CHRONIQUES DE CONCERTS

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JOE SATRIANI - PARIS
Avec : JOE SATRIANI
Date du concert : 26-10-2010
Lieu : La Cigale - [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.sonymusic.fr/
Interview :
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Date de la chronique : 28 octobre 2010 - Chroniqueur : YoG - Photographe : YoG http://www.yog-photography.com/


Joe Satriani, ou une légende de la guitare (encore) vivante. Chaque concert de ce virtuose est attendu avec une certaine excitation par tous les guitaristes et autres amateurs de cet instrument, auquel Mister Joe n'hésite pas à redonner toutes ses lettres de noblesse à chacune de ses apparitions. Entouré de ses talentueux musiciens, ce Guitar Hero se reproduit donc dans cette belle salle qu'est la Cigale, le lendemain de la première date qui fut paraît-il riche en émotions. Inutile de préciser que la salle est pleine à craquer malgré un prix relativement élevé ; après tout, quand on aime, on ne compte pas !


Après une première partie de Ned Evett sur laquelle je reste assez mitigé (un peu trop redondant pour me plaire, et un petit manque de folie), le public se resserre et la pression monte tout doucement pendant que les roadies débarrassent certains instruments et installent la configuration live de Satch. Après à peine quelques minutes, les lumières s'éteignent et les musiciens ne se font pas attendre avant d'investir la large scène de cette très belle salle, avec dieu Satriani en bon dernier, se faisant légèrement attendre pour le plus grand bonheur de son public qui a failli s'impatienter !


En premier lieu, parlons des lumières ; dès le début les lumières sont vraiment exceptionnelles. La scène est bien éclairée, de toute part. Des spots se trouvent en avant de la scène ainsi qu'en arrière, et plongent celle-ci dans une ambiance coup à coup bleutée, rouge grenat, vertes, et j'en passe. A de nombreuses reprises, nous avons le droit à une forte lumière blanche, éclairant parfaitement les musiciens et permettant de savourer le moindre mouvement de poil de la part de ceux-ci. Enfin un lightshow simple et efficace ! Le second bon point est le son. Le mix est vraiment bon, et sûrement rôdé par le concert de la veille. La guitare de Satriani est, bien entendu, mixée un cran (ou deux) au dessus afin que toute notre attention puisse être focalisée sur la magie que cet alien dégage de ses six cordes.










Satriani étonne, Satriani subjugue, Satriani s'amuse. Toujours avec ses mimiques dérisoires, ce grand monsieur de la guitare vit littéralement ce qu'il joue. On peut lire toutes ses notes sur son visage, on peut deviner ses riffs à ses mimiques ; ça joue rapide, ça joue net et ça sonne du feu de dieu. Des rifts implacables, des solos ravageurs, une technique de legato qui hérisserait la barbe à mamie, une présence scénique incontestable, un capital sympathie énorme et une tête toujours aussi bien rasée ; rien à redire sur notre nouvel ami Satch.









D'ailleurs, il n'hésite pas à remercier le public pour son implication, et garde le sourire durant les deux heures de spectacle auxquelles nous avons le droit. Alternant "grands classiques" comme "Ice 9", "Flying In A Blue Dream", "War", "Crystal Planet", The Mystical Potato Head Groove Thing", "Always With Me Always With You", "Summer Song", avec d'autres titres de sa discographie bien plus récents et qui m'ont généralement, et je le redis : gé-né-ra-le-ment, moins inspiré. Augmentant le tempo sur certains titres, Satriani confère à ses chansons une autre dimension en live ; c'est nettement plus vivant et entraînant.









Admirez le jeu de mots : Pari(s) gagné pour Satriani, qui achève donc ses seules dates en France par ce concert magistral qui restera gravé dans nos mémoires bon nombre d'années. Et à tous ceux qui prétendent que l'époque des guitar héros est révolue, je réponds : Satriani, à voir et à revoir.






Setlist:


Ice 9


Hordes Of Locusts


Flying In A Blue Dream


Light Years Away


Memories


War


Premonition


Satch Boogie


Revelation


Pyrrhic Victoria


Crystal Planet


The Mystical Potato Head Groove Thing


Dream Song


Andalusia


Littleworth Lane


Why


Wind In The Trees


Always With Me, Always With You


Wormhole Wizards


Big Bad Moon


 


Crowd Chant


Summer Song



 


 


 


 


 


 


 



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