CHRONIQUES DE CONCERTS

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ALL FOR NOTHING
Avec : Pit Disorder01, Parjure02, Stinky03, Six Grammes Eight04, Shall Remain05, All For Nothing06
Date du concert : 16-04-2016
Lieu : Le Blogg - Lyon [ 69 ]
Affluence : nc
Contact organisateur : http://www.radiometalsound.fr/
Interview :
Pavillon 666 - metal rock webzine Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 24 avril 2016 - Chroniqueur : Franckenstrat - Photographe : Franckenstrat


Pour le coup on va dire que l’histoire a débuté avec pas mal de retard. J’étais certain que ça débuterai à la bourre, mais à ce point là, on peut dire qu’ils se sont surpassés !! (rires)
J’aime autant vous dire que lorsque ça a démarré, ce n’était pas du diesel. Radio Metal Sound ainsi que la totalité des groupes ont mis direct le pied sur l’accélérateur et je peux vous garantir que c’est pied au plancher que se sont enchaînés les sets des six combos en présence.

La soirée démarre donc en force avec nos coreux locaux de Pit Disorder qui ne vont pas nous ménager les tympans en débutant cette soirée avec un gros set.
Nos lyonnais sont en forme et c’est parti pour le gros son et d’emblée ils vont placer la barre assez haut et ça va être au tour des cinq autres groupes de faire aussi bien.

Leur hardcore épais et furieux déchaîne déjà le pit où les séances hardcore, muscles et karaté commencent.
Le chant rageur de Boris sait faire toute la différence et invite le public à se remuer. Pit Disorder a trouvé en la présence de Damien une guitare qui donne l’effet de coups de haches avec disto californienne totalement énorme à l’appui.
La section rythmique composée d’Alex à la Basse et de Bij à la batterie est époustouflante. Ca cartonne un maximum comme à l’ancienne et c’est ultra puissant. Les garçons ne ménagent pas leurs efforts et sont déjà trempés comme des rats.

Au Blogg ce soir, pas besoin de chauffage, dès le set de Pit Disorder c’est déjà une loge de sudation.
Franchement, nos quatre lyonnais assurent à mort avec ce premier set hardcore extrême plutôt enlevé. On ne peut que se féliciter d’avoir un tel groupe dans notre ville. Vivement leur prochain concert !!

En attendant, vous pouvez les retrouver via leur page facebook et découvrir leur premier Ep téléchargeable en ligne.
https://www.facebook.com/PitDisorder/?fref=nf



Les changements de plateaux vont aller à toute allure ce soir. J’aime autant vous dire que sur scène, ça pulse et ça transpire dur. Radio Metal Sound essaye de récupérer le temps perdu histoire de finir sans dépasser la marge et franchement ça le fait.
Un coup de « one, two », « one, two » dans les micros, deux ou trois riffs à la basse et aux grattes, un sextolet sur la caisse claire, « boum, boum, boum… » un peu de pédale de grosse caisse et ça y est c’est parti.
Ce sera le même menu express pour tout le monde ce soir.

C’est donc reparti avec Parjure aux commandes et leur hardcore incisif a l’accent metal tranchant de chez tranchant.
Oscillant entre le punk hardcore, le metalcore avec une pointe de death et le tout bien toasté, Hugo balance dans son micro des textes totalement enragés.

Je me garde toujours de faire des comparatifs musicaux avec des tas d’autres groupes car j’estime que chaque groupe a sa propre empreinte, même un cover band.
Et chez les savoyards de Parjure pour avoir de l’empreinte, il y en a. Parjure possède une très forte identité musicale surtout dans cette façon qu’ils ont d’interpréter leurs titres où les voix se répondent en permanence les unes aux autres, c’est un ensemble cohérent qui donne une grande force à l’image du groupe sur scène. C’est un groupe qui a de la puissance, les fondations sont solides et chaque riff vous écrase.

Musicalement c’est impeccable, le son est également d’enfer, toutes les conditions météos sont réunies pour se prendre en pleine tronche un nouveau set absolument énorme et Parjure l’a fait, ils ont donc tenu leur serment…

Si vous ne connaissez pas Parjure, alors c’est une erreur et pour vite combler cette lacune, vous trouverez leur lien Bandcamp ci-dessous pour vous en mettre plein les oreilles.
http://parjure.bandcamp.com/album/keep-your-elbows-straight



Encore un changement express de plateau et là, ce qui nous est tombé dessus les amis, c’est presque la foudre ou tout comme. Il s’agit des Stinky, un groupe résolument énorme originaire de Clisson. Toutefois ils ne seront pas au Hellfest, mais plutôt à l’Xtrême Fest du 29 au 31 juillet à Albi.

Emmené par Claire au chant, ce combo vous retourne littéralement les tripes. La scène du Blogg va totalement prendre feu sous les baskets de la jeune chanteuse qui fout sans modération ses propres tripes sur les planches et c’est à nous de faire le tri au beau milieu de tant de puissance, c’est phénoménal.

