CHRONIQUES DE CONCERTS

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CAMPAIGN FOR MUSICAL DESTRUCTION
Avec : Napalm death, eyehategod, misery index, rotten sound, bat
Date du concert : 27-02-2020
Lieu : Ninkasi Kao - Lyon [ 69 ]
Affluence : NC
Contact organisateur :
Interview :
Pavillon 666 - metal rock webzine Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 2020-03-02 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : black.roger


Ce Jeudi soir 27 Février, la tournée « Campaign For Musical Destruction 2020 » faisait étape à Lyon au Ninkasi Kao. Et ce fus le chaos (sic). Car au menu de l’affiche, avec en tête NAPALM DEATH, 4 autres groupes participaient à cette « correction » en règle. Il s’agissait de EYEHATEGOD, MISERY INDEX, ROTTEN SOUND et BAT, rien que ça ! Soirée placée donc sous le signe « extrem music for extrem people » je ne vous fais pas un dessin, allant du speed thrash au grindcore en passant par le brutal death et le sludge. Nous en avons pris plein la « g…le » c’était à prévoir, musique maestro et agitations de rigueur !

Afin d’ouvrir les hostilités dès 18 heures 30 SVP, c’est BAT qui s’y colle. Ce trio inconnu en ce qui me concerne (et pour beaucoup d’entre nous) a démarré à fond les manettes (les cannettes ?). C’est du speed thrash que je situerai entre Venom et Motörhead pourquoi pas, en tous cas c’est ce qu’il me vient à l’esprit tout de suite.
Et puis, et puis on y trouve un arrière-gout de Municipal Waste car, mais oui, nous retrouvons Ryan Waste aux vocaux et à la basse cqfd ! Mais Bat ne se pose pas de question, c’est crade, brut de décoffrage avec un groove infernal. Rien d’original me direz-vous mais ce genre de groupe fait du bien en live surtout, alors « fuck you and die » ! J’ai aimé leur prestation, vraiment, et beaucoup d’autres avec moi je pense !

Avec les Finlandais de ROTTEN SOUND nous entrons de plain-pied dans le domaine du grindcore/death teinté de punk.
Ne sont plus tout jeunes (formation en 1993), mais ils vont nous coller contre les murs du kao d’entrée de jeu avec en fond d’écran ces « riffings » à la Entombed et les envolées à la Nasum qui vous décapent les neurones sans problème. Alors, c’est une pluie de décibels, que dis-je un déluge d’agressivité et de violence qui s’abat sur nous.
Rotten Sound n’a pas « froid aux yeux » et s’il n’en reste qu’un dans notre cher grindcore sans foi ni loi, ce seront ces extrémistes venus du froid. Ce soir ils ont placé la barre bien haute tel un défi, mais qui va le relever ?
Set-list en photo.

C’est peut-être MISERY INDEX qui sera à même de le relever ce défi dans un registre plus mortel, plus death (pléonasme ?).
En effet ceux du Maryland ne sont pas venus ce soir à Lyon pour enfiler des perles, mais pour nous clouer dans le cercueil du brutal death/grind. Jason et Mark, les deux grogneurs, se relaient donc pour enfoncer le clou sur un rythme d’enfer, et ça ne plaisante pas vous aviez déjà du vous en rendre compte lors de l’écoute de leur dernier « méfait » intitulé « rituals of power ».
Misery Index est donc toujours en excellente forme après 20 années de bons et loyaux services dans la sphère du metal extrême. Temps fort ce soir avec eux, ils ont marqué la soirée d’une empreinte indélébile.

Du brutal death au sludge il n’y a qu’un pas que nous franchissons allègrement avec la venue sur scène de EYEHATEGOD de Nola tout droit sorti des marécages boueux de Louisiane où le mauvais bourbon de contrebande fait sa loi !
Au final, on ne sait même plus quand cette aventure nauséabonde faite de southern blues, de déviances metalliques et de doom a débuté… C’est probablement dans le début des 90’s, vous le savez comme moi enfin ! Et au fil des ans et toujours avec l’énigmatique guitariste Jimmy Bower cette formation rejoint le club fermé des légendes du rock/metal. Alors ce soir c’est donc la légende du sludge qui vient encore une fois nous faire frissonner les neurones avec un son venimeux et poisseux en direct du bayou de Louisiane. Mike Williams débarque donc sur scène en nous disant « good bye » en faisant mine de repartir, un peu court quand même ! Mais il revient et sur l’intro glauque à souhait fait « voltiger » son pied de micro, et tout démarre enfin pour ce voyage de non-retour nous saturant le cerveau.
Riffs punk furieux, mid-tempos crados et maladifs, c’est Eyehategod, culte vous dis-je, culte !

Et puis, et puis, sans fioritures, sans lights superflus, les vétérans du grindcore toujours verts de NAPALM DEATH investissent la scène du Ninkasi Il est exactement 22 heures 10 et l’on va en prendre plein la ‘g…le » (encore !) durant une heure de temps, c’est sans appel !
Barney se lance sur ces planches, il est toujours aussi agité, toujours aussi motivé, toujours aussi enragé dénonçant les « beautés » de notre société de rêve ou de cauchemar, c’est selon ! Et entre deux « speechs » sur fond de tabassage en règle les titres courts mais incisifs font la loi.
Depuis bientôt 40 ans ça défonce avec à l’appui des riffs de tueurs, une basse turbo et un batterie énorme accompagnent cette voix de « brontosaure » en rut, un peu plus variée maintenant avec les nouveaux titres. Mais Napalm Death reste indétrônable de toutes façons dans cette mouvance grindcore qui nous va si bien.
Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pu participer aux déflagrations du groupe mais à chaque fois c’est la même, la même défonce musicale et la même défonce textuelle. Quelle claque encore une fois reçue ce jeudi 27 Février dans un Kao en sueur, ferveur et mouvements en adéquation avec le groupe, merci Napalm Death d’exister !

Quelle affiche de malade mes amis, la messe du metal extrême a été dite et nous avons « communié » sans retenue avec les musiciens des 5 formations de la soirée. Merci au Ninkasi et merci à Valérie Jmt pour le pass photo accordé à Pavillon666.