CHRONIQUES DE CONCERTS

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HELLFEST JOUR 3
Avec : HELLFEST JOUR 3
Date du concert : 19-06-2016
Lieu : Clisson - Clisson [ 44 ]
Affluence : 60000
Contact organisateur : https://www.facebook.com/replica-promotion-129323440466556/?fref=ts
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 28 juin 2016 - Chroniqueur : Maulny77 - Photographe : blaze-nathan, Black.Roger, Phil (Maulny77)


Troisième journée riche en décibels...


TURNSTILE
Direction la warzone en ce milieu de journée de Dimanche afin de voir le set des « coreux » de Baltimore, USA, TURNSTILE.
Déjà vus à Lyon il n’y a pas très longtemps, j’étais curieux de les revoir en live afin de confirmer (ou pas) la bonne impression qu’ils m’avaient laissée lors de leur passage chez les « gones ».
Après s’être fait remarqués par la sortie de deux EPs, ceux du maryland ont enfin sorti un premier « full-lenght » intitulé « nonstop feeling » qui a enfoncé le clou. Condensé de hardcore, de punk, mais aussi de rock, leur prestation se veut innovante sans renier pour autant leurs racines old-school à l’aide de petits clins d’oeils au style. Alors, ça joue vite, ça joue fort et une énergie incroyable est au rendez-vous. Que demander de plus en fait ? Rien, Turnstile a rempli son contrat au Hellfest avec brio, combo à voir et revoir en live sans modération.

DRAGONFORCE
Ils ont été à leur début moqués par ce coté hyperspeed power metal, par ces gimmicks surjoués mais pourtant les franco-britanniques savent animer une scène que ce soit dans une salle obscure ou en plein jour lors d'un festival. Placé en début d'après midi, la formation en place et dynamisée va, le temps de quarante minutes, mettre le feu aux poudres et surchauffer l'assistance. On peut toujours reprocher une attitude extravagante, des envolées de guitares, des vitesses de pointes excessives, mais le groupe dégage une puissance et une énergie redoutable. On aurait bien aimé les garder un peu plus longtemps sur les planches.

POWER TRIP
Je ne quitte plus la warzone cet après-midi et après m’être restauré avec une tranche de boeuf/pommes persillées, je reste dans les lieux pour POWER TRIP, combo que je ne connais pas, découverte donc de ces texans.
Ici pas de hardcore pur et dur, mais du crossower chevelu mixant punk, thrash et hardcore. Guitares en avant, un côté Slayer et un côté Cro-Mags, voici donc le son Power-trip. Alors on aime ou l’on aime pas ce « fourre tout ». Personnellement j’ai trouvé leur show honnête à défaut d’être original avec un certain côté punk bien mis en avant, pas mal, sans plus…

NO ONE IS INNOCENT
Punk rock attitude et rock puissant dissipé sont au programme avec nos frenchies, sans aucunes intimidations les musiciens envoient du lourd en amont des grosses pointures qui fouleront les mainstages. On apprécie ce coté naturel, cette débauche d'énergie qui semble innocente mais tellement travaillée. Loin d'être des chauffeurs de scène, N.O.I.I. ont entretenu le brasier sans forcer, sans s'économiser.

TARJA
Principalement pour des problèmes de pass-photo (1 pass pour trois membres de pavillon666) je n’ai chroniqué ce Dimanche que le show de TARJA qui a envoûté de sa voix lyrique tout l’espace du hellfest (on l’entendait nettement à la warzone parait-il !).
Bien que le heavy symphonique à chant féminin ne m’attire guère, j’ai tenu à assister au Show de Tarja Turunen (ex-Nightwish rappelons-le). Tarja depuis 2006 s’est sentie comme « libérée » de ses contraintes de groupe et, accompagnée de musiciens hors norme a expérimenté beaucoup notamment dans le domaine d’un certain opéra épique.
Aujourd’hui Tarja nous propose aussi son dernier album heavy/rock en date « the shadow self » qui paraitra officiellement le 5 Août prochain. Et Tarja se lance des défis dans le genre rock comme dans le lyrique, sa base. Le résultat est là aujourd’hui à Clisson avec un show époustouflant qui va ravir les amateurs de chant féminin dans le domaine rock/metal, bravo Tarja vous le méritez.

GOJIRA
Magma, le nouvel album est sur le point de sortir. Frais et annonciateurs d'une nouvelle orientation musicale, les basques connaissent sur le bout des doigts les secrets de la scène. Pour eux aussi, la lumière du jour enlève la présence de lights et voit un groupe oeuvré sans artifice. Ils démontrent et confirment que seules les armes sont nécessaires, à la force des guitares, basse et batterie ils emmènent la globalité du public dans leur ambiance death metal technique. Ils ont à nouveau fait un carton en un peu moins d'heure de jeu

RATOS DE PORAO
Warzone encore pour voir les vétérans Brésiliens RATOS DE PORAO que je n’avais pas encore eu l’occasion d’apprécier en live.
Voici un chanteur impressionnant et un guitariste exceptionnel, ça devrait le faire. Avec une discographie longue comme le bras (18 albums) et une longévité remarquable (35 ans au compteur), Ratos de Porao ne deçoit toujours pas. Et en cette fin d’après- midi à Clisson, ces vétérans du tharshcore vont nous en mettre plein la g…. durant 50 bonnes minutes. Le chant arraché en portuguais et la présence du chanteur me font penser un peu à Brujeria, un côté « exotique » que j’apprécie particulièrement. Et puis musicalement, ça envoie bien entendu avec des riffs « lame de rasoir » et un duo basse-batterie implacable. Le groupe semble s’être endurci dans ses propos au fil des ans accentuant son côté agressif, et au final ça leur va très bien, nous ne sommes pas déçus du voyage, excellent !

