chroniques de concerts
TANORK
Avec : Controlled Fever Dream, AFK, Tanork
Samedi 10 janvier, je suis allée à l’Uzine pour assister à mon premier concert de l’année 2026 ! Je souriais malgré moi sous la pluie, car j’étais très heureuse de pouvoir à nouveau ressentir l’énergie des lives underground. Et bien sûr, je n’utilise pas ce terme à la légère, car ce soir-là, il s’agissait de metal extrême dans la salle souterraine du bar rennais. L’événement a été mis en place par l’association sarthoise Resurrection Quest, qui a à cœur de valoriser cette scène avec beaucoup de sincérité : une initiative à soutenir !
Le premier groupe à passer, Controlled Fever Dream, a proposé un set dense, une fusion de genres très différents. D’ailleurs, ils se qualifient eux-mêmes comme appartenant à la mouvance « Nawak Metal », ce qui indique bien la variété des influences que j’ai pu y reconnaître, comme notamment le punk. Ainsi, ce fut une avalanche de riffs agressifs, de chant hurlé et, parfois, des moments plus calmes avec des passages mélodiques à la basse. Le contact avec le public était fluide, avec beaucoup d’humour. La formation rennaise était à son top samedi soir !
Après une pause pour reprendre mon souffle (comprenez : boire une bière), je suis redescendue sous terre pour apprécier la musique d’AFK, un quintet originaire du Mans. Là aussi, le groupe a diffusé une musique singulière et très personnelle, se revendiquant du genre « kappacØre ». Le chant y est torturé, l’ensemble déchaîne une violence inédite, sans concession. Pour moi, ce fut un moment très fort de cette soirée !
Ensuite est passé le groupe que j’attendais le plus, à savoir Tanork. La formation death metal old school est loin d’être inconnue en Bretagne, puisqu’elle est régulièrement à l’affiche de festivals et de concerts dans la région. Et petite particularité : les paroles sont entièrement en breton ! Loin des ambiances de fest-noz, les concerts de Tanork, comme celui de samedi dernier, sont donc un rendez-vous obligé pour les métalleux de nos contrées. Sur scène, Tanork envoie, non pas des galettes, mais des morceaux brutaux, avec des growls profonds et des roulements à la batterie, ainsi que de nombreux riffs hauts perchés à la guitare. Le trio enfonce le clou avec une reprise de Sepultura en quasi-fin de set. Un sans-faute pour les Bretons !
C’est donc le cœur vaillant que je suis rentrée chez moi, après des performances aussi cool ! Je pense que le public a apprécié également, vu le nombre de slams, de pogos, de cris et de headbangs qu’il y a eu ce soir-là. Il y a même eu un wall of death qui, dans la cave de l’Uzine, a fait son petit effet. Somme toute, j’ai trouvé que l’organisation était fluide, la programmation bien ficelée, avec des groupes aux genres complémentaires. Merci à l’asso Resurrection Quest et à l’Uzine pour leur accueil chaleureux !
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