Claire hurle tout ce qu’elle a dans les abysses de son cœur et l’ouragan sonore se déchaine autour d’elle. Les textes ne sont pas bidons, ils sont vraiment poignant et démontre bien que le hardcore n’est pas réservé à des bourrins au crane rasé, en short NBA et tatoués de partout.
Il peut y avoir dans les textes une vraie force qui découle d’une certaine fragilité et d’une poésie sombre et désenchantée.
Ainsi des titres comme « Tears in the rain » ou encore « Between lies and life » et j’en oublie, sont les témoignages vivant du message que le hardcore aussi violent soit-il, peut faire passer.

Les Stinky sont tout à fait dans l’esprit d’All For Nothing et de ce que Cindy essaye de transmettre au public. Il y a là dedans une forme de pureté et de simplicité qui est en parfaite cohésion avec l’énergie de la vie elle-même.
Et de l’énergie, croyez moi que sur scène il y en a. Voyant à chaque titre le set monter en puissance, j’ai cru à un moment que tout allait disjoncter.
Claire est de partout à la fois, sur scène, dans le public, chacun de ses mots percutent l’auditoire. Les autres musiciens sont au taquet et tous d’un excellent niveau. Seul un des guitaristes assure chœurs et contre chants donnant appui et réplique au chant de Claire.

Les Stinky pratiquent un hardcore mélodique et sauvage aux tendances plus traditionnelles, bien que l’on soit déjà dans les concepts modernes du hardcore qui découlent de Madball.

Les Stinky ont sorti un magnifique album en 2015, « Against Wind And Tide » qui sera bientôt chroniqué chez Pavillon 666.
Afin de découvrir ce groupe résolument énorme qui dans l’avenir est destiné à prendre une envergure digne des All For Nothing, je vous laisse ci-dessous leur lien Bandcamp afin que vous puissiez rapidement les découvrir.
https://stinkyhc.bandcamp.com/



Le changement de plateau express laisse entendre lors des derniers réglages une véritable furia sonore qui laisse présager du lourd lors du prochain set.
Ce sont les alsaciens de Six Grammes Eight qui s’y collent et qui vont continuer à déchaîner le pit et les watts avec leur hardcore extrême de chez extrême.

Ils ne sont pas moins de six sur la scène du Blogg à déchaîner les enfers avec leur empreinte musicale plus que personnelle qui oscille entre le brutal death, le metalcore le plus violent et le hardcore.
Le groupe ne compte pas moins de deux chanteurs, Olivier et David qui s’expédient la réplique avec l’un au chant clair sauvagement hurlé et l’autre avec un death growl plutôt convainquant.
A eux deux, on peut dire qu’ils occupent toute la scène et enflamment le set en attisant le public en l’invitant à se bouger plus encore. Ils vont même jusqu’à chanter au milieu du public histoire d’intensifier la pression. Un vrai show live quoi…

Du côté des guitaristes équipés tous les deux de sept cordes, c’est du très gros son bien grave et bien épais qui se déroule tout au long du set. Grâce à ces types de guitares on peut facilement descendre dans des open tuning relativement bas et avoir un son à réveiller les morts et nos deux gaillards ne s’en privent pas.
Bien entendu je n’oublie pas Guillaume à la batterie, ni Stepah à la basse qui font un boulot énorme. Stepah assure le contrechant derrière les deux frontmen.

Six Grammes Eight sera la fracture au sein de cette affiche aux allures de petit festival car ils vont nous emmener vers des sphères beaucoup plus brutales avec leur deathcore à tout décoiffer dans lesquelles les autres groupes présent ce soir ne s’aventurent pas.

Pour découvrir Six Grammes Eight si vous ne les connaissez pas, vous trouverez ci-dessous le lien de leur page facebook où l’on peut aisément écouter ce qu’ils font. A noter que leur album « Hopeless » est toujours dispo via leur page Bandcamp.
https://www.facebook.com/Six.Grammes.Eight/



Les Shall Remain de Clermont Ferrand sont les avant derniers gros morceaux de cette soirée.
Les auvergnats ne sont pas venus pour faire de la figuration et encore moins pour étendre le linge. Ils vont nous sortir un set ultra percutant avec leur hardcore incisif façon Terror.

Avec quatre Ep sous le bras enregistrés entre 2008 et 2015, le groupe se range déjà dans la catégorie des valeurs sures du hardcore français.
Adeptes du live et de la scène, ils ont déjà accompagné de grosses cylindrées lors de nombreux concerts. Shall Remain est un groupe expérimenté et cela se sent immédiatement sur scène.

