CHRONIQUES DE CONCERTS

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LA MUSIQUE ADOUCIT LES MEURTRES


Avec : Primal rage, sin of wrath, strivers, terra mortuum

 Pavillon 666 - metal rock webzine
Date du concert : 15-02-2020
Lieu : Rock n'Eat Live - Lyon [ 69 ]
Affluence : 180
Contact organisateur :
Interview :
    Date de la chronique : 2020-02-17
Chroniqueur : Black.Roger- Photographe : Black.Roger


La musique adoucit les meurtres qu’il disait mon ami le métalleux fou. Peut-être, en tous cas ce Samedi 15 Février dans les sous-sols du Rock n’Eat de Lyon, 4 groupes de metal nous ont « violenté » les neurones sans compromis, sans faux semblants devant un public réceptif en diable. En effet, les Savoyards de PRIMAL RAGE, les Lyonnais de SIN OF WRATH et de STRIVERS, et les Bressans de TERRA MORTUUM ont assuré « comme des bêtes » dans tous les sens du terme comme si leur vie en dépendait malgré quelques ennuis de line-up pour certains.

Pour débuter la soirée dès 20 heures nous aurons droit ni à du death, ni à du thrash, ni à du « core », mais à du black-metal avec TERRA MORTUUM de Bourg-en-Bresse.
Ici, nous avons tous les clichés du black avec notamment le décorum et les corpes-paints inhérent au style avec en fond sonore une voix d’outre-tombe et des riffs malsains à réveiller les morts. Ce groupe semble vouloir maintenant tourner de plus en plus avec ses compositions morbides et noires comme de l’encre entre un Dissection et un Watain, vous voyez le tableau ?
Non, eh bien vous n’aviez qu’à être présents ce soir de bonne heure, il est vrai que la grosse affluence s’est manifestée plus tard dans la soirée. Alors, séance de rattrapage prochainement (le 6 Mars) à la Tannerie de Bourg-en-Bresse. En attendant le public présent a pu apprécier le « jusqu’au boutisme » mortuaire et maléfique de Terra Mortuum le bien nommé.
Set-list en photo.

Les locaux de STRIVERS se présentent ensuite devant nous avec la ferme intention de nous offrir un set rageur afin de compenser l’absence du chanteur qui a « jeté l’éponge » récemment.
Alors le trio va se lâcher complètement en faisant chauffer guitare et basse, le batteur ne laissant pas sa part « aux chiens » dans l’affaire ; Progressivement et à la force du poignet, Strivers nous a balancé dans les dents un metal en acier forgé mixant allègrement thrash, « core » et plus si affinité avec doigté S. V.P !
Mais la surprise du chef, c’était le dernier titre, une reprise en fait avec le chanteur de Skox, J.C. qui a fait un « tabac », alors vous en déduisez ce que vous voulez, j’ai pour ma part ma petite idée…
Merci les gars vous revenez quand vous voulez, à quatre ce serai parfait !
Set-list en photo.

Le terme de deathcore serait trop réducteur pour qualifier la démarche des Lyonnais de SIN OF WRATH. En effet, le quatuor nous propose bien plus en dirigeant ses effluves musicaux dans un mix de metal extrême reliant notamment death et black, le tout saupoudré de groove hardcore tout en restant agressif.
Et puis en live, ça fait mouche, quelle bonne idée d’avoir choisi un frontman (Nico) qui arrache dans Schräpnel afin de soutenir les exploits guitaristiques de Jeannot Red’Ed, sans oublier une rythmique implacable notamment au niveau de la batterie.
Il n’en fallait pas plus pour déchainer la fosse d’autant plus que « Leti la bouchère » de Lyon est venue poser ses « gruiks » sur un titre, ambiance donc !
Merci donc, vous avez magnifié ce « petit bal musclé » du Samedi soir et plus encore !
Set-list en photo.

Strivers sans chanteur, ok, mais PRIMAL RAGE d’Albertville amputé d’un guitariste, il fallait en vouloir ce soir. Mais la rage (sic) a fait le reste et les Savoyards nous ont collé contre les murs du RNE illico presto surtout qu’après les premiers titres ils ont « brassé » le pit avec la reprise musclée bien sentie de Hatebreed « destroy everything ».
Alors, je ne vous fais pas un dessin, le Rock n’Eat est entré carrément en ébullition durant tout le set. Ces vieux routards du metal/hardcore « biberonnés » au départ de l’aventure par notamment Sepultura et Biohazard n’ont pas fait dans la demi-mesure ce soir vous l’aurez compris.
Nous avons donc eu le plaisir d’assister et de participer à une renaissance remarquée de cette formation qui enregistre un nouvel album « no cure for hate » à paraitre ce printemps 2020. Après cette prestation musclée nous n’avons qu’un seul souhait à formuler : revenez nous vite qu’on en prenne encore une fois plein la « g…le », vraiment !

Inutile de vous préciser que cette soirée passée au Rock n’Eat fus décapante dans tous les sens du terme. Alors merci aux groupes, au RNE et au public pour l’ambiance, on recommence quand ?