CHRONIQUES DE CONCERTS

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SABATON - PARIS
Avec : SABATON, ALESTORM
Date du concert : 09-10-2010
Lieu : Nouveau Casino - [ 75 ]
Affluence : 600
Contact organisateur : http://www.myspace.com/garmonboziainc
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 15 octobre 2010 - Chroniqueur : Hellbangeuse - Photographe : Hellbangeuse


En cette fin d'après-midi, le haut de la rue Oberkampf est encore plus animé que d'habitude. Un Nouveau Casino affichant complet, ce ne peut qu'être bruyant d'autant plus que les amateurs de piraterie savent très bien se faire entendre. ALESTORM a draîné son propre public tout comme la tête d'affiche SABATON et il est difficile de savoir lequel des deux groupes est finalement le plus populaire parmi l'audience. Ce qui est sûr en revanche, c'est que personne ne semble faire grand cas de l'abscence de THAUROROD sur scène et les conditions de cette abscence restent obscures, un membre malade paraît-il.


 


C'est donc ALESTORM qui met en premier les pieds sur scène et visiblement un groupe "d'ouverture" n'aurait été d'aucune utilité pour chauffer la salle vu l'énorme ambiance qui règne dans chaque recoin du Nouveau Casino et cela dès les premières notes d'"Heavy Metal Pirate".  La machine est lancée, et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Christopher Bowes enchaîne canette de bière sur canette de bière et ne manque pas de nous inciter à faire de même. "Arrre you drunk yet?" lance-t-il à la cantonnade entre deux morceaux et lorsqu'un fan pose au milieu du set une question à notre chanteur bien alcoolisé celui-ci ne manque pas de répondre un mythique"because I was fucking your mother". Une ambiance bonne enfant, vous l'aurez sans doute compris, anime la salle et les chansons les plus festives récoltent un franc succès. De là à dire que toutes les chansons d'Alestorm sont festives, il n'y a qu'un pas, allègrement franchissable puisque la set-list de ce soir ne comporte presque que des tubes. De "Wolves of the Sea" à "No Quarter" en passant par "Black Sails at Midnight"ou encore"Keelhauled" les morceaux les plus fédérateurs se comptent à la pelle. La guitare-clavier de Christopher ne chôme d'ailleurs pas et le musicien en profite pour nous montrer sa dextérité en jouant un solo tout en continuant de boire allègrement sa bière. Polyvalent l'Ecossais! Le son quand à lui est plus qu'honorable, les accros tout à fait mineurs voire même inaudibles et le groupe en profite d'ailleurs pour nous jouer un nouveau titre qui ne dénote  pas avec le style du groupe : "Rum". Thème aisé à comprendre et mots très faciles à reprendre en coeur puisque même un public de français y arrive, comme quoi on apprend mieux l'anglais dès qu'il y a de l'alcool dans l'air... Après une bonne heure de show, nos quatres pirates mettent un terme au spectacle la bière à la main et ont l'extrême gentilesse d'offrir au parterre assoiffé les quelques bouteilles de Cristalline restées orphelines sur scène. Générosité relative direz-vous et pourtant cela faisait longtemps qu'une bouteille d'eau n'avait pas suscité autant d'interêt chez des Metalleux et pour cause : la chaleur qui règne est étouffante.






 


Après avoir trouvé une place de choix à côté de la climatisation (et des coulisses), il est déjà l'heure de la reprise. SABATON se fait d'ailleurs désirer, comme le prouvent les nombreuses acclamations du public qui ne retient plus son impatience. Après une belle mélodie d'intro les Suédois font enfin leur entrée sur scène. Et ça promet. L'effet visuel des 6 treillis côte à côte crée tout de suite une ambiance sans parler de l'espèce d'armure qu'arbore fièrement Joakim, ses yeux cachés par de belles lunettes de Rock Star. Le public, lui, est parfaitement réactif et chante en coeur avec ce Monsieur qui ne manque pas de charisme. Les musiciens en semblent presque effacés tellement la présence du chanteur en impose. Leurs instruments ne sont cependant pas en reste et c'est un déluge de parties maîtrisées, de solos et de rythmes dévastateurs. Tout cela en excite plus d'un dans la salle, en particulier les slammeurs qui déferlent sur scène tout au long du set, rattrapés tant bien que mal par un roadie qui se sent dépassé par moments. Si la scène n'est pas encore enflammée, le public l'est déjà. Le groupe ne semble d'ailleurs pas en croire ses yeux de tant d'ardeur, à croire que le public parisien n'est pas si détestable qu'il n'y paraît. Du côté de la set-list, le groupe a clairement choisi de se consacrer à ces deux derniers albums en date : "The Art of War" et le tout récent "Coat of Arms" et l'accueil de ce dernier effort est plus que positif, en particulier sur le titre "The Final Solution", sans doute le plus majestueux de la discographie du groupe et qui sonne encore mieux en live. Ce constat s'applique d'ailleurs à la plupart des morceaux joués ce soir là : Sabaton en concert est meilleur que sur CD, bien meilleur. La prestation est donc un régal pour tout le monde, y compris  pour le groupe lui-même qui s'extasie d'un si bel acceuil et nous gratifiera en guise d'au-revoir d'un morceau bonus qui n'était absolument pas au programme avec "Panzer Battalion" réclamé par toute l'assistance. Après ce dernier moment de bonheur musical, Sabaton salue ses fans, remercie une dernière fois et coupe le son. Définitivement.






 


Une très belle date semble l'expression la plus appropriée pour décrire cette soirée. Quand deux groupes aux styles différents parviennent à mettre tout le monde d'accord, c'est le signal d'une grande qualité scénique. Alestorm et Sabaton s'en tirent donc plus que bien et les deux formations se sont sans aucun doute trouvés de nouveaux fans à l'issue de leur respectives prestations mémorables.



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