CHRONIQUES DE CONCERTS

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DEATHCRUSHER TOUR 2015
Avec : Carcass, obituary, napalm death, voïvod, herod
Date du concert : 24-11-2015
Lieu : Le Transbordeur - Lyon [ 69 ]
Affluence : 1000
Contact organisateur : http://www.transbordeur.fr/accueil/
Interview :
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Date de la chronique : 28 novembre 2015 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


Ce mardi 24 Novembre, tout le « gratin » des métalleux rhône-alpins s’est retrouvé au Transbordeur de Lyon pour une étape mémorable du Deathcrusher Tour 2015.
Concert immanquable au vu d’une affiche incroyable. Rendez-vous compte, dans la même soirée voir sur les planches CARCASS, OBITUARY, NAPALM DEATH et VOIVOD auquel se sont rajoutés les Suisses d’HEROD ce fut géant tout simplement.
Quatre concerts sur Lyon en même temps ce soir, mais tous les vieux renards du métal se sont retrouvés dans un Transbordeur accusant la présence d’un millier de personnes pour ce concert pas comme les autres.
Ouverture des portes à 18 heures, premier groupe sur scène à 18 heures trente pour un voyage dans l’extrême au cœur du métal en fusion, « get a grip ! ».

C’est la nuit sur scène pour l’arrivée des Suisses de HEROD et cela va rester ainsi pendant pratiquement tout leur set au grand bonheur ,des photographes ! Nous nous serions cru à un concert de HYPNO3E voyez-vous.
Mais la comparaison s’arrête là quand même. Le quatuor de Vevey au pays du chocolat a qualifié sa musique de « progressive sludge ». En fait c’est du post-quelque-chose entre la détermination d’un Converge et les envois alambiqués d’un Meshuggah vous me suivez ?
Le public encore peu nombreux à cette heure ci (nous sommes en semaine) reste quand même figé, mais attentif à cette démonstration post-core si vous voulez. Les membres de ce combo Suisse possèdent déjà une certaine expérience car ayant déjà joué dans d’autres formations auparavant et de ce fait maitrisent bien leurs « longues » compositions dans une débauche de sons agressifs avec une énergie folle déployée sur des lumières « crues » et suicidaires.
Le groupe semble tenir le choc dans cette tournée monumentale de 33 dates en 37 jours en ouverture des 4 légendes du métal que sont Carcass, Obituary, Napalm Death et Voivod.
Alors la première surprise passée nous entrons dans leur jeu jusqu’au final où David le chanteur termine ses vocaux au milieu de la fosse, surprenant, « i twas really a blast ! ».

Nos cousins du Quebec VOÏVOD prennent la suite devant un public de connaisseurs impatients d’en prendre plein les mirettes et plein les oreilles.
Voici donc un « grand » du thrash-metal des 80’s, mais un thrash un peu spécial, un peu (beaucoup) hybride le mot est lâché ! Un Voïvod qui continue dans l’esprit du regretté Piggy (Denis D’Amour) guitariste disparu depuis une dizaine d’années maintenant. Un groupe qui a bénéficié des prestations de Jason Newsted(ex-Metallioca) pendant plus d’une décénie soit dit en passant.
Mai aujourd’hui Voïvod a survécu a tous ces chanboulements passés et continue avec doigté et fierté de nous faire bénéficier de leur style prog/punk/metal d’une rare complexité jamais égalée dans la mouvance métallique.
Et ce soir personne (ou presque) ne va être déçu de leur show quelque fois étrange et spatial, mais toujours curieux et bien léché, génial si vous voulez. Encore un groupe mythique devant nous qui a survécu avec grandeur à la période des 80’s riche en improvisations avant-gardistes.
Alors « tabarnac » ce soir, leur set fut grand, merci les Québecois.

