CHRONIQUES DE CONCERTS

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COMBICHRIST
Avec : LORD OF THE LOST, FILTER, COMBICHRIST
Date du concert : 08-06-2016
Lieu : L'Empreinte - Savigny le Temple [ 75 ]
Affluence : 300
Contact organisateur : https://www.facebook.com/lempreinte77/?fref=ts
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 11 juin 2016 - Chroniqueur : Maulny77 - Photographe : Phil (Maulny77) https://www.facebook.com/phil.metallik/?ref=hl


Afin de préparer comme il se doit l'arrivée des allemands de Rammstein en terres françaises, l'Empreinte reçoit dans ses murs un panel explosif de metal à caractère industriel. Décliné en trois volumes, la soirée débute par les allemands de Lord Of The Lost, puis voit le retour en France des américains de Filter et se conclue par les norvégiens de Combichrist.

Avec une démarche percutante, martiale et des sonorités mélangeants la froideur métallique industrielle avec les riffs incisifs et rythmiques bastonnant du monde metal, le combo prend possession des lieux malgré une faible assistance pour l'entame de cette soirée. Cela ne décontenance point les musiciens qui délivrent d'entrée de jeu un set énergique et animé. Les compositions emmènent le public avec elles, qui entre dans l'ambiance rapidement et répond fidèlement aux avances et attentes de l'expressif frontman, Chris Harms. Ayant deux consoles imposantes, pour recevoir la batterie et l'ensemble percussions / claviers, l'espace scénique est de ce fait restreint. Malgré cela, les musiciens s'expriment sans économie, venant sur les devant de scène afin de mettre le feu dans la fosse. En harmonie avec les morceaux, la formation évolue dans des ambiances colorées mais sombres, accentuant cet esprit brutal. La production permet d'apprécier les titres et les instruments sans difficulté. Moins artificiel que ses compatriotes phares, Lord Of The Lost est attachant par son dynamisme et par sa musique.

Sorti des ses démons, il est appréciable de pouvoir rencontrer Richard Patrick dans un contexte de proximité et d'intimité comme le propose la salle seine et marnaise. Comme à son habitude, le frontman ayant oeuvré seul sur dernier album, "Crazy Eyes", nous avons le loisir de retrouver un ensemble composé de musiciens de sessions : Ashley Dzerigian (basse), Oumi Kapila (guitare), Bobby Miller (claviers, guitare, choeurs) et Chris Reeve (batterie). Le mentor tient parfaitement le set du début jusqu'à la fin et organise le placement de chacun si nécessaire, interpelle Bobby Miller pour renforcer sa voix sur certains instants, lui demande de rester aux claviers... avec une précision d'horloger. Richard Patrick est de retour et cela se voit, le vocaliste prend un certain plaisir à faire plaisir à ses fans en prenant les téléphones tendus pour filmer l'instant, il vient sur le devant serrer des mains, il s'époumone comme si c'était ses derniers moments, il vibre et vit sa musique pour le bien de l'assistance.
Les standards sont de sortie ainsi que les brûlots du dernier album. Sans étonnements, l'ambiance tend vers un monde ambiant et mélancolique. Les titres ne font pas honneur aux milieux festifs, mais ce metal indus alternatif, qui tend plus vers un univers pesant et sombre, sait se faire pertinente et entrainant. A la force de la musique et au charisme de son frontman, Filter a mis un deuxième assaut jouissif dans la salle.

Place aux danois attendus, qui ne sont pas venus pour faire semblant. Andy LaPlegua prend possession des lieux sans tarder, tout comme ses acolytes. La musique défile aux rythmes et percussions imposants, aux riffs insistants, aux soli accrocheurs. La formation envoie du lourd des le premier morceau et reste fidèle à son engagement jusqu'à la dernière note. Le headbanging est situé des deux cotés de la scène, la débauche d'énergie est de mise, tout comme la communion avec le public. Joe Letz lance ses baguettes dans la fosse à n'en plus finir, Z_marr grimpe sur ses percussions, Eric 13 jugé sur les retours vient aux contacts du public pour ses soli, Ashley Brent bastonne sa basse sans frémir et Andy LaPlegua communie avec la fosse qui est conquise à la cause du groupe et parfaitement animée. Les danses du metal sont engagées, sans heurts dans une ambiance joyeuse et en harmonie avec l'ambiance scénique. Détonant, les musiciens s'amusent sur les planches mettant une belle pagaille et donnant du job au crew. Cela reste fun et donne un chahut typé punk rock. Cette énergie engagée depuis Lord Of The Lost est donc prolongée sur ce dernier set, ce n'est pas la chaleur régnante et l'humidité ruisselant sur les visages qui vont mettre fin à cette liesse commune. Seules les lumières arrivées surement trop tôt, tant la soirée est belle et appréciable, sont en mesure de mettre fin à cette tornade tombée sur Savigny le Temple.

Une affiche détonante proposée par Garmonbozia et l'Empreinte pour une soirée qui a mis à l'épreuve une assistance garnie et surtout ravie. On serait bien resté une deuxième soirée pour profiter des rappels...