CHRONIQUES DE CONCERTS

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THERION - LYON
Avec : LOCH VOSTOK, LEPROUS, THERION
Date du concert : 10-11-2010
Lieu : Le Transbordeur - [ 69 ]
Affluence : 450
Contact organisateur : http://www.myspace.com/baseproduction
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 11 novembre 2010 - Chroniqueur : Chart - Photographe : CHART


En cette veille de jour férié, BASE PRODUCTIONS a décidé de permettre à la bande de Christofer JOHNSSON de faire escale à Lyon. Le groupe est actuellement en tournée pour défendre son dernier album « Sitra Ahra », disponible depuis septembre. THERION est un habitué des salles lyonnaises et c’est peut-être la raison pour laquelle le concert de ce soir n’affiche pas complet. On compte environ 500 personnes dans cette salle qui peut en accueillir facilement le triple. Pourtant, la soirée s’annonce plutôt bonne avec de bons groupes à découvrir et une tête d’affiche qui a dépassé les vingt ans de carrière et qui n’a plus grand-chose à prouver sinon ce qu’on sait déjà, THERION est un grand groupe de scène.


 


Les suédois de LOCH VOSTOK font les premiers leur entrée sur scène. On reconnait d’entrée de jeu un style tout à fait suédois justement. Le groupe s’inspire de ses prédécesseurs et compatriotes de la scène death suédoise en y ajoutant une bonne dose de mélodies. On est à la croisée des chemins avec des parties parfois heavy avec une voix claire fort mélodieuse qui contraste avec un peu plus de puissance typiquement death. Même si la sauce ne prend pas à 100%, le public semble néanmoins intéressé par ce nouveau venu. Le set est de toute manière assez bon quoiqu’un peu court pour ce groupe qui a tout de même encore besoin de se roder pour se sentir totalement à l’aise sur de telles scènes.










 


Après un passage du côté de la Suède, un petit crochet par la Norvège n’est pas de refus avec LEPROUS. Cet autre groupe n’a pas de quoi faire l’unanimité et pour une fois, ce n’est pas un mal. Choisir des groupes qui ressemblent trop à la tête d’affiche peut être nuisible à la visibilité d’une formation. Avec LEPROUS, c’est loin d’être le cas. Sur scène, ces norvégiens mélangent de nombreuses influences pour se créer une identité propre qui fait la différence. L’énergie de ces jeunes gens est mise au service d’un show pour le moins dynamique et puissant. Certains morceaux ont certes quelques longueurs mais et cela ne semble pas convenir à tout le monde. Sans tomber dans le post rock, LEPROUS aurait tendance à s’en approcher. C’est sans doute ce qui crée une sorte de lassitude chez un public venu soutenir un groupe où la mélodie, la puissance, certains pourraient même ajouter la beauté, sont ce qui en font l’identité. Mais justement, c’est aussi très bien d’avoir quelque chose d’original et de distant sur cette affiche.






 





 


THERION pour ceux qui ne les connaissent pas ou qui l’aurait oublié est le genre de groupe qui s’est construit au fil du temps pour arriver à un niveau musical pour le moins éloigné de ses débuts. Le groupe avait débuté sa carrière avec un death metal pas forcément novateur avant de s’enrichir de parties de plus en plus orchestrées, d’incorporer des chants lyriques et d’arriver au résultat que l’on connait aujourd’hui. THERION a absolument tout ce qu’il faut pour réunir un public très large. Pourtant, sa notoriété reste malgré tout modeste même si son public est pour le moins éclectique et de tous les âges. Le groupe a évolué aussi visuellement et pour ceux qui comme moi, les ont connus à leur débuts et ne les ont pas vus depuis une dizaine d’année. Ceux-ci constateront une grande différence visuelle. C’est un nouveau groupe qui se présente à vous sur cette tournée. Un nouveau bassiste, un nouveau batteur et un nouveau guitariste, rien que ça, qui ont été recrutés par JOHNSSON. Celui-ci a depuis un certain temps abandonné le chant pour le laisser à deux chanteurs lead. Son style a évolué lui aussi. Fini les cheveux longs et l’attitude metal du frontman. On est passé de quelque chose proche du death metalleux suédois à une sorte d’aristocrate anglais du XIXe siècle. Mais visuellement, cela fonctionne plutôt bien. C’est tout le groupe qui se présente en tenu de scène ce qui permet une grande cohésion. En effet, les poses, les attitudes des membres du groupe semblent répétées et longuement travaillées. C’est regrettable car tout cela manque un peu de spontanéité. Seule exception du côté du bassiste qui lui semble débarqué un peu de nulle part, restant dans son coin et secouant la tête du début à la fin du concert. Mais musicalement, le groupe est impeccable. Le son est d’une rare propreté. La puissance qui se dégage de ces guitares est exceptionnelle.






La set list du concert est un bon mélange des différentes périodes de l’histoire du groupe. Bien entendu, on trouve des morceaux du dernier album dont le fameux « Sitra Ahra » en ouverture de concert ou « Unguentum Sabbati » juste avant le rappel. Mais les morceaux plus anciens sont légion, « Lemuria », « Typhon », « Kali Yuga III », « Wine Of Aluqah » et j’en passe… Même Mozart avec le « Dies Irae » est mis à l’honneur. Mais que serait un concert de THERION si le groupe ne terminait pas son show avec en rappel l’énorme « To Mega Therion » ?













Set-List THERION :


Sitra Ahra


Wine of Aluqah


Typhon


The Perennial Sophia


Hellequin


Nifelheim


The Siren of the Woods


Voyage of Gurdjieff (The Fourth Way)


Ljusalfheim


Dies Irae (Wolfgang Amadeus Mozart cover)


Ginnungagap


Kali Yuga, Part 3


Call of Dagon


Clavicula Nox


Enter Vril-Ya


The Blood of Kingu


Lemuria


Abraxas


Unguentum Sabbati


 


Rappel :


The Rise of Sodom and Gomorrah


To Mega Therion


 


  THERION est devenu incontestablement une référence dans le metal et voir ce groupe sur scène est un plaisir renouvelé même si certains aspects, comme trop de propreté et une attitude un peu téléphonée nuisent parfois à l’ensemble. La soirée était aussi une bonne occasion pour découvrir deux nouveaux groupes non négligeables.






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