CHRONIQUES DE CONCERTS

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GARBAGE
Avec : Heat Parade01, Garbage02
Date du concert : 03-06-2016
Lieu : Le Radiant - Caluire [ 69 ]
Affluence : nc
Contact organisateur : http://radiant-bellevue.fr/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 10 juin 2016 - Chroniqueur : Franckenstrat - Photographe : Franckenstrat


En ce vendredi pas plus saint que le reste de la semaine, me voici de retour dans cette magnifique salle qu’est le Radiant. Il faut dire que depuis le concert d’Izia je n’y étais pas revenu et l’air de Caluire commençait à me manquer.
Alors bien entendu, une fois de plus Pavillon 666 est puni de photos. Par conséquent j’ai du me munir d’un compact et bien entendu la qualité n’est pas au rendez-vous, très médiocre je dirai même.

Je me demande vraiment quel est le but profond à cette obstination terrifiante à essayer de nous interdire de faire des photos par tous les moyens possibles. Nous ne sommes pas des professionnels et pourtant nous travaillons de la même façon qu’eux avec également du bon matériel.
Nous ne faisons que des photos qui servent à illustrer nos chroniques car c’est tout de même mieux avec. Nous les envoyons souvent aux groupes ou aux salles qui nous ont accueillis. Nous ne faisons aucun centime de recette et encore moins de bénéfice ou de commerce avec cela, alors vraiment je ne comprends pas.
Toutefois, pour la qualité de nos reports, c’est indispensable de faire des photos, c’est comme ça. Un Live Report sans photos, c’est un peu comme paris sans la tour Eiffel…

Enfin bref, comme d’habitude je suis un brin à la bourre et le premier groupe qui ouvre cette soirée a déjà largement entamé son set lorsque je fais irruption dans la salle.
Il s’agit du trio parisien de Heat parade avec Bénédicte au chant, accompagnée de deux guitaristes et un batteur. Je n’ai malheureusement pas eu le loisir d’écouter beaucoup de leurs titres, mais le peu auxquels j’ai assisté sont plutôt tendance pop à la française, plutôt sympas et assez dansant.

Je n’ai pas trop senti les tendances rock alternatives de ce combo qui au départ était un duo. Un batteur les a rejoints plus tard et ils ont enregistré un premier Ep. Pour assurer la première partie de Garbage, ils se sont dégoté un guitariste supplémentaire qui apporte un coté un peu plus punchy à la musique de Heat parade.
En tout cas, ça bouge bien et même s’ils n’ont pas allumé l’incendie dans le Radiant, le public semblait plutôt satisfait de leur prestation.

C’est un groupe résolument énergique, tout ce qu’il fallait pour introduire les légendaires Garbage. Les Heat Parade n’ont pas encore de clip officiel, alors je vous ai mis en lien un petit teaser qu’ils ont fait pour la sortie prochaine de leur première vidéo officielle. Afin de mieux les connaître ou tout simplement pour les découvrir vous trouverez en lien ci-dessous leur page facebook qui fait un peu office de site officiel.

https://www.facebook.com/Heat-Parade-1612337548996238/?fref=ts


Même s’il n’y a pas énormément de matos à déblayer, ni non plus à installer, nos amis de Garbage tardent un peu à grimper sur scène.
Leur fond de scène tout à fait dans l’esprit de la jaquette de leur dernier album est vraiment immense et très réussi. On ne peut pas dire qu’on ne le voit pas, il tient toute la place.

A ce propos, leur dernier opus « Strange Little Birds » sortira mi juin, ce qui laisse pas mal de surprises à découvrir lors du concert de ce soir avec de nouveaux titres.
La salle du Radiant fait vraiment plaisir à voir car le public s’est déplacé en masse pour venir écouter le combo du Wisconsin. En outre, il est utile de rappeler que seule Shirley est écossaise, les autres membres du groupe étant tous américains. D’ailleurs, Shirley Manson a de nombreux fans dans la salle dont certains se sont déplacés avec le drapeau à l’effigie de la Croix de Saint André pour encourager leur idole.
Le public est chaud comme la braise et trépigne d’impatience. Il scande d’une seule voix le nom de garbage, bref, l’ambiance est plutôt bonne.

Les américains font leur entrée sur scène sous une ovation du tonnerre et prennent totalement le public à contrepied en débutant leur set par un titre plutôt mélancolique interprété dans la quasi obscurité avec une alternance de lumières blanches et aveuglantes qui viennent donner vie au décor.

Après cette intro surprenante, c’est parti pour le grand show avec un Garbage débridé et complètement décomplexé qui envoi la totale au public depuis la scène.
Depuis leur création il y a maintenant 22 ans de cela, on ne peut pas dire que les américains croulent sous les albums, mais le peu qu’ils ont fait sont tous de qualité. La preuve en est qu’ils ont un sacré paquet de hits à leur actif, voire même certains titres qui sont devenus quasiment des hymnes.

A presque 49 ans, Shirley est totalement incroyable. A la regarder, elle semble être restée bloquée dans le temps grâce à son éternelle jeunesse. Gracieuse, élégante, séduisante et sexy, elle incarne à elle seule le cœur et l’âme de ce groupe phénoménal.
Sa voix est toujours aussi magnifique et profonde à la fois et sait vous prendre aux tripes lorsqu’elle s’adresse au public et que le silence se fait. Alors elle vous conte des anecdotes, d’histoires légères en réflexions désenchantées, elle investi totalement votre cœur et votre esprit capturant un instant l’énergie de son public qu’elle aime tant.

Shirley ne reste pas en place un instant. Elle est toujours en mouvement, elle danse, elle se contorsionne sur la scène nous faisant profiter de ses talents de pure tragédienne. A elle seule elle occupe tout l’espace allant d’un côté, puis de l’autre. Elle arpente le bord de scène allant jusqu’au contact avec le public pour le faire chanter.
Nous aurons même le privilège de l’écouter à la guitare durant un morceau.

Les autres membres du groupe ne sont pas en reste non plus, surtout en ce qui concerne les deux guitaristes et tout particulièrement Duke Erikson avec son jeu de scène monumental et énergique. Duke nous fait péter le gros son allant du jeu en clair jusqu’à la grosse saturation fuzz. Son jeu de guitare est résolument très rock et d’un niveau du genre over the top.

Après un gros creux de cinq années, Garbage s’était vraiment relancé en 2012 avec la sortie de « Not Your Kind of People » suivi d’une énorme tournée européenne. Aujourd’hui ils sont toujours là, même plus que jamais et en plus avec un nouvel opus dans leur musette.
Toujours sous la bannière du rock alternatif avec des titres sombres comme des titres enjoués, Garbage n’a pas hésité à introduire plus de teintes électro et le résultat est plutôt convaincant.
Ce sont tous des bêtes de scène dont la plus immense reste Shirley dont le charisme ne s’est pas altéré d’un micron. En toute simplicité, tout comme en redoutable efficacité, ce soir au radiant ils nous ont sorti le grand show, de ceux que l’on a du mal à oublier.

Après s’être évadés discrètement de la scène, ils reviendront pour un ultime et magnifique rappel sous les acclamations du public.
Ce concert était un grand et pur moment de rock comme le Radiant sait nous les concocter avec en prime un son et des lights superbes. Garbage est toujours bien vivant et la scène alternative n’a qu’à bien se tenir.

Pavillon 666 tient à remercier toute l’équipe du Radiant et en particulier Mailys pour nous avoir convié à partager ce moment tout à fait exceptionnel.