CHRONIQUES DE CONCERTS

pavillon 666 webzine metal rock TOUTES LES CHRONIQUES pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUÉ pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUEUR


SERPAIZE EN ROCK – SERPAIZE
Avec : KORITNI, BURNING DUST, DIESEL DUST, CLASSIC & TROUBLES, LIQUOR & POKER
Date du concert : 25-09-2010
Lieu : Foyer Serpaizan - [ 38 ]
Affluence : NC
Contact organisateur :
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 26 septembre 2010 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


L’association Rock n’ Bike United organisait ce Samedi 25 Septembre sa seconde édition du festival « Serpaize En Rock », rassemblement de bikers, red-necks, rockers et métalleux (aussi) à Serpaize petit village situé à 5 kilomètres de Vienne en Isère.


Après des expositions de Harley et customs, voitures de collection et autre show bike en extérieur, l’heure est venue d’ouvrir les portes à 18 heures trente, du foyer local, grande salle des fêtes classique, pour accueillir sur scène cinq formations de rock, rockabilly, southern rock et hard-rock. Le temps de prendre une mousse et un jambon beurre, la scène s’allume pour la première formation de la soirée.


 


C’est donc à 19 heures trente et des poussières que ceux de Dijon, LIQUOR & POKER lancent le son, en l’occurrence du bon vieux rock des années cinquante remis à l’honneur par le trio, chant/guitare, contrebasse électrique et batterie. Tiens, ça me rappelle un autre trio qui sévissait en « revival » dans les 80’s, les fameux STRAY CATS, vous-en souvenez-vous ? Oui, vous les jeunes et moins jeunes venus en nombre ce soir à Serpaize pour savourer ce moment de rock pur jus, rockabilly si vous voulez. L’ombre de Gene Vincent et d’Eddie Cochran plane au dessus de nos têtes. Les trois jeunes de LIQUOR & POKER se défendent bien sur les planches, le son est bon, les compositions bien « péchues » dans le style, bref tout baigne pour cette entrée en matière de la nuit agitée qui s’annonce sous les meilleures auspices.







 


Place maintenant à CLASSIC & TROUBLES, trio des environs de Lyon qui d’entrée de jeu nous balance un rock garage plombé et sans concession, ça déménage dans les chaumières avec ce tempo binaire à souhait et des compositions rappelant le fameux groupe British des seventies DR FEELGOOD ou encore EDDIE AND THE HOT RODS. Le set est carré, précis et ne s’embarrasse pas de fioritures trop doucereuses. Energie, présence, efficacité, sont les principales qualités à mettre à leur actif ce soir. Le nombreux public présent ne s’y trompe pas et avale avec délectation ce pur rock labellisé, millésimé qui fait toujours mouche quand il est bien « balancé, ce qui fut le cas ce soir. Bref on aime tout simplement ce qu’il font, alors conclusion, groupe à revoir avec plaisir cela ne fait aucun doute.


 






 


Après le changement habituel de plateau, les fameux Sudistes DIESEL DUST envoient la purée. Cette purée faite de rock/bluesy communément désigné par le terme Southern Rock. Le sextette s’accapare la scène avec un certain charisme, les titres envoyés nous rappellent la route, le bitume chaud, le bourbon frelaté et Sitting Bull pour l’émotion. Ce rock à la ALLMAN BROTHER, LYNYRD SKYNYRD et autre MOLLY HATCHER (dont une reprise du groupe ce soir), nous prend aux tripes et navigue entre hard-blues, stoner se situant parfois en « border line » du métal. Les Lyonnais vont nous abreuver de rock graisseux, lourd pendant un bon moment nous invitant au voyage au travers de textes prônant le respect. Alors, respect, ce soir certains ont découvert, comme moi, et d’autres se sont retrouvés dans l’ambiance particulière de leurs concerts passés, excellent.







