CHRONIQUES DE CONCERTS

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LA MADRANGE NIGHT
Avec : MAMA'S SYL, MADRANGE FAMILY, WARD LEONARD
Date du concert : 01-04-2016
Lieu : L'Empreinte - Savigny le Temple [ 75 ]
Affluence :
Contact organisateur : https://www.facebook.com/lempreinte77/?fref=ts
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 08 avril 2016 - Chroniqueur : Maulny77 - Photographe : Phil (Maulny77) https://www.facebook.com/phil.metallik/?ref=hl


La Madrange night n'est pas la promotion d'article alimentaire mais une soirée organisée par Eric Madrange (batteur) dans les locaux de l'Empreinte. Il nous propose ainsi une découverte de sa formation de reprise, Mama's Syl, une jam session avec ses deux fils et un final avec Ward Leonard, sextet dont il garde les fûts.

Mama's Syl est la rencontre de cinq passionnés de musique en tout genre, ayant une certaine expérience pour pouvoir visiter une large étendue dans ce domaine. Sans œuvre propre, la formation intervient dans le rock musclé, le pop rock... Il n'y a pas de limitation tant que les riffs sont tranchants ou puissants, tant que les soli sont émouvants. Les reprises sont rodées et maîtrisées, venant construire un set homogène. Le propos est diffusé en français ou en version anglaise selon l'artiste ou les groupes revisités. La formation est agréable à entendre et à regarder même s'il ne faut pas s'attendre à une prestation des plus engagée. L'échange avec le public se déroule avec simplicité et aisance. Les morceaux sont connus, et assimilés par l'assistance permettant une communion évidente. On a plaisir à reprendre ces instants de vie, un set de chauffe pas déplaisant.

Les fils d' Eric Madrange ne sont pas tombés dans la marmite mais sur les fûts, les cymbales et autres instruments de percussions. Cet interlude est donc une jam session de la Madrange team, père et fils. La frappe avec baguettes ou à mains nues est bien dans les gènes...

Place à une nouvelle séance de rock dur, de propos engagé, de révolte et de fougue. Ward Leonard a connu des mouvements depuis ma dernière rencontre avec le groupe. Suite au départ d'un de ses guitaristes, la formation aux trois six cordistes est venue recruter un nouveau Mr T... Les officiers du manche sont donc Tristan, Thibaut et Thomas. A l'arrière et au front , "l'ancienne garde" assure l'ossature rythmique par Eric (batterie) et Philippe (basse) ainsi que les vocalises par Laurent.

Le voyage rock conduit l'assistance dans des terrains proches de la culture musicale française. Aussi tant dans les sonorités que par les textes, on tutoie par instant Trust et Noir Désir pour la portée du phrasé et la puissance des morceaux, Telephone par les aspects plus apaisés. L'attitude dégagée est plus en relation avec celle des punk rockers comme Starshooter... L'ensemble interpelle pour le bien des yeux et des oreilles. Sans artifices, le band rock s'exprime sans économies, sans temps morts.

Les guitaristes se partagent les parties sans état d'âme, sans en faire de trop. Le trio reste dans un schéma clair et limpide sans jouer dans la surenchère ni dans la suffisance. Le dosage n'est pas simple mais il est maîtrisé. Laurent au devant de la scène partage ses instants avec le public et surtout avec ses compères. Il se dégage une certaine liesse, un certain plaisir de partager les planches ensemble.

Gagnant en simplicité, gagnant en complicité, la nouvelle mouture de Ward Leonard évolue sans prétention, augmentant en maturité.