CHRONIQUES DE CONCERTS

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HANGMAN'S CHAIR
Avec : DECASIA, ERLEN MEYER, HANGMAN'S CHAIR
Date du concert : 27-02-2016
Lieu : Le Pub ADK - Roissy en brie [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : https://www.facebook.com/lepubadk/?fref=ts
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 05 mars 2016 - Chroniqueur : Maulny77 - Photographe : Phil (Maulny77) https://www.facebook.com/phil.metallik/?ref=hl


En ce vendredi, le rock pachydermique et dynamique sont à l'honneur au pub ADK. Comme pour chaque soirée, le plateau propose trois formations pour divertir les amateurs de décibels, soit : Decasia, Erlen Meyer et Hangman's Chair.

Le trio parisien investit la scène pour nous distiller une séance de rock psychédélique à base de fuzz et de tonalités 70's. Sans complexes, les musiciens envoient une musique héritée des pionniers du hard rock et rock enfumé. La formation, ayant à son actif un EP éponyme, propose de parcourir son contenu avec cette approche fougueuse générée par les planches. Les musiciens mettent l'ambiance tant par la musique que par la prestation. Imposant des compositions épaisses et digestes, Decasia prépare le terrain pour les deux combos à venir. Une découverte à revoir avec un peu plus de matière.

Le registre s'endurcit avec les limougeauds de Erlen Meyer. Adeptes des sonorités imposantes et des fréquences graves, le quintette développe une musique énergique et dynamique à l'image de la prestation de son vocaliste, Oliv. Le frontman est habité dès le début du set et ne verra ses démons sortir de son corps qu'à l'arrivée de la lumière synonyme de fin de set. A lui seul, il anime l'ensemble de ce show, occupant l'espace pour ses compères. Sa prestation vocale et gestuelle, en phase avec la musique du groupe, ne va pas à l'économie et restitue les compositions de la formation sans difficultés. A l'arrière ses musiciens emmènent l'ensemble sans fioritures mais avec aisance et précision. Une belle tornade qui n'a eu pour effet que de maintenir le public attentif et fédérer l'assistance à la scène.

Après une telle entame, rien de mieux que de recevoir une dernière dose de rock épais et imposant. Le quatuor parisien ne va pas s'écarter de cette atmosphère engagée dans l'enceinte du pub. Malgré quelques problèmes techniques, les musiciens sont en place et maitrisent leurs sujets. L'intensité est contenue et ne peut redescendre par cette dose de décibels, de frappes lourdes, de ces fréquences graves appuyées. Ancrés sur leurs positions, Clément (basse) et Cédric (chant, guitare) laissent Julien (guitare) s'évader dans des séances des headbanguing, dans un rôle de furieux fougueux façon Angus Young. Equilibrée, la prestation est riche en intensité malgré l'écart de traitement proposé par le combo. Sans tenir compte des incidents, les musiciens envoient sans économies, sans temps morts des standards du groupe, de manière directe et concise à la force des instruments. Les bourreaux ont pris position dans le pub pour établir un siège le temps d'une soirée, le public qui s'est tenu à sa cause n'en a pas perdu la tête mais a laissé son esprit s'égarer pour que la fête soit réussie de part et d'autre de la scène.
Attendons la prochaine sentence du groupe en terre ADK.