CHRONIQUES DE CONCERTS

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MOTÖRHEAD - LYON
Avec : MOTÖRHEAD, VULCAIN
Date du concert : 14-12-2010
Lieu : Halle Tony Garnier - [ 69 ]
Affluence : 3600
Contact organisateur : http://www.gdp.fr
Interview :
Pavillon 666 - metal rock webzine Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 16 décembre 2010 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


Quarante ans d’alcool fort et de drogues dures, de femmes et de route n’ont pas réussi à tuer Lemmy Kilmister, la preuve ce soir Mardi 14 Décembre à la Halle Tony Garnier de Lyon, où Gerard Drouot productions nous invite à un nouveau concert de MOTÖRHEAD.


Le trio infernal et légendaire de heavy/speed/thrash/punk, mais avant tout rock n’ roll car comme à chaque fois Lemmy nous rappelle à l’ordre en nous disant « we are Motörhead and we play rock n’ roll. Alors, il est de bon ton de montrer son T-Shirt « Motörhead » pour marquer sa différence, pour souligner plus que le rock, un style de vie rebelle, une attitude que Motörhead n’a jamais séparé de sa musique. Lemmy n’est pas un rocker du Dimanche, mais un rocker de tous les jours dans sa vie comme sur scène. Et son public, ses fans, ne s’y trompent pas et viennent prendre leur dose à chaque grand’messe du trio culte. Alors, tout le monde est là, métalleux de tous poils, rockers invétérés, punk indélébiles, public de tous âges de 7 à 77 ans comme le dit l’expression classique.


 


Arrivé au concert avec un léger retard de dix minutes, je fonce dans le pit photographes pour prendre le train du rock en marche, en l’occurrence « mitrailler » VULCAIN le trio Frenchie des 80’s que l’on surnommait à l’époque « le Motörhead Français ». Marc Varez, Vincent Puzio et Daniel Puzio après avoir stoppé la machine en 1998, ont repris dernièrement du service et semblent heureux ce soir d’être sur la grande scène de la Halle. Le public aussi à entendre les cris des filles des premiers rangs. Alors vive VULCAIN et son set de trente minutes qui fut court mais intense, vive leur « Rock N’ Roll Secours » et le rappel reprit en chœur par toute l’assistance : « de Nantes à Montaigu, la digue, la digue, de Nantes à Montaigu, la digue du cul ». Merci VULCAIN pour avoir (bien) engagé la soirée sur la voix du hard-rock.










 


Un long moment de patience nous est demandé pour installer les « murs de Marshall » annonciateurs de l’arrivée Imminente de MOTÖRHEAD. Une jeune fille collée à la barrière de sécurité nous dit « c’est la première fois », sa première fois d’un concert des rockers mythiques, qu’allez-vous pensez ! Avec un ton d’émotion non feinte, ses paroles sont touchantes. Alors d’ici quelques instants, tout va se déchainer sur scène et dans la salle, devant surtout, enfoncez bien vos bouchons d’oreille si vous ne voulez pas être sourds pendant huit jours. Car un concert de Motörhead c’est un peu le franchissement du mur du son avec tous les « potets » dans le rouge, comme on aime évidemment.





C’est parti, « We Are Motörhead », « Stay Clean » sont lancés dans la foulée, le trio ne faiblit pas, Lemmy éructe dans le micro placé haut comme d’habitude faisant chauffer  sa basse bricolée au son si particulier, Phil Campbell, le bonnet de laine enfoncé sur sa tête arpente la scène en envoyant ses riffs de « killer » et soli vicieux, Mickey Dee essaie de démolir son énorme kit de batterie qui domine l’estrade. Le public est aux anges (au diable pardon). Cette tournée du groupe veut promouvoir le nouvel album « The World Is Yours » mais l’assistance réclame bien sûr les classiques. Ils ne seront pas déçus avec « Metropolis », « Going To Brazil » et « Killed By Death » entre autres. Un petit solo de guitare habituel, un autre de batterie avec les jets de fumée et les spots en furie varient les plaisirs. Le trio tient toujours la distance sans aucun signe de fatigue, quel est leur secret ? On ne le saura sans doute jamais, alors qu’importe, vivons le moment présent sans se poser trop de questions, prenons-en plein la vue et les oreilles avec cette heure de pur heavy/rock jubilatoire.






Après donc une bonne heure non-stop de tir à boulets rougis, après un « Ace Of Spades toujours apprécié, jamais égalé, les lumières s’éteignent, c’est la fin. Mais non voyons, après un petit moment qui parait une éternité pour certains, Lemmy et ses sbires reviennent pour un rappel de deux titres dont le fameux « Overkill » qui finit de tuer les survivants du massacre en règle subit ce soir. « Overkill qui n’en finit pas de finir avec le larsen géant qui dure, qui dure et qui s’estompe progressivement, la claque (qui a dit comme d’habitude ?).





 


La tête pleine de sons et d’images, la foule reste un peu figée sur place comme pour prolonger la magie du concert, puis s’en va retrouver le froid glacial qui va nous réveiller pour de bon, car nous étions en plein rêve ou en pleine réalité, les deux sûrement.


Set-list Motörhead:


We  Are Motôrhead


Stay Clean


Gat back In Line


Metropolis


Over The Top


One Night Stand


Rock Out


Guitar solo


The Thousand Names Of God


I Got Mine


I Know How To Die


The Chase is Better Than The Catch


In The Name Of Tragedy (w/drum solo)


Just’Cos You Got The Power


Going To Brazil


Killed By Death


Ace Of Spades


Rappel :


Born to raise Hell


Overkill



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