CHRONIQUES DE CONCERTS

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THERION SITRA AHRA LIVE 2010 - LILLE
Avec : LOCH VOSTOK, LEPROUS, THERION
Date du concert : 02-11-2010
Lieu : L'aeronef - [ 59 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.nuclearblast.de/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 08 novembre 2010 - Chroniqueur : S.Y.L. - Photographe : S.Y.L


Un vent scandinave souffle ce soir sur la capitale du nord : le Sitra Ahra tour, pour sa première date française a choisi de faire halte à Lille. L'évènement d'importance est cependant annoncé avec discrétion, et la petite centaine de fans attendant bien sagement l'ouverture des portes commence à s'inquiéter de l'affluence alors encore faible.


Toute l'équipe de l'Aeronef a en tous cas bien organisé les festivités, et c'est sans se presser que commencent à entrer les premiers spectateurs, accueillants avec nonchalance les suédois de LOCH VOSTOCK. Énergiques et visiblement contents de jouer, les musiciens font découvrir à l'assemblée un métal aux belles teintes progressives. Le frontman impose son gabarit mais aussi sa technique vocale, et ceux s'attendant à voir jaillir des grunts en rafale du micro seront surpris de découvrir toute une palette vocale capable d'étonnantes modulations. La prestation, de qualité,  mais vraiment trop courte ne laissera pas cependant de quoi apprécier pleinement la musique de Loch Vostok qui commençait à trouver ses marques et aurait surement aimé délivrer deux titres de plus. Alors chacun hoche la tête, convaincu, bien que pas tout à fait rassasié par un plat d'amuse bouche passé trop rapidement devant les oreilles.






 


Pour ceux n'étant pas arrivé à manger des amuses bouche avec les oreilles, voilà l'entrée, avec LEPROUS. Depuis quelques années, la Norvège ne se contente plus de produire du black metal et a vu naitre une quantité de groupes évoluant dans un registre plus novateur et original. Leprous s'inscrit dans cette catégorie là, avec un metal pluri-disciplinaire, tout en mesure. Le frontman/claviériste, fait peu commun, montre l'étendue de ses capacités vocales, posant une très belle voix claire sur des lignes progressives bien pensées. Car qui dit progressif ne dit pas forcément surgavage de notes à outrance, Leprous officie plus avec tact, jouant sur l'aspect syncopé de ses compositions. Chaque musicien est bien dans le coup, et bénéficie d'un son meilleur que pour le premier groupe; l'entrain se communique peu à peu à une assemblée toujours très sage, mais dont les hochements plus énergiques révèlent un certain plaisir. La bonne surprise du soir se nomme Leprous, qui avec sa technique et une nouvelle fois sa bonne humeur a bien préparé l'entrée de la tête d'affiche, et plus encore, incite vivement à porter plus d'attention à leurs albums.








 


Comme souvent, et malheureusement pour les soirées, le public arrive en masse juste pour le dernier groupe, au point de se demander parfois si les fans ne jaillissent pas des murs. Ces derniers semblent prolifiques puisqu'une assemblée plus raisonnable est enfin présente, et heureusement, pour accueillir THERION. Les suédois affichent immédiatement leur maitrise de la scène, comme souvent l'expérience fait la différence. Mais pas uniquement, car en tablant sur un line up disposant de 4 chanteurs (et pas des moindres!) , Therion sur scène affiche une sacrée puissance de frappe ! 2 chanteurs, 2 chanteuses, 6 possibilités, et les suédois ne se privent pas d'en abuser. Plus théâtrales, plus profondes, plus puissantes que sur album, les compositions proposées n'ont aucun mal à convaincre un public déjà acquis, bien que le show ne soit pas tout à fait un sans faute à l'image d'un « the perennial Sofia » au son un peu cacophonique qui ne restera pas dans les mémoires. Si les qualités sonore ne sera pas irréprochable, les musiciens qui maintenant commencent à bien se connaître multiplient les clins d'œil dans une ambiance d'opera fantastique. Évoluant comme à son habitude un peu en marge, Christopher Johnsson s'affiche plus souvent au centre de la scène, Snowy Show étant ce soir, moins exubérant. Efficaces, les titres tirés de Sitra Ahra (et un sublime titre éponyme) assurent la promo et produisent leur petit effet bien qu'il faille attendre les trois dernières chansons en rappel à la puissance démultipliée par les chœurs pour voir enfin les premiers éclats de foule (« Rise of Sodom and Gomorah »). Loin toutefois de l'ambiance intenable de la tournée 20 ème anniversaire, le show du soir laisse chaque spectateur pleinement repu et satisfait, qui pourrait l'être à moins après 2h de spectacle? Car Therion en live ne ménage jamais sa peine, un bel état d'esprit comme il devrait toujours l'être dans tout concert. Espérons trouver un public plus animé lors des prochaines prestations!













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