CHRONIQUES DE CONCERTS

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SAVAGE BUTCHERY – PARIS
Avec : Insain, Criminal Slave, Whispering Tears, Congenital Displasy
Date du concert : 26-09-2010
Lieu : Le Klub - [ 75 ]
Affluence : 70
Contact organisateur : http://lesacteursdelombre.net/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 29 septembre 2010 - Chroniqueur : Aris3agaiN - Photographe : Aris3Again http://www.myspace.com/aris3-again


Le Savage Butchery. Voilà un nom très approprié à la soirée proposée par les Acteurs de l’Ombre en ce dimanche soir (trop) pluvieux au Klub. Au programme, cinq groupes et beaucoup de gros son, avec du Death, du Death, du Death, du Death et … du Death ! A mon arrivée devant la salle, quelques gouttes commencent déjà à tomber et la rue est déserte. Le premier combo a malheureusement déjà bien entamé son set et quitte les planches lorsque je pénètre dans la salle principale du Klub. Le public a néanmoins l’air satisfait du show de PRAETORIA dont j’espère croiser le chemin prochainement, afin de me faire une idée plus poussée de la musique de ce combo parisien.


 


Après une rapide pause, c’est au tour d’INSAIN, groupe également parisien, de monter sur les planches. Après une démo sortie il y a trois ans, la petite troupe propose aujourd’hui son tout premier album, intitulé « Spiritual Rebirth », disponible dès ce dimanche soir. Ce concert marque un commencement pour le combo, puisqu’il s’agit de son premier concert, dixit Louis, le chanteur. On ressent beaucoup de bonne volonté et d’efforts pour paraître le plus professionnel possible de la part des cinq musiciens, même si le manque d’expérience et de cohésion sur scène est évident. Musicalement, les Insain donnent dans un Death très brutal et sans concession. Pas franchement original et largement influencé par toute la scène old school, mais vraiment efficace. Le public (hormis les quelques amis venus soutenir le groupe) semble d’ailleurs globalement apprécier le set des Parisiens, qui font tout leur possible pour se donner à fond. Le combo termine son show par une reprise de Vader, « Whisper », qui passe particulièrement bien en fin de concert. Quelques remerciements et applaudissements, et c’est déjà fini. On aura passé un bon moment en compagnie d’Insain, jeune groupe qui dispose décidemment d’un grand potentiel.








Set list :


- Black As Your Light


- Me & I


- Worthless


- Dying Mind


- Angel of Pain


- Spiritual Rebirth


- Back Into the Wild


- Whisper (cover de Vader)


 


Une chaleur assez désagréable règne dans le Klub, alors qu’il pleut à torrents dehors. Un petit tour au Merchandising installé au sous-sol est donc de mise. Retour dans la salle principale, afin de découvrir le prochain groupe, qui, lui, a fait davantage de kilomètres pour se promouvoir ce soir. Il s’agit, en effet, de CRIMINAL SLAVE, qui nous vient tout droit d’Angoulême, afin de présenter au public parisien son EP, « Jugular Atrocity ». Les cinq membres du combo affichent pour le coup davantage d’expérience, et l’on ressent un bon plaisir de la scène tout au long du set. Les compositions sont plutôt intéressantes et bien faites, les Criminal Slave donnent dans un Death assez classique, sans pour autant faire un copier/coller de leurs influences, et le tout donne bien envie de découvrir la musique du groupe sur CD. Malheureusement, et c’est vraiment dommage, le public a déserté la salle. A croire que c’est la mentalité du « je-viens-voir-mes-potes-jouer-et-les-autres-je-m’en-fiche » qui l’a emporté. Les spectateurs présents, bien que convaincus par le set de Criminal Slave, ne parviennent pas à mettre l’ambiance méritée. On ressent donc une petite amertume dans les paroles de Thomas, chanteur du combo, entre les morceaux. Quoi qu’il en soit, c’est une sympathique découverte, et un groupe avec du talent, que l’on espère revoir un jour dans la capitale, avec un public beaucoup plus conséquent.







Set list :


- Chaos


- Apocalyptik Dechristianisation


- Dead Warriors


- Lethal Release


- Haunting Slut


- Mental Storming


- Jugular Atrocity


 


Le groupe suivant est, quant à lui, est davantage connu dans la capitale, puisqu’à quelques minutes du début de son set, l’affluence de la soirée atteint son apogée. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que les WHISPERING TEARS se produisent au Klub, et que la dernière fois où je les ai vus, c’était en ouverture de la troisième édition de l’Epiphora Fest, dans des conditions médiocres. Mais ce soir, ils sont les avant-derniers à jouer, devant un public motivé, qui plus est. Et ils le méritent, puisque leur set sera de loin le plus abouti de cette soirée au Klub. On discerne une bonne expérience de la scène par des musiciens maîtrisant leur instrument, le tout derrière un Death Metal à la fois brutal et atmosphérique, flirtant avec des ambiances parfois très Black. Le public a l’air également d’apprécier le set, et acclame largement le combo entre les morceaux. Les Whispering Tears présentent, eux aussi, leur premier album, « Sous La Poussière », qui a recueilli de bonnes critiques un peu partout (y compris dans nos pages), dont les compositions sont bien faites et très intéressantes. On apprécie les passages plus calmes permettant de souffler un peu tout autant que les moments 'bourrins' faisant headbanguer une partie de la fosse. Le concert se termine sous les applaudissements d’un public conquis, qui n’hésitera sans doute pas à être présent aux prochains concerts parisiens du combo.







Set list :



- Oraison vespérale


- Préscience du corps


- Froide désillusion


- Sous la poussièr


- Esprit souillé


- Délivrance


- Aux portes de l'aliénation


 


Après une dernière pause, c’est au tour de la tête d’affiche, CONGENITAL DISPLASY, de monter sur les planches. La salle est beaucoup moins remplie que pour Whispering Tears, mais quelques fans/amis sont présents dans la fosse pour tenter de mettre de l’ambiance. N’ayant entendu que de bons échos de ce groupe durant la soirée, je pars d’un bon pied en me plaçant devant la scène. Du Death / Grind avec une fille au micro, ça a largement possibilité de détonner. Or, il s’agit de l’un des très rares concerts que j’ai pu quitter avant la fin. Le Grind du groupe est très proche d’un Deathcore moyennement audible (surtout si l’on y ajoute le son souvent « crado » du Klub), et les musiciens n’affichent que peu de professionnalisme sur scène. La chanteuse, qui n’utilise d’ailleurs qu’un seul type de voix tout au long de ses morceaux, n’a pas l’air très investie, et une fois sa partie chantée passée, s’accroupit pour boire, tandis que l’un des guitaristes s’obstine à tourner le dos au public. Niveau technique, les musiciens ne sont pas mauvais, mais le groupe manque énormément de cohésion (et de cohérence), et l’on assiste à une suite de blancs entre les différents titres et de pains durant les chansons. Peut-être était-ce sous le coup de l’émotion puisqu’il s’agissait du dernier concert des Congenital Displasy ? En tout cas, ce fut tout sauf ma tasse à thé.





 


A la sortie du Klub, toujours sous la pluie, la satisfaction est partagée. On aura assisté à des concerts intéressants, par des groupes efficaces, talentueux, et avec beaucoup de potentiel. Néanmoins, la réussite de ce mini-festival est à nuancer en raison du dernier set (effet douche froide) et du manque d’entrain du public. Merci (et bravo) aux Acteurs de l’Ombre de nous proposer régulièrement des soirées metal au Klub. Tout était très bien organisé, avec très peu de temps morts entre les groupes.



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