Set-Liste:


Devil Inside


Trucker Man


We Can Change


Make Love


Lily


Whisky Drinkin’Man


Ghost Dance


Man From New Orleans


In Your Eyes


Train Train


Only Brothers And Friends


The Journey


Sweet Home Alabama


 


Pendant l’installation de la scène pour le groupe suivant, ceux de l’association organisatrice vont procéder au tirage de la loterie (billets vendus avant le concert l’après-midi notamment), les heureux gagnants repartent avec divers lots allant de la pendule de cuisine au t-shirt en passant par la boucle de ceinturon. Le gros lot fera le bonheur du gagnant, une grosse guitare rouge et blanche pour faire du bruit dans le salon.


 


Après cet intermède sympathique, les concerts reprennent avec BURNING DUST, rockabilly Francilien, de Paris plus précisément. Avec eux, s’offre à nous un « flash-back » dans les fifties, période inoubliable où le rock à effectué ses premiers pas et lancé ses premières effluves. Guitares acoustiques, guitare électrique, batterie efficace, chœurs bien placés, on s’y croirait tellement le groupe nous laisse des indices dans ses compositions nous rappelant encore une fois Gene et Eddie, Johnny Burnette, Bill Haley et ses Comets, Elvis et Buddy Holly. L’ambiance est au top dans la salle, quelle démonstration sur scène aussi. Impossible de rester en place, et les couples se forment pour un rock n’ roll endiablé dans tous les coins. Encore un groupe qui va régaler tous les inconditionnels du rock ce soir, pas de parodie bas de gamme, mais une musique fraiche qui n’a pas pris une ride avec les Parisiens qui nous ont mis la tête à l’envers avec une démonstration énergique et sans faute, bravo. Rappel obligé donc, mais l’heure tourne tout de même, il se fait déjà tard, mais personne n’a de bus ou métro à prendre ici, alors on oublie sa montre tout simplement.


 






 


C’est donc vers 1 heure du matin que les Australiens débarquent devant nous sur une rythmique d’enfer. D’entrée de jeu leur hard-rock infernal nous plaque aux murs. Les gens sont collés contre le bord de la scène et commencent à se défouler. En effet, comment résister à la présence, au son et aux morceaux de la bande à Lex Koritni, frontman charismatique qui semble se donner à fond ce soir. Le groupe multiplie en ce moment les dates de concert en France, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire, au contraire. Surtout quand les prestations du groupe sont remarquables, comme celle de cette nuit par exemple. KORITNI possède maintenant une puissance de feu inégalée dans le style avec ce mélange bien dosé de rock, blues et métal. Le show est précis et carré musicalement parlant. Les membres du groupe savent occuper de belle façon toute la scène avec surtout les attitudes bien senties de Lex qui va gratter sur les guitares de ses acolytes, mettre la casquette de l’un deux et enfiler le gilet rock’n’roll de la soirée. Bref, le spectacle est permanent dans les poses, les mouvements, la variété des compositions où l’on passe de parties calmes acoustiques à une débauche « décibellique » et à une montée en puissance de la voix jusqu’à la rupture. Après plus d’une heure à ce régime là le groupe quitte la scène, mais évidemment le public n’en a cure, alors retours devant nous pour un rappel très, très, très apprécié. Excellente prestation des Australiens ce soir, il n’y a pas photo. Si vous n’avez jamais vu KORITNI en concert, ne les manquez pas, conseil d’ami.












Set-Liste:


Game Of Fool


By My Side


Heaven Again


Highway Dream


Keep Me Breathing


155


Roll The Dice


Mess With Love


Sick Again


V8 Fantasy


Red Light Joint


Tornado Dreaming II


Kitten’s Got Claws


Under The Overpass


The Devil’s Daughter


 


Il est deux heures du matin, Serpaize va s’endormir après une nuit particulièrement jouissive pour tous les amateurs et amatrices de bon rock grâce à l’organisateur Rock n’ Bike United que nous remercions bien sûr pour cette seconde édition du Serpaize en Rock Festival bien réussie. Rendez-vous donc l’an prochain pour la suite à donner à cet événement à ne pas oublier dans vos agendas.



no images were found