CHRONIQUES DE CONCERTS

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FREAK SHOW - PARIS
Avec : Arkhonist, PLMB, Jack on the Rocks, Crilys, Freak Show
Date du concert : 04-06-2010
Lieu : Batofar - [ 75 ]
Affluence : 250
Contact organisateur : http://www.myspace.com/runnins
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 09 juin 2010 - Chroniqueur : Aris3agaiN - Photographe : aris3-again http://www.myspace.com/aris3-again


A la suite de la très gentille invitation par les membres de Jack on the Rocks, c’est la direction du Batofar que je prends en ce vendredi soir, afin d’assister à un mini-festival regroupant cinq combos. La soirée promet d’être éclectique, puisque tous les groupes de l’affiche évoluent tous dans des styles différents. Tandis que les promeneurs font leur tour sur les quais de Seine, je pénètre dans le petit bateau rouge. Le premier groupe prépare ses instruments sur la scène, la salle est encore relativement vide, mais il fait déjà bien chaud.

Et c’est dans cette chaleur qu’ARKHONIST lance ses premières notes. Ce combo francilien, dont le style musical et visuel (malgré le look moyennement nordique des guitaristes) pourrait être qualifié assez simplement de « viking metal » montre d’entrée une bonne maîtrise de la scène et un plaisir évident du live. Menée par un chanteur disposant d’une bonne voix et lançant les différents morceaux par des discours assez kitchs, la petite troupe propose un set énergique et ce malgré quelques soucis techniques (la batterie moyennement en rythme sur certains titres par exemple). Les musiciens restent tout de même carrés et concentrés tout au long du set et on passe un moment très agréable en compagnie des Vikings d’Arkhonist. Le public, pas au summum de son affluence, mais tout de même conséquent, applaudit le groupe entre chaque titre et à la sortie de scène des membres. Direction la terre ferme à présent, afin de sortir du « drakkar » pour prendre un peu d’air frais.

Le deuxième combo se nomme PLMB (pour Pathological Lying Mutant Bird) et est originaire de New York. Leurs morceaux sont très différents de ceux du combo précédent, puisque ces trois musiciens évoluent dans le style du garage / pop-punk. Ce n’est pas mon genre de prédilection, mais pourquoi pas. Malheureusement, j’aurais bien du mal à accrocher à la musique et à la prestation scénique des Américains, qui pourrait être résumée par le mot « déjantée ». C’est une sorte de petite anarchie sur scène, menée par un Buddy A, le chanteur et guitariste du combo, semi-travesti et maquillé de façon pour le moins étrange. On apprécie tout de même les lignes de basse et l’énergie dégagée par The DuDe. Les PLMB ont en tout cas rameuté des adeptes, qui dansent au rythme des morceaux et applaudissent à tous les dires et gestes du chanteur, en particulier lorsqu’il se retrouve vêtu seulement d’un string sur scène. Si certains ont accroché, ce ne fut pas mon cas. On passe donc sans transition au groupe suivant.

Et le groupe suivant, qui n’est autre que JACK ON THE ROCKS, je prends donc la direction du premier rang, afin de découvrir tout cela de plus près. Ce concert est annoncé comme leur dernier avant la réalisation et la sortie de leur premier EP. A priori, le style hard / heavy des années ’80 n’est pas forcément ma tasse à thé, mais mon jugement est vite révisé lorsque ces messieurs entrent sur scène. L’énergie dégagée et le plaisir évident de la scène des musiciens donnent le sourire, et le public, dans sa globalité, semble apprécier. On se laisse entraîner par les différents morceaux du combo, tout en regardant le guitariste lead enchaîner les poses durant ses solos. Nom du groupe oblige, le chanteur fait circuler une belle bouteille de Jack Daniels dans le public, qui sera quasiment vidée par des premiers rangs ravis. Jack on the Rocks termine son set par « Sex, Drug & You », titre évocateur qui résume bien l’état d’esprit général du groupe. On applaudit la performance, qui a été pour ma part la meilleure de la soirée, et on espère les revoir très bientôt sur les planches.

Set list :
Mother Fucker
Past in the Trash
Jack on the Rocks
Doggy Style
Sex, Drug & You

Après une très rapide installation de la scène afin de rattraper le petit retard accumulé au cours de la soirée, c’est au tour des membres de Crilys d’entamer leur set. On est cette fois dans un metal plus bourrin, joué par des musiciens tout de noir vêtus. Ces derniers ont visiblement rameuté du monde, puisque le public semble compact (et surtout impatient) devant la scène. La musique de Crilys est plutôt sympathique, on apprécie notamment la voix gutturale du chanteur et les bons gros riffs servis par les deux guitares. Néanmoins, elle semble un peu répétitive, et les quelques passages de voix claires sont pour ma part de trop. On passe malgré cela un agréable moment durant le set du combo.

Un petit tour pour prendre l’air s’impose, tandis que les musiciens de FREAK SHOW préparent leurs instruments. Ce combo semble, tout comme Jack on the Rocks, très influencé par la musique des années ’80, autant dans les morceaux que dans le look, ou encore dans la prestation scénique. Et justement, musicalement parlant, les différents titres de Freak Show sont très agréables à écouter et on se laisse prendre par l’énergie dégagée par les deux guitaristes. Le chanteur ne semble néanmoins pas trop dans son assiette et garde les yeux baissés vers son cahier de paroles tout au long du set. On adhère malgré cela à sa voix, qui se prête fort bien à la musique du combo. Solos à gogo, une belle énergie et une belle prestation, bravo.

Set list :
Freak Show
Rocking Fucking Rolling
Black Star
Till the Morning Dawn
Long Live Rock’n’Roll
Girls Gone Wild
Clouds Killer

On sort de la salle plutôt fatigués après ces cinq concerts, mais plutôt contents d’avoir passé une bonne soirée. Merci et un grand bravo à Runnin’Show pour la bonne organisation de ce mini-festival à petit prix.


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