CHRONIQUES DE CONCERTS

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AVERSIONS CROWN
Avec : A Night In Texas01, Rings Of Saturn02Aversions Crown03
Date du concert : 31-01-2016
Lieu : La Marquise - Lyon [ 69 ]
Affluence : nc
Contact organisateur : http://oneheartbeatproductions.com/en/accueil/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 16 février 2016 - Chroniqueur : Franckenstrat - Photographe : Franckenstrat


One Heartbeat Productions joue ce soir à l’extérieur et nous gâte.
En effet, pour une fois Paris va être délaissée au profit de Lyon pour nous présenter une belle affiche pleine de promesse ce soir à la marquise.
Il sera donc question de metal extrême au programme avec trois jeunes groupes australiens et américains.

Les australiens de « A Night In Texas » sont les premiers à prendre d’assaut la petite scène de La Marquise.
Raffut et sueur assurés, ils vont déchainer les watts comme pas deux en surfant sur la vague résolument extrême de leur metal particulièrement violent et incisif.
Sans frime, ni esbroufe, voici un groupe plutôt brut de décoffrage qui va direct au plus simple.

Ces mecs sont captivants et jouent particulièrement bien.
Leur chanteur est un très bon leader assez charismatique qui n’hésite pas à inviter le public à se bouger.
C’est avec un son énorme que les titres s’enchainent et La Marquise commence à tanguer.
Le public répond présent et les australiens assurent un bon set.
A Night In Texas est le groupe le plus expérimenté des trois présents ce soir et très franchement, cela se sent immédiatement au vu du niveau de leur prestation sur scène.

Les guitares sont réellement énormes et tout aussi tranchantes. Cela va de la rythmique bien lourde au solo coupant comme un rasoir.
La section rythmique en impose aussi. Le duo basse batterie est hyper costaud et assure une solide ossature à chaque titre du set.
La voix très death du chanteur vient se poser sur le tout jet donne un ensemble hyper cohérent et ultra solide à la fois.
Question metal, A Night In Texas ne fait pas dans l’acier, mais plutôt dans la fonte.
Ce jeune groupe australien à l’avenir prometteur possède déjà à son tableau de chasse deux Ep et un album, « The God Delusion » et sans hésitation je peux affirmer qu’ils sont mon coup de cœur du plateau de cette soirée.
De plus, j’ai eu l’opportunité de discuter un peu avec eux et ce sont des mecs vraiment sympathiques et agréables qui ont beaucoup d’humour.
Par conséquent, pour ceux qui ne les connaissent pas, ils sont à découvrir d’urgence.

C’est au tour des américains de Rings Of Saturn de monter sur les planches et de nous montrer pourquoi leur musique a suscité autant d’engouement sur youtube.
Il est vrai qu’au premier abord, leur line up surprend un peu. Le combo ne possède pas de basse et ils ont des guitares avec des manches pas possible avec plein de cordes partout. Les deux guitaristes doivent bien en comptabiliser au moins 16 à eux deux.
A cela on ajoute un chanteur, un batteur, un son de basse préenregistré et cela donne une vue d’ensemble du combo californien.

C’est un groupe très intéressant même s’il paraît légèrement décalé au sein de l’affiche de ce soir.
Même s’ils font preuve d’une certaine agressivité dans leurs morceaux, il n’en demeure pas moins que c’est un groupe avant tout axé sur la technique de jeu et la mélodie, avec des schémas et des plans musicaux particulièrement complexes.
Par moment, on sort même complètement du contexte metal pour aller vers des sphères beaucoup plus progressives.
Techniquement, les deux guitaristes de Rings Of Saturn sont particulièrement doués, c’est déjà du gros niveau.

Dans un esprit très inattendu, très californien, un des deux gratteux porte un bonnet rouge avec deux paires de lunettes de soleil. Est-ce une astuce pour mieux jouer ? Très franchement je l’ignore, d’autant plus que la seconde paire ne lui a pas servi de la soirée, donc cela restera une énigme…
Le chanteur de Rings Of Saturn est très accrocheur. Au beau milieu de cette prestation à la fois très progressive et très technique, il vient poser comme un coup de masse un énorme chant tendance hardcore.
Ce chant en demi teinte à la fois clair et hurlé vient rehausser tout l’ensemble qui par moment reprend des penchants plus ou moins deathcore.
La seule chose un peu étrange est cette basse virtuelle qui revient comme un leitmotiv sonore et qui décolore un peu la cohérence musicale des californiens en apportant un petit côté artificiel à ce combo des plus étonnant.

Pour clôturer cette soirée riche en découvertes, les australiens d’Aversions Crown entrent en piste.
Non content d’être la tête d’affiche, ils vont en plus se payer le luxe de retourner La Marquise.
Avec la sortie de leur album « Tyran » en 2014, les australiens délivrent un gros deathcore hyper énergique avec une grosse puissance de feu transformant pour un soir notre petite Marquise en navire de ligne de type cuirassé.

Aversions Crown est un combo très carré et vraiment en place. Malgré les grosses saturations et le jeu destructeur de la section rythmique, il n’y a absolument rien qui déborde.
Chez Aversions Crown, tout le monde semble savoir bosser ensemble et cela ne rend le groupe que meilleur.
Les deux guitares font un maximum de boulot sur scène échangeant tour à tour riffs et solos.
Et même si le son est énorme et tout en puissance, il passe nickel dans les façades, ce qui fait que le rendu est très bon et permet de souligner l’excellente qualité sonore de leur performance.

Malgré l’étroitesse de la scène de La Marquise, les cinq australiens sont sans cesse en mouvement.
Le set est vraiment vivant, le public bouge et l’ambiance est particulièrement bonne.
Aversions Crown est un groupe chaleureux qui n’hésite pas à échanger avec le public et à se donner à 200%.

Pendant qu’une chaleur atroce et suffocante monte dans La marquise, tant et si bien que l’on se croirait en plein sud Vietnam, le quintet ne lâche rien et enfonce la pédale d’accélérateur tout en continuant d’envoyer des tonnes de décibels à chaque titre qui passe.
Le duo basse batterie est percussif au possible, tandis que les deux grattes sont sur la fréquence crache la mort.
Au chant, Mark Poida met littéralement ses tripes sur scène et balance sans concession un chant hurlé bien tranchant qui balance entre des influences hardcore et death.

Pour vous la faire courte, voici trois jeunes formations très pro et expérimentées au vu de leurs récentes carrières.
Ce sont trois groupes avec un avenir plutôt prometteur compte tenu de ce qu’ils nous ont présenté ce soir.
En bref, une affiche de qualité avec des talents à suivre…

Pavillon 666 remercie chaleureusement Mathilde et toute l’équipe de One Heartbeat Productions pour nous avoir convié à partager cette affiche détonante à leur côté.
Nous remercions également l’équipe de La Marquise pour l’excellent accueil habituel.
Je renouvelle personnellement mes excuses auprès de Mathilde et de One Heartbeat Productions pour la publication tardive de ce live report qui a du être malheureusement retardée pour des motifs personnels.