqu’à présent.
ANTROPOFAGO nous a donc proposé un set précis, énergique et plein de promesses tenues. Je repars avec l’album que je chroniquerai bientôt. Si tu as l’opportunité d’aller les voir jouer vas-y tu arriveras avec un beau brushing et tu repartiras avec une coupe de super saiyan.
Retour à la mainstage pour le concert des BLUES PILLS. Dépaysement total puisque du brutal nous passons à un savant mélange de rock-blues-soul avec un petit côté psyché.
On fait également un bon en arrière direction les années 60-70 niveau déco et fringues de scène.
Le groupe était visiblement très attendu et le jolie Elin fait son effet. Vocalement elle assure et n’a rien à prouver. Contrairement à ses comparses qui sont plutôt statiques, la jolie blonde se démène sur scène et fait voler sa longue chevelure au rythme de la musique.
Un set bien appréciable même si totalement en décalage.
Changement de programme nous apprenons que MOONSPELL jouera finalement sur la seconde stage suite au retard de DREAM THEATER.
Comme un long break se profile, nous en profitons pour aller nous poser au bord de la Soča… La rivière est tellement fraîche qu’elle nous offre un véritable moment de répit.
Après voir profité de la petite escapade, je me rends aux abords de la scène principale pour assister au show de BLACK LABEL SOCIETY. Les américains débarquent sous les acclamations du public et Zakk Wylde semble, comme à son habitude, très en forme.
Du grand Zakk Wylde, du grand BLS. Un show qui dépote, un solo de guitare interminable, un hommage à Dimebag (Dont Wylde était très proche) et un talent intemporel de Monsieur Zakk.
Un grand moment du festival ! Rien à rajouter.
Direction donc la second stage pour voir pour la deuxième fois cette année les portugais de MOONSPELL.
Malgré le fait d’avoir été relayé sur une scène plus petite les portugais vont se donner à fond pour le public du metaldays. Si tu lis mes reports tu dois savoir que MOONSPELL n’est pas un de mes groupes favoris, et ne le sera jamais mais j’avoue que ce soir ils ne se sont pas laisser démontés par les changements intempestifs.
Je les ai vus au Luxembourg il y a quelques mois et la setlist est quasi similaire donc pas de grosse surprise me concernant. Un set cependant remarquable quant à la foule présente, il est maintenant difficile de circuler. Je me faufile tant bien que mal pour accéder à la mainstage.
C’est au tour de DREAM THEATER de prendre possession de la scène principale. Autant te dire qu’ils m’ont perdu avant même la fin de la première chanson. Je leur reconnais un talent musical certain et une technique à toute épreuve. Mais bon sang… 10 minutes minimum pour un morceau c’est long…. Surtout quand on n’accroche pas au genre musical ni à la voix. Le public apprécie cependant la performance. Personnellement je me suis ennuyée au possible.
Je prends donc mes photos et pars me poser pour attendre le groupe qui sera pour moi le dernier de la journée.
Vus l’année dernière et au Hellfest cette année, je suis vraiment très contente de revoir CANNIBAL CORPSE.
La montagne corpsegrinder débarque et c’est parti pour un set de folie qui va déménager à coup de moulinette capillaire.
La technicité et l’intensité de leur jeu n’a plus rien à prouver. Je peine toujours autant à suivre les doigts de Webster sur sa basse.
Georges fait travailler ses cervicales, quant aux autres ils ne bougent que la tête, on ne voit que rarement leur visage, caché sous la masse capillaire.
Pas de grande surprise concernant le set, des classiques et des titres du dernier album, mais une prestation toujours agréable à voir et appréciable.
La seconde journée se termine donc ici pour moi, je rentre profiter de la chambre climatisé avant de revenir demain pour une journée qui est déjà annoncée comme la plus chaude de la semaine.
STAY TUNED !