CHRONIQUES DE CONCERTS

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CLAMPDOWN - LILLE
Avec : Clampdown, Overload, Diary Of Destruction, Spherical Void
Date du concert : 11-12-2010
Lieu : Le Select - [ 59 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.myspace.com/overloadfr
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 23 décembre 2010 - Chroniqueur : borgir62 - Photographe : borgir62


Dernier concert de cette année 2010, riche en découvertes, en rencontres, mais aussi en déception. Ce soir, le Sélect accueille une affiche de choix puisque Clampdown fait son retour un mois à peine après avoir joué à quelques mètres de là, accompagné par Overload, les lillois de Diary Of Destruction et les picards de Spherical Void, que je voyais pour la cinquième cette année.


 


Et ce sont ces derniers qui ouvrent le bal sur les coups de 20h00. Les compiégnois ne sont pas là pour faire de la figuration et nous offre directement « My Own Private Revolution »  un avant-goût de leur futur EP qui paraîtra en 2011. Puis retour à cet excellent premier EP que Spherical Void nous a offert il y a bientôt deux ans, et dont Marko continue de promouvoir en rappelant au public qu’il est disponible gratuitement sur leur myspace. « Spiritua Architect » et « Insomniaque » prennent donc le relais, et voici comment les lillois découvrent le talent de ce tout jeune combo. Il faut avouer qu’avec un Marko toujours aussi à l’aise sur cette petite scène du Select, le groupe bénéficie d’un bon coup de pouce sur la forme, surtout quand Cyril, à la guitare, et Klébert, à la basse, synchronisent à la perfection leurs headbangs. Côté fûts, Kévin a.k.a Panzer semble un peu plus calme qu’à l’accoutumée ce soir-là (où les lunettes le rendent plus sérieux à mes yeux ?), mais assure toujours autant. Le public apprécie et se prête également au jeu du headbang. Puis Marko prendra le rôle de moralisateur, nous rappelant les méfaits de la drogue, suscitant quelques rires dans la salle. C’est ainsi qu’arrive « Overdose », morceau toujours plaisant à voir, notamment lorsque le chanteur joue le jeu à fond et va même jusqu’à s’allonger sur scène, quand cette dernière le permet (ce qui n’est pas le cas ce soir puisque Marko s’agenouillera). Sur ces titres, un seul reproche à faire, le chant clair, qui n’est pas vraiment au point, et ce même sur l’EP. Mis à part ce petit hic, le chant brutal est toujours aussi impressionnant, qu’il soit en français ou en anglais. « Black Gold War » vient mettre un terme à l’EP, mettant donc de côté « Outcast », et nous voici avec les deux derniers morceaux de la setlist. Spherical Void a décidé de clore ce show comme il l’avait commencé, à savoir en nous proposant quelques minutes du futur EP. C’est donc avec « Goodbye Sanity » et « Instable Life » que S.V nous achève, et le moins que l’on puisse dire c’est que cet EP s’annonce sous les meilleures hospices ! Groupe à suivre de près en 2011 !










 


Deuxième groupe de la soirée, les lillois de Diary Of Destruction. Je ne vous cache pas que je n’avais jamais entendu parler d’eux. Pourtant, le groupe a déjà fait quelques concerts dans le Nord et en Belgique. D.O.D vient tout juste de sortir un EP, « Outside The Shade ». Le quatuor est composé d’Audrey au chant, Anthony à la guitare, Bérengère à la basse et Johan aux fûts. N’étant pas très porté sur le métal mélodique avec chanteuse, je dois admettre que la voix d’Audrey en a conquis plus d’un ce soir, et le fait qu’elle passe avec aisance du chant lyrique à des tons plus graves n’y est pas étranger. Les grawls d’Anthony auraient pu être efficaces si nous avions eu le droit à un peu plus de son de ce côté, car il était, il faut l’avouer, difficilement audible. Dans