En Janvier dernier paraissait « Apex Predator – Easy Meat » le 16ème « méfait » de NAPALM DEATH et je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter ces pionniers Britishes du grind-death qui depuis « Scum » en 1987 font exploser les enceintes de votre chaine hi-fi.
Un cri de brontosaure, des riffs meurtriers, des blast-beat incessant c’est leur formule et cela dure, dure sans faiblir depuis bientôt trente ans, aargh ! Napalm Death tranche dans le vif du sujet toujours enragé, toujours engagé. Le groupe monte en puissance jour après jour, album après album dont le dernier qui nous offre une overdose de violence, de brutalité, de noirceur crade aussi dénonçant notre belle société.
Alors ce soir durant 40 petites minutes les Britishes vont tout démolir dans un Transbordeur acquit à leur cause, de « Scum à « Nazi Punk Fuck Off » en passant par « Suffer The Children avec en interlude parfois les dénonciations de Barney fustigeant avec véhémence les politiques et les religieux de toutes sortes.
Encore une fois Napalm Death nous à prit à la gorge, nous a prit en témoins et nous a démolit ce qu’il nous restait de neurones avec son mélange grind-death et punk-hardcore, amen !


« and now, ladies and gentlemen, from Tempa here is OBITUARY ».
Dès les premiers accords de l’instrumental “Redneck Stomp”, nous y sommes, le son particulier, toujours imité, jamais égalé des death-métalleux Floridiens entre en nous et pour une prestation toujours très attendue.
N’ai-je pas entendu dire souvent que Obituary « est » le death-métal, pourquoi pas après tout !
De « Slowly We Rot » en 1989 à Inked In Blood » la formation des frères Tardy, malgré quelques changements de line-up n’a jamais déçu. Bien sûr il y a eu un faux split pendant quelques années, mais le groupe nous est revenu au début des années 2000, « back to the dead » pourrait-on dire ! Et depuis c’est un sans faute notamment en live. Témoin leur show de ce soir au Transbordeur qui fut l’un des meilleurs que je n’aie vu par le passé. Tout y est, la présence et la voix de John, la lourdeur des riffs d’outre-tombe, les soli malsains lame de rasoir, la rythmique bulldozer, bref le style Obituary dans toute sa splendeur, unique en son genre.
Bref, encore une fois ceux de Tampa ont mis tous les death-métalleux d’accord, même les non-initiés au style, c’est vous dire.
Alors, groupe à voir et re-voir jusqu’à plus soif ? Sans problème, vous revenez quand vous voulez OK !

Set-List : Redneck Stomp, Centuries of Lies, Visions in my Head, Intoxicated, Bloodsoaked, Dying, Find The Arise, Til’Death, Don’t Care, Slowly We Rot.


Vous vous souvenez sûrement de “Heartwork” titre de 1993 qui vous est resté dans la tête longtemps après le split de CARCASS en 1996.
Et puis « miracle » Bill Steer et Jeff Walker ont remis la machine grind/death en route en 2007 après de trop longues années de « stand-by » en remontant sur scène et puis en nous offrant en 2013 le magnifique album du retour « Surgical Steel ».
Voici donc devant nous ces légendes du gore-grind-death-thrash qui vont nous faire profiter pendant plus d’une heure de leur savoir faire en la matière ainsi que de leur charisme resté intact après tant d’années.
Voici donc la voix « raclée » et teigneuse de Jeff Walker et la prestation guitaristique sans faille de Bill Steer qui nous sort des soli incroyables, au milieu de compositions rapides et agressives en diable.
Certains regretterons cependant le côté « crade » et brut de décoffrage de certains « live » même récents, car ce soir le groupe bénéficie d’un son clair et propre, tout est d’une précision « chirurgicale » pourrait-on dire. Mais l’on redécouvre un Carcass dont les membres originels ont plaisir à jouer à nouveau ensemble et cela n’a pas de prix !
Conclusion un set implacable ce soir en efficacité et en intensité, merci !

Set- list :

• 1985
• Unfit for Human Consumption
• Buried Dreams
• Incarnated Solvent Abuse
• Cadaver Pouch Conveyor System
• This Mortal Coil
• The Granulating Dark Satanic Mills
• Captive Bolt Pistol
• Exhume to Consume
• Reek of Putrefaction
• Keep On Rotting in the Free World
• Corporal Jigsore Quandar
• Mount of Execution
• Heartwork



Il est 23heures 15, tout s’éteint sur scène, un concert déjà considéré comme mythique vient de s’achever, un concert qui restera longtemps gravé dans nos têtes. Merci aux organisateurs de ce Deathcrusher Tour 2015 et merci au Transbordeur.
Et bien entendu merci à David de HEROD pour l’accréditation/pass photo accordée à Pavillon666.