CHRONIQUES DE CONCERTS

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SYLAK - JOUR-2
Avec : Dragon force, ill nino, crowbar, hed pe, terror universal, ultra vomit, crucified barbara, first blood, wo fat, machete, dissident solutions, charlies frontier fun town
Date du concert : 08-08-2015
Lieu : Open air - St-Maurice-de-Gourdans [ 01 ]
Affluence : 7100
Contact organisateur : http://www.sylakopenair.com
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 17 août 2015 - Chroniqueur : blaze-nathan - Photographe : blaze-nathan


Photos blaze-nathan, chroniques black.roger et franckenstrat.


Samedi 08 Août 2015, seconde journée au SYLAK, une journée qui commence sur les chapeaux de roues à 11heures 35 avec sur scène CHARLIES FRONTIER FUN TOWN.
Les Grenoblois vont placer la barre bien haute en ce début de journée avec leur « fuckin’ rock-metal » devant un public bien réveillé où qui n’a pas dormi la nuit dernière, public en nombre donc devant les « crash ».
Que nous propose CFFT en fait ? Du rock ‘couillu », stoner si vous voulez, avec des dérapages métalliques, bref ça groove et ça « tabasse » sec ce matin à St-Maurice de Gourdans, on aime tout simplement.

La suite se voudra plus « mortelle » avec du death old-school proposé par les Lyonnais de DISSIDENT SOLUTIONS. Le quintette ne révolutionne pas le genre c’est un fait, mais se fait plaisir en nous balançant du métal extrême influencé par les ténors du genre, Obituary, Bolt Thrower et Entombed, vous voyez le genre.
Les musiciens ne sont pas nés de la dernière pluie et assurent comme il faut car ils pratiquent une musique qu’ils ont toujours aimé au final. Et cela se sent, cela se ressent au travers de leurs compositions et de leur chorégraphie scénique, cheveux au vent. Bravo les mecs vous avez bien assuré devant un public qui a répondu présent.


Il est maintenant 13heures 35, l’heure de digérer son sabaudet aux pommes de terre (spécialité Lyonnaise) avec MACHETE, combo de Montaigu (la digue, la digue…) en Vendée.
Après avoir joué au dernier Hellfest et s’en être très bien tiré entre parenthèses, Machete vient nous rendre visite sur la scène du SYLAK. Machete envoie du lourd, du stoner qui fait boum dans le sillage d’un Phil Anselmo quoi ! Le quatuor a tout comprit au film de « Nola » et nous balance des compositions simples mais travaillées avec soli à la clé pour enfoncer le clou de ce rock marécageux du bayou de Louisiane.
Bonne découverte pour beaucoup, à revoir avec plaisir.


Restons dans une veine stoner avec WO FAT, trio de cowboys « ricains » qui donnent dans le doom /psyché, le blues aussi.
Avec une basse énorme raclant le plancher de la scène, une batterie groovy à souhait et une guitare lame de rasoir abusant de distorsions, un chant clair mais gras aussi, le trio fait un malheur en live.
Avec aussi quatre albums au compteur déjà et une réputation grandissante à leur actif, les Texans vont créer la surprise et nous emmener loin dans leur délire puissant et fun à la fois, excellent donc !


La transition sera brutale à 15heure 35 avec les « coreux » de FIRST BLOOD, tout un programme avec un nom pareil !
Les californiens vont retourner la scène du Sylak cet après-midi a grands coups de moshs, breaks, avec des « jumps » dans tous les sens (mais où est passée ma godasse ?).
Ces voyous « straight edge » représentent bien la nouvelle génération hardcore avec un chanteur charismatique qui sait tenir le public dans le creux de sa main. Et ses acolytes assurent dans tous les sens du terme, alors les « coreux » du Sylak et les autres curieux du public vont en prendre plein la « tronche », une tornade est passée sur le Stade Regis Perrin et l’on a aimé ça tout simplement.


