CHRONIQUES DE CONCERTS

pavillon 666 webzine metal rock TOUTES LES CHRONIQUES pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUÉ pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUEUR


PARKWAY DRIVE
Avec : Parkway drive, architects, thy art is murder
Date du concert : 07-02-2016
Lieu : Le Transbordeur - Lyon [ 69 ]
Affluence : 1600
Contact organisateur : https://www.facebook.com/slhproductions
Interview :
Pavillon 666 - metal rock webzine Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 10 février 2016 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


Voici donc un Dimanche soir pas comme les autres à Lyon au Transbordeur ce 7 Février avec la venue de PARKWAY DRIVE qui fait étape dans la cité des Gaule pour sa tournée « ire ». Il sera accompagné d’ARCHITECTS et de THY ART IS MURDER.
Dès 18 heures une longue file d’attente se profile à l’extérieur, mais chacun a son billet en poche, ce concert placé sous le signe du metalcore étant sold-out tout simplement, il ne pouvait en être autrement. En effet les organisatrices de Sounds Like hell productions vont toujours de l’avant et leurs propositions de soirées font mouche très souvent et l’on s’en félicite bien entendu !

Il est à peine 20 heures lorsque les Australiens de THY ART IS MURDER envoient le son. Bon, leur dernier album en date (le 3ème) « Holy War » avait défrayé la chronique avec un artwork de couverture controversé, mais non de par son contenu qui ne révolutionnais pas le genre. Le genre, parlons-en ! Ces « kangourous » pratiquent un death/deathcore plutôt assis entre deux chaises. Par moments c’est du death bien lourd et « growlé » et par la suite ils nous offrent un deathcore bien classique dans les schémas.
J’avais eu l’occasion de les voir en live il y a quelque temps et je dois l’avouer, leur prestation ne m’avait pas marqué l’esprit outre-mesure. Pourtant ce soir j’étais curieux de les revoir avec leur nouveau chanteur Nick Arthur (Molotov Solution) qui remplace CJ McMahon ayant quitté le navire en décembre dernier pour raisons familiales il parait.
Mais, au final rien de changé en ce qui me concerne, une petite demi-heure de set linéaire et puis s’en vont. Le public semble avoir apprécié je pense ce gros son qui a permis de se mettre dans l’ambiance, mais sans plus…
Set-list : Absolute Genocide, Coffin Dragger, Shadow of Eternal Sin, The Purest Strain of Hate, Reign of Darkness, Light Bearer, Holy War.

Passons maintenant au metalcore avec le combo British ARCHITECTS. Cette formation n’ayant pas chômé en matière de discographie (6 albums depuis 2006), j’étais impatient de les découvrir enfin en live.
Après un démarrage assez convaincant de métalcore classique mais puissant, ceux de Brighton sombrent bien souvent, dans des dérives mélancoliques et planantes nous faisant penser bien sûr à l’émocore de nos aïeux. Le rythme de la prestation s’en trouve ainsi « haché » et l’on se raccroche aux branches attendant le sursaut qui fera sauter en l’air tout le monde.
Les inconditionnels du groupe sont aux anges car il est vrai que les Anglais assurent niveau technique c’est indubitable et le chanteur module sa voix à l’envi c’est certain.
Alors, pour moi c’est « mi-figue-mi-raisin », et je n’ai apprécié qu’à moitié. J’attends la suite et l’évolution de ce groupe qui a les moyens de se sortir du carcan metalcore dans lequel il peine à s’en sortir visiblement malgré quelques échappées aventureuses encore bien timides.
Set-list : Gravedigger, Broken Cross, The Devil is Near, Dead man talking, Colony Collapse, Castles In The Air, Naysayer, C.A.N.C.E.R, Thse Colours Don’t Run.

Et puis, et puis, devant nous un grand rideau est baissé et derrière tout semble s’agiter. PARKWAY DRIVE semble vouloir nous surprendre avec un show particulier, « wait and see » donc, tout le monde piaffe d’impatience. Attente un peu longue mais ensuite ça vaudra le « cou » comme l’on dit dans le jargon métallique.
En effet tout d’un coup un nuage de confettis envahit la salle, le rideau se lève et c’est parti pour une heure de spectacle grandiose qui va nous coller contre les murs du Transbordeur. Le quintette Australien a mis les petits plats dans les grands donc, rien à voir avec le gig donné au Hellfest il y a quelques années déjà, je suis subjugué !
Le son est énorme, les lights géants et sur scène Winston le frontman « conducteur » se donne à fond haranguant la foule régulièrement entre deux « lancés de flammes ». Car oui, la pyrotechnie est au rendez-vous ce soir. Du feu, des flammes, de la fumée et des titres accrocheurs ne nous laissent aucun répit. Duo basse-batterie infernal, prestation originale des six cordistes qui font « miauler » leurs instruments dans une dérive bien rock parfois ce qui renforce d’une autre façon le métalcore des « kiwis » dans une certaine originalité bien sentie.
Bien sûr le groupe défend ce soir son nouvel album « Ire », un album « coléreux » (pléonasme !) qui montre une formation ayant su se démarquer de la vague métalcore avec un savoir- faire inéluctable notamment dans la lourdeur des envois.
Bien entendu la mélodie n’est pas absente du propos mais bien insufflée dans une dérive plus métal que « core », et ça marche ! Bien sûr le groupe tient le public dans le creux de sa main, un public acquit à 100% on s’en doute. Alors fatalement la prestation fut énorme ce qui m’a obligé à revoir ma copie au sujet de PARKWAY DRIVE, ils sont maintenant au « top-niveau » et le méritent largement, quel spectacle, quelle musique ils nous ont offert ce soir !
Set-list : Destroyer, Dying to believe, Carrion, Karma, Dark days, Deliver me, Vice Grip, Idols and Anchors, Dedicated, Wild Eyes, Romance is Dead, Swing, Crushed, Home is for the Heartless.

Pour conclure, un seul mot me vient à l’esprit, merci ! Merci à Sounds Like hell Productions pour son « à-propos ». Merci aux trois formations présentes sur la scène du Transbordeur et merci au public pour l’ambiance de cette folle soirée.