CHRONIQUES DE CONCERTS

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PYHC FEST VI
Avec : Alavla-Pleasure To Kill-Defecal Of Gerbe-Sound Of Memories-Alea Jacta Est-Slave One-The Bearded Bastard-Stinky-Misery-The Arrs
Date du concert : 22-07-2015
Lieu : Salle polyvalente - Pont sur Yonne [ 89 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : https://www.facebook.com/PYHCOFFICIAL/
Interview :
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Date de la chronique : 02 août 2016 - Chroniqueur : inglewood - Photographe : inglewood photographie https://www.facebook.com/inglewoodphotographie


Pont sur Yonne, petite cité à 15 min de Sens, accueillait en cette mi-juillet la 6e édition du PYHC Fest. C'était la première pour moi et autant le dire de suite je suis ravi d'avoir vécu ce festival.
Une organisation sans failles menée par des bénévoles au top, très sympa et tous très souriants, le tout dans un esprit quasi-familial, c'est ça le PYHC FEST ! Big up à Laurent en particulier, le taulier, pour sa gentillesse et ses qualités humaines évidentes.

Côté programmation, c'était varié, avec des valeurs sures, des groupes locaux, des groupes émergents, du métal, du hardcore (évidemment), 10 groupes sur deux jours... on y va :

Début des hostilités, 19h, vendredi 22 juillet 2016...

ALAVLA, groupe local a la lourde tâche d'ouvrir le bal devant une superbe salle bien clairsemée. Peu importe pour ces 4 coreux, car ici, pas de chichis, c'est du brutal ! Certains trouveront que ça manque de finesse, pas moi parce que c'est un excellent groupe qui se donne directement et a tout balancé sans prendre de gants.

Du Thrash ? Genre old school, t'en veux ? Bah pour ça, le PYHC nous avait prévu le groupe Pleasure To Kill. Un trio de vieux briscards qui envoit sévère, les influences Slaye-riennes et quelques grooves Panta-esques (si ça se dit!) m'ont rapidement convaincus. Un regret pour un manque de jeu de scène du guitariste et des titres un peu convenus. Un excellent moment tout de même.

Que dire de Defecal Of Gerbe ? C'est pas ma came... le GrindCore. Donc je manquerais sûrement d'éléments de jugement pour vous parler de ces jeunes poètes. Nez de cochons, cris de cochons, godemiché sur le pied de micro, « chant » distordu, titres ultra- rapides et très courts. Les fans ont apprécié et déclenché les premiers pogos, c'est que ça devait le faire.
Pour ma part je me suis rendu au bar afin de me délecter d'une des excellentes bières pressions locales proposées.

Première très bonne surprise de la soirée avec Sound Of Memories. Un peu de finesse aussi (enfin après leurs prédécesseurs, ce n'était pas compliqué), les Parisiens pratiquent un Death Mélodique bien écrit par des musiciens de talent. Entant que guitariste, moi -même, j'ai bien apprécié l'hommage à EVH avec l’interprétation d'  « Eruption » (bravo!).
Un groupe à suivre qui tient la scène et à déjà les réflexes des grands.

Pour clore cette première journée, les Toulousains d' Alea Jacta Est et leur hardcore pur sucre. On m'avait promis du set de furieux bondissants, et bien, ce fut le cas. Une « petite » ½ heure d'un set sous stéroïdes dans une salle bien remplie et décidée à foutre un souk pas possible.
Un trait d'originalité avec l'imagerie romaine ou sparte (les aah-ou!), pas tout capté du chant, mais ça claque !

Bonne nuit, à demain...


Jour 2, 19h, samedi 23 juillet 2016...

On reprend en beauté avec un groupe qui m'a à la fois bluffé et positivement surprit. Slave One pratique un métal technique épris d'une spiritualité qui m'avait échappé au début du set. Quelle belle surprise, ces mecs maîtrisent avec brio ce mélange de brutalité et de musique progressive. C'est superbe et il se dégage une atmosphère lumineuse de ces 5 mecs qui m'a bien plu.

Pas de temps mort entre les groupes, c'est d'ailleurs le moment pour féliciter tous les roads qui ont œuvré tout au long de ce PYHC FEST afin que les changements de plateaux soient rapides. Bravo également au sondier et au lighteux qui ont donné une enveloppe solide et professionnelle au festival.

Il y en a, ils ont tout compris ! Un concept efficace, une imagerie soignée, un look étudié, un discours cohérent...parfait.
C'est quoi le concept de The Bearded Bastard ? La Barbe, évidemment car, « Mustache is for pussy ! ». Un énorme moment de punk-hardcore ponctué de petites touches d'humour gras. On aime beaucoup !!
Une prestation qui reste dans mon top 3 du week-end. J'ai aimé, mes cervicales moins...

J'attendais Stinky avec impatience et envie, déjà parce que je suis fans de Claire, la chanteuse et de ses activités dans ELLIPSE (elle m'a d'ailleurs gentiment signé mon CD), ensuite parce que ce groupe propose un Hxc punk comme je l'aime.
Diablement énergique, finement composé avec des titres courts qui te frappent comme un uppercut, bref pas moyen de reprendre sa respiration, ça fuse de partout et on en redemande !!
Un excellent combo emmené par de jeunes et talentueux furieux.

À peine le temps de s'en jeter encore une (avec cette chaleur, pensez bien!) que c'est au tour de Misery d'investir les lieux.

Cinq musiciens en cotte de prisonniers, le chanteur avec un masque ?!, J'ai déjà vu ça, mais où ? bon... pas très original mais passons.
La musique : c'est bien fait, un métal inspiré et moderne qui a beaucoup plu au public massé devant les barrières.
Moi j'ai pas aimé les interventions du chanteur notamment sa manière d'introduire le titre « Bitch » ou je sais pas quoi avec bitch dedans :
je cite : « Ce titre s'appelle bitch parce que toutes les meufs du monde sont des bitch, sauf maman ! »
OK !,... je me casse...dommage.

Ça m'a laissé le temps de me restaurer et m'hydrater (important sur un Festival de 2 jours) afin d'être en pleine forme pour affronter les vedettes de la soirée : The Arrs.

Pour l'occaz, on vire les barrières et on laisse la fougue s'exprimer. Bon bah, les gars écument les scènes depuis un moment et ça se sent, ils nous ont mis leur Metalcore dans la tronche bien fort. Avec maîtrise et puissance ils ont déroulé leur set sans faute ni moments creux. The Arrs mélange habilement les éléments Hxc et métal, de quoi déclencher une guerre dans un pit en fusion.
Les nombreux shots de vodka-red bull ont galvanisé les musiciens qui ont effectué de nombreux bains de foule, les deux gratteux sont même descendus jouer quelques riffs au milieu du public.
Un public enthousiaste et affamé de gros son qui réclamera une rallonge au groupe.
Une fin de deuxième journée apocalyptique !

Le 6e PYHC FEST s’achève et me laisse crevé, pas de temps mort au PYHC. Un plateau riche, dense qui ne laisse presque pas le temps de respirer.
Une ambiance familiale, on se sent comme à la maison, de la bonne bière, des frites, des potes et des sons infernaux.

Ne ratez pas la future édition en 2017, les 21&22 juillet ainsi que les autres événements de l'asso tout au long de l'année, je pose le lien du facebook, likez et suivez les, ils le méritent.