CHRONIQUE FRANCK – CRUCIFIED BARBA

Les magiciennes de Stockholm sont enfin de retour chez nous et elles ont choisi le Sylak pour revenir, ce qui n’est pas rien.
Les Crucified Barbara sont une véritable machine de guerre parfaitement huilée avec beaucoup de tournées et d’expérience à la clef. Les belles suédoises ne seront ce soir qu’au nombre de trois sur scène car Ida est forfait pour cause de maternité. Nous lui souhaitons au passage beaucoup de bonheur.
Ida sera remplacée sur scène par un bassiste barbu (rires) dont je ne connais pas l’identité, mais je me suis laissé dire qu’il était le compagnon de l’une d’entre elles (info à vérifier bien entendu…).
Quoi qu’il en soit, il a du bol, j’aimerai bien assurer l’intérim au sein d’un tel groupe de nanas, même si ce n’est que pour beurrer les sandwichs.
Ne nous plaignons pas, il nous reste rien que pour nous les talentueuses Mia, Klara et Nicki (+ le barbu) qui vont nous envoyer un set absolument énorme que je peux désormais ranger dans mes archives rock du « ceukeujaivudeumieu » où sensualité et virilité féminine rivalise grave avec rock’n roll.
Ces filles sont taillées dans le rock, elles sont faites pour ça, elles le maitrisent d’un bout à l’autre de la chaine, elles ont la grande classe.
Les belles suédoises et leur barbu de bassiste vont nous retourner le Sylak dans les règles de l’art. Jeu de scène punchy avec un rock solide, mature et efficace, les filles vont mettre le public à leurs pieds et se laisser adorer comme les déesses qu’elles sont.
Les fans, les adorateurs et divers festoyeurs leur ont réservé en offrande une véritable avalanche de peluches qui arriveront de toute part sur la scène durant leur set.
Acclamées comme si elles jouaient à domicile, les Crucified Barbara ont une fois de plus gagné le cœur du public. Les suédoises ont sacrément mouillé le maillot et sont trempées comme si elles sortaient de la douche.
Désormais elles sont de partout chez elles et le public leur est acquis. Leurs sourires traduits facilement leur joie d’avoir fait un saut au Sylak et l’on sent bien qu’elles ont du mal à quitter la scène.
Après bien des remerciements, des paroles d’une grande gentillesse et un gros ramassage de nounours, les suédoises nous quittent à contrecœur pour laisser la place à Ultra Vomit. Je pense que nous les reverrons bientôt dans d’autres aventures. Merci les filles, vous êtes définitivement extraordinaires.

En fin d’après-midi, on se serre devant les « crashs » pour assister et participer au set d’ULTRA VOMIT.
Le public est toujours « accro » aux plaisanteries potaches des Bretons c’est un fait. Mais là je vous lâche un peu car je n’adhère pas du tout à leur démarche qui ridiculise un peu trop le métal/rock sous toutes ses formes, même si je dois l’admettre leur puissance de feu musicale est sans reproche (remember le passé grind du groupe…).
Pour moi c’est donc non, mais cela n’engage que moi évidemment.


Debut de soirée @ 19heures 20 avec un OVNI appelé TERROR UNIVERSAL.
Sur scène, un quatuor masqué à la …SLIPKNOT sur les bords se réclamant d’un certain « horror » metal ».
En fait le groupe est composé de membres de Ill Nino, Soulfly et Machine Head, mais cela ne suffit pas pour présenter un projet qui selon moi n’a pas beaucoup de relief. Pas de surprise donc au menu, même si les musiciens assurent, mais l’originalité n’est pas de mise. Plutôt caricaturale leur prestation, sans plus dirons-nous, passons !

Tiens, voilà maintenant HED PE devant nous. Groupe que je découvre en live et pourtant cette formation ne date pas d’hier et avait fait parler d’elle à ses débuts en 1997 avec un premier album éponyme et puis…
Bon, allons apprécier (ou pas) Jahred fondateur de cette entité fusionnelle, Trauma, Kurtis et Gregzilla.
Pour les néophytes nous dirons que Hed Pe offre un sacré mélange de punk, rapcore, reggae avec des avancées grindcore par moments.
Bref, le quatuor a ramassé tout ce qui trainait dans la planète rock/metal et ses satellites. Et son mélange sonne bien même si on est dans une veine plus hip-hop que métal. Ovni donc dans ce festival, mais soyons curieux et sachons apprécier leur démarche, ce que le public du Sylak a fait tout simplement.

CHRONIQUE FRANCK - CROWBAR

Si on dit de certains qu’ils envoient grave du steak, pour qualifier la musique de Crowbar on pourrait parler de la boucherie entière voire des abattoirs. Mais comme ils ne sont pas de Chicago, mais plutôt de la Nouvelle Orléans, le terme de southern discomfort sera plutôt de mise.
On peut dire que les louisianais ne sont pas venus au Sylak pour étendre le linge mais plutôt pour nous expédier dans les chailles un set ultra costaud.
C’est l’avant dernière date de la tournée des américains et pour finir en beauté ils vont nous mettre le paquet.
Des nappes sonores de guitares absolument énormes nous arrivent de la scène comme une déferlante. Fidèle aux thèmes sombres de ses chansons, Crowbar balance un sludge metal énorme au travers des open tuning très graves de ses guitares.
«Symmetry in Black » leur tout dernier opus sorti en 2014 va être un de leur principal sujet de conversation sur la scène du Sylak.
D’autant plus qu’avec cet album particulièrement excellent, Crowbar monte encore de quelques crans et les potards des amplis avec.
Ce soir au Sylak, les « pieds de biche » font un nouveau casse et viennent largement s’imposer comme éternels leaders de la scène NOLA.
Kirk et sa bande ne sont pas du genre à passer en finesse mais plutôt en puissance. Comme d’hab les titres alternent entre ambiance lourde, sombre et pesante avec de bonnes accélérations genre diesel qui vous laissent une bonne dose de fumée crasseuse plein les naseaux et une impression d’asphalte brûlant sous vos pieds.
Crowbar c’est vraiment une bonne bouffée de rêve obscur et ça passe toujours aussi bien, tellement bien que l’on voudrait que le set continue sans fin…


Il est 22heures 30 à l’horloge de l’église de St-Maurice-de-Gourdans (datant du 12ème siècle ndlr) et voici sur les planches un groupe que j’attendais de voir depuis des lustres en live.
Son nom, ILL NINO, sa musique, démente, sa tenue de scène, affolante, une « kekla dans la chetron » comme dirait mon ami le keupon fou.
Voici donc 16 ans et 7 albums que ces fous du neo-metal latino du New-Jersey nous abreuvent de métal aux rythmiques saccadées et violentes, complexes à souhait. Et ça « beugle », ça tricote aux grattes en partant dans tous les sens, et puisqu’on apprécie un certain côté latino, nous pensons carrément par moments à un Carlos Santana sous amphétamines, plus rock, plus métal, mais avec une facette jazzy sous-jacente.
Sur scène les « dreads » volent, les musicos s’envolent en nous balançant des morceaux de tueurs variés et mâtures, le tout avec un son d’enfer.
Bref, je n’ai pas vu le temps passer, quoi, comment, c’est déjà fini ? Normal ce fut un set carrément énorme, mon direct « in your face » de la journée, incroyable.
Ill Nino, je n’en reviens toujours pas, c’est vous dire…


CHRONIQUE FRANCK – DRAGON FORCE


Parfois dans la vie, il est plus sage de connaître les moments où il faut s’arrêter, ou alors savoir se remettre en question pour opérer des virages au moins à 90° pour essayer de sauver les meubles si du moins il en reste.
Les british de Dragon Force n’ont pas compris le problème et continuent de nous assener avec force leur « power metal » de type fantasy qui ressemble plus à une recette version pudding où se mélangent le hard FM, le glam, le vieux heavy mélodique. Bref, c’est spécial…
Par contre leur jeu de scène est dynamique avec un magnifique fond de scène et des light à tire larigot.
Mais malheureusement les musiciens et notamment les guitaristes en font trop et gâchent le set avec leurs grandes démonstrations de solos. Ce sont des cascades de notes parfois inaudibles, des montées et des descentes de manches à la vitesse de la lumière, du tapping à fond et j’en passe et des meilleures qui nous cinglent les oreilles tout au long de ce set.
De grosses nappes de clavier omniprésentes viennent ornementer des balades sirupeuses où les chorus de grattes noyés dans les effets de modulation dégoulinent sur ces mélodies désormais totalement dépassées.
De plus le son n’était pas vraiment top. C’était un peu un orchestre cacophonique sur la scène du Sylak venu nous interpréter une symphonie pour déprimés.
La batterie était inaudible, la voix de Marc Hudson beaucoup trop aigüe et trop criarde.
Après bien entendu, cet avis n’engage que moi et Dragon Force semble avoir de très nombreux fans à ce que j’ai vu.
L’essentiel est que le groupe et leur public aient tous deux trouvé du plaisir lors de ce sert, c’est à ça que servent les concerts après tout et il doit y en avoir pour tout le monde et pour tous les gouts.