Ils vont direct au contact du public et la sauce prend tout de suite, tant et si bien que ça se déchaîne sur scène comme dans le pit.
Les auvergnats nous délivrent un hardcore sauvage et groovy à souhait et effectuent leur set pied au plancher. A aucun moment le son ne faiblira et ils ne relâcheront pas la pression.

A la fois toutes en finesse et toutes en puissance, leurs compos ne sont pas des titres forcément faciles à gérer. Les fractures de rythmes y sont constantes et les parties musicales sont bien distinctes et détachées. Ils possèdent un style de qualité et vraiment intéressant.
En tout je peux vous assurer d’une chose, c’est que ça déménage. Si vous êtes vraiment un inconditionnel de vrai hardcore pur et dur, allez les voir sur scène, vous ne serez pas déçu du voyage.

Si vous ne les connaissez pas encore, je vous laisse ci-dessous le lien de leur site officiel à l’intérieur duquel vous pourrez accédez et télécharger facilement et gratuitement deux de leurs Ep.
http://shallremain.free.fr/



Voici enfin arrivé le moment que personnellement j’attendais avec impatience. Je ne vais quand même pas vous dire que j’étais spécialement venu pour eux, mais pour moi ça a été le détonateur lorsque j’ai vu l’affiche.

Les néerlandais d’All For Nothing représentent pour moi un modèle du genre et sont très certainement l’un des meilleurs groupe de hardcore que nous ayons de ce côté de l’atlantique.
En lisant cela, je sais bien que certains vont dire que j’y connais que dalle tandis que d’autres seront d’accord avec moi. Mais cela n’a aucune importance car la seule chose qui compte c’est de garder les pieds ancrés dans la réalité en affirmant qu’All For Nothing est une véritable machine de guerre à dimension humaine.

Le Blogg est donc à bloc et chauffé à blanc lorsque les six rotterdamois prennent d’assaut la scène. Les premiers riffs ne sont même pas balancés que déjà Cindy galvanise le public de toute la puissance de sa voix.
Et là ça part d’un coup en mode full speed. Les jeunes néerlandais n’ont pas fait le voyage pour rien. Cette année des dates ils en ont fait un paquet, y compris une grosse tournée en Asie et ils sont chauds comme la braise.

Cindy a complètement pris possession des lieux, elle est chez elle et fout littéralement ses tripes sur la scène. C’est une vraie front woman comme il en existe peu. Son chant ultra puissant est un cri de fureur qu’elle va chercher jusqu’au fond de son âme. Son show est athlétique car elle tient quasi toute la scène à elle seule et se trouve partout à la fois. Elle ira même dans le public délivrer un de ses messages de paix comme elle aime à le faire et je vous jure que c’est bon à entendre. Elle dégueule tout ce qui est violence et intolérance et ses mots mettent tout le monde d’accord.

Du côté du reste du groupe, les garçons en ont toujours autant sous leurs semelles et la rage sonore ne faiblit à aucun moment.
Le son est absolument énorme et en façade rien ne bave. Qui a dit que le son au Blogg était pourri ? Ce que nous avons ramassé dans les oreilles était impeccable.
Malheureusement le set d’All For Nothing passe à la vitesse de l’éclair et on reste planté là avec cette impression que ça a tout juste duré cinq minutes.
Cindy ne va pas en rester là et va nous en redonner encore, toujours en nous donnant le meilleur d’elle-même afin de nous communiquer son énergie pacifique et positive.

All For Nothing aime Lyon et Lyon le leur rend bien. Ils avaient fait un superbe show il y a deux ans au Ninkasi et Cindy l’a encore en mémoire, c’est vous dire.
J’ai eu l’immense plaisir et privilège de passer un moment avec elle après le concert à discuter de choses et d’autres. J’aime énormément Cindy car c’est une personne lumineuse avec beaucoup de tendresse en elle et d’humilité. Je souhaite à beaucoup de personnes de la rencontrer. L’être humain est une espèce en voie de disparition aujourd’hui…

Pour ceux qui souhaitent suivre ou découvrir All For Nothing, je vous mets en lien ci-dessous leur page facebook car leur site officiel est actuellement en travaux.
https://www.facebook.com/allfornothinghc/


Je tiens à remercier personnellement, ainsi qu’au nom de Pavillon 666, l’association Radio Metal Sound (Webradio) qui nous a convié à partager cette affiche exceptionnelle à leur coté.

Un immense merci du fond du cœur à tous les groupes qui étaient présents ce soir au Blogg. Vous avez tous été excellents et dieu merci, ce n’était pas une compétition car tout d’abord j’ai horreur de cela et il aurait été impossible de vous départager. Un immense respect quant à vos prestations, à votre travail et à votre gentillesse.

Une dernière chose, ceux qui jouent les crowd killers, s’il vous plait, restez chez vous à faire vos conneries. Les personnes ne viennent pas dans les concerts pour se faire taper dessus. C’est lamentable ce que vous faites.