CHRONIQUES DE CONCERTS

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SYLAK - JOUR-1
Avec : Bernard minet, opium du peuple, eightsins, the chainsaw blues cowboys, dust
Date du concert : 07-08-2015
Lieu : Open air - St-Maurice-De-Gourdans [ 01 ]
Affluence : 7100
Contact organisateur : https://www.facebook.com/sylakopenair
Interview :
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Date de la chronique : 13 août 2015 - Chroniqueur : blaze-nathan - Photographe : blaze-nathan


Photos – blaze-nathan, chroniques black.roger, franckenstrat – pour pavillon666


La 5ème édition du SYLAK open air a tenu ses promesses avec une participation encore en hausse par rapport à l’an dernier, de nouveaux aménagements du site, une affiche à toute épreuve et surtout des performances scéniques ayant su se faufiler entre les quelques gouttes de pluie qui n’ont pas réussi à ternir ces trois journées des 7, 8 et 9 Août 2015.

Le stade Regis Perrin nous offre toujours un cadre idéal pour ce genre de festival métal. Métal bien sûr mais aussi orientation festive avec des formations venues délivrer dès le Vendredi soir des prestations remarquées avec bain mousse à la clé, je ne vous fait pas un dessin mais vous propose un large choix de photos qui vont agrémenter ce live-report. Bienvenue à St-Maurice de Gourdans, bonjour Sylak !


Le « warm-up » de cette année à lieu dès 18hueures après l’ouverture des portes faite à 16heures ce qui laisse le temps aux festivaliers de faire connaissance avec le site et de s’abreuver car il fait bien chaud c’est un fait.
Sur la scène bain-mousse, DUST ouvre le feu et donne ainsi le coup d’envoi du Sylak nouveau devant déjà une belle affluence agitée comme pas deux et prête à faire la fête sans tarder pour cette « bloody moss party ». Au menu, « beer, sex and rock n’roll ». Rythmique qui fait taper du pied, riffs décapants, voix un peu limite quand même, mais le principal c’est de participer n’est-ce pas, alors ne faisons pas « mordre la poussière » à ce groupe qui a la lourde tâche d’ouvrir le bal ce soir.

Partons maintenant sur les rives du Mississipi avec un duo infernal appelé THE CHAINSAW BLUES COWBOYS qui va faire sensation auprès du public « Sylakien ». Au menu, du « dirty blues » avec Erich Zann aux guitares de toutes sortes et James à la « foot drum », chant et percussions. Les Grenoblois ont déjà deux albums à leur actif suintant le blues pimenté de soul, agrémenté de rock sudiste, le tout fleurant bon les odeurs suaves du bayou de Louisiane avec une voix rocailleuse à souhait décapée avec du mauvais bourbon de contrebande.
Alors oui, leur blues est sale, mais propre et net dans ses arrangements, on ferme les yeux alors et les moustiques du Sud viennent nous piquer la matière grise. Le duo nous emballe littéralement sur un rythme magique aux frontières des déviances occultes racontées par les sorcières des marécages. The CSBC a mis le public dans sa poche c’est certain et au final ce même public a adopté ce duo isérois pour une messe particulière où fut prêchée la « mauvaise » parole du rock-blues, amen !

Du blues au hardcore il n’y a qu’un pas me direz-vous, et ce sont encore des Isérois, les incomparables EIGHT SINS qui vont nous ratatiner le « core » à grand coups de mosh parts et de breakdown, avec une voix hurlée et des riffs plombés flirtant avec un certain thrash vitaminé. Inutile de vous dire que le devant de la scène fut très mouvementé avec une l’envoi de boulets rougis à tir tendu.
N’y allons pas par quatre chemins, Loïc et son gang ont foutu le « bordel » dans la mousse et fait monter d’un cran la pression festive.

Et cette pression (pas la bière ndlr) ne va pas retomber avec la venue de l’OPIUM DU PEUPLE.

CHRONIQUE DE FRANCK

Comment décrire la prestation résolument énorme que nous a livrée ce groupe désormais quasi légendaire qui relève pour certains d’entre nous de la religion.
Véritable revue digne des plus grands cabarets, les sept compères enchainent dans un délire complet et pour notre plus grand plaisir, les tubes ou autres « saucissons » qui ont fait la gloire des hits parades français.
La set liste pour le Sylak est relativement conséquente et les hits déboulent les uns derrières les autres sans jamais laisser le temps au public de souffler. De « Fais-moi mal Johnny » en passant par « Les corons » jusqu’à un « été indien » genre marche militaire allemande, tout y passe, y compris la sœur sourire dont le célèbre « Dominique » se prend un sérieux coup de lifting.
Des titres sirupeux et bien souvent dégoulinant prennent un nouvel élan et un nouvel envol grâce au talent de l’Opium du peuple. On se prend parfois à vraiment aimer ces titres auxquels nous aurions été complètement indifférents par le passé grâce à cette seconde vie que Slobodan et sa troupe offre à ces morceaux.
Si c’est la grosse ambiance dans le public, c’est également la méga fiesta sur scène. L’Opium du peuple va également prendre à contrepied les règles actuellement établie dans les concerts, à une époque où tout devient de plus en plus réglementé et que l’on essaye de museler au maximum les chroniqueurs et les photographes de presque tout poil.
On nous oblige de plus en plus souvent à ne prendre nos photos que durant les trois premiers morceaux des sets. Ce soir, c’est tout à fait le contraire qui nous attend puisque les photographes auront interdiction de prendre des clichés durant les trois premiers morceaux du set. C’est totalement énorme d’avoir pensé à faire ça, à l’heure où bien des groupes sont passés à l’ère de la starification, un peu d’humilité fait office d’une grosse bouffée d’oxygène ce soir au Sylak.
D’autant plus que l’Opium du peuple va faire monter sur scène tous les photographes présents pour faire une méga chouille et photos en folie.
Les opiumettes plus sexy que jamais sont déchainées et enchainent quasi sans respirer chorégraphies, chœur et chansons.
Slobodan va même nous faire l’honneur d’un petit numéro de type guitar héro bien sympathique avant de nous basculer un peu plus tard dans l’émotion et la nostalgie, avec une magnifique reprise de « Cayenne » en hommage à l’ami Schultz. C’est vrai que les héros du peuple sont immortels et tout le public reprend en chœur ces mots dont on ne sait plus s’ils font sourire ou pleurer.
C’est là un bien magnifique concert de l’opium du peuple pour ouvrir en ce vendredi soir la cinquième édition du Sylak qui commence vraiment en force.

Et puis voici le retour au Sylak d’un « ami » du métal qui trouve ici un public prêt à chanter avec lui les incontournables hits du club Dorothée de votre jeunesse, « Bioman » et autre Goldorack ». Je veux parler de BERNARD MINET bien sûr.
Bernard Minet en solo, Bernard en métalleux accompagné de grind-death avec ceux de DEATHAWAITS, Bernard aux futs, Bernard qui va transcender cette fête de la mousse n’en déplaise aux puristes métalliques. Ce soir c’est la fête pour ce 5ème anniversaire du petit SYLAK qui a grandit, grandit, mais jusqu’où ira-t-il en fait ?

Rendez-vous demain Samedi, même lieux, même ambiance ( ?) pour une journée qui s’annonce d’ores et déjà bien chaude dans tous les sens du terme.