SLAYER
Que peut on attendre encore à ce jour de Slayer? De la version originale, seuls Tom Araya et Kerry King restent présents. Sommes nous en face d'un duo et de deux musiciens de sessions ou d'un véritable combo? Malgré l'usure physique de Tom et une prestation peu agitée de Kerry King, Clisson est vite rassuré par l'unité du groupe. Même si Gary Holt ne peut rester en place et ne fait pas unité avec ses compères, Slayer façon 2013, retour de Paul Bostaph, sait captiver par sa musique le public qu'il soit un fidèle ou un amateur à convertir. Les années passent, les californiens conservent leur aspect redoutable mais aussi conservateur, avec cet hommage rendu à Jeff Hanneman par cet explicite backdrop.

TAAKE
Je laisse les « coreux » de la warzone afin de retrouver les « blackeux » purs et durs sous la Temple où vont se produire les Norvégiens de TAAKE.
Hoest, géniteur de cette entité sombre et maléfique accompagnés de ses musiciens de live va plonger la scène temple dans l’obscurité noire transcendante, avec une musique agressive souvent, mais sans excès brutaux à l’aide de compositions variée où la linéarité n’a pas droit de cité.
Taake est devenu culte dans la scène black internationale et cela se sent, cela se ressent tout au long de leur show glacial et « true » cela va de soi. Alors en ce qui me concerne les 50 minutes allouées à ceux de Bergen sont passées bien trop vite, on ne se lasse pas d’une prestation de Taake, un Taake devenu mythique au fil des ans et des albums parus à intervalles réguliers pour mieux nous maintenir l’esprit dans l’univers d’Hoest.

AMON AMARTH
Amis Viking sortez vos drakkars et boucliers, les suédois profitent de l'entrée de soirée pour sortir les dragons et quelques artifices. Coincés dans les formations cultes du thrash 80's, ils prolongent le mouvement que les ainés ont ouvert. Dans une ambiance guerrière et joviale, les musiciens traitent leurs compositions avec brio et délivrent un set pro et carré.

MEGADETH
Dave Mustaine n'est surement plus la teigne qu'il était dans les débuts du groupe. Usant les guitaristes qui l'accompagnent, le hellfest est l'occasion de découvrir le groupe et Kiko Loureiro, pour qui Mustaine fait des éloges. Peu mobile, Mustaine reste attaché à son pied de micro, le frontman a oublié le headbanging, faute à ses cervicales. Dave Ellefson délivre comme à son habitude des basses ronronnantes et épaisses. Notre attention est portée sur Kiko Loureiro qui dégage un plaisir certain d'être avec le vocaliste ténébreux. Le six cordistes interprète le back catalogue sans frémir et ne fait pas tâche par rapport à ses prédécesseurs. Il tient le cap avec ses acolytes comme s'il en était membre depuis l'origine du groupe. Ce set n'est pas vraiment dynamique mais il est captivant et magique. Le thrash est toujours vivant, Megadeth l'a lui aussi confirmé.

GHOST
Dernier set pour la team, il est donc temps de venir se recueillir pour le sermon tenu par Ghost. Le groupe nous avait promis une nouvelle prestation, un nouveau spectacle... La formation a tenu promesses dès le deuxième morceau par la présence de choeurs, grimés en religieuses, par sa distribution d'hosties et vins... tout le folklore est de sortie, mais ne boudons pas notre plaisir, la messe est engagée et savourons cette cérémonie. La prestation est rodée et parfaitement préparée, chacun est en place et à sa place. Musicalement, le set est équilibré et communicatif permettant aux communiants d'être en osmose avec le pape et ses ghouls. L'assistance assis à cette bénédiction avec ou sans confessions préalables. N'en tenons pas rigueur, cette heure permet à chacun de se repentir et de repartir réjouit par ce message spirituel.

Ce nouvel épisode présenté à Clisson a tenu ses promesses, que ce soit sur les scènes ou sur l'espace mis à la disposition des festivaliers. On apprécie l'ajout de stands de restauration, de l'aménagement de la warzone. On ne peut oublier le service de sécurité qui a permis à chacun de vivre un week end sans heurts, prenant en charge les slammeurs sans excès, on remercie et félicite Olivier et Roger de Replica Promotions pour l'organisation, Thomas Terreur pour sa maitrise au niveau des pits photos ainsi que Ben Barbaud et ses équipes sans oublier les bénévoles pour cette affiche et ce week end à renouveler. Mais la fête ne serait rien sans VOUS, festivaliers, qui avez joué le jeu à nos sollicitations, avez mis le feu et avez donné votre confiance en achetant à l'aveugle votre pass. Il ne nous reste que douze mois à attendre pour vivre la douzième édition... avec si possible un deuxième pass photo attribué à Pavillon666 pour plus de reportages et d'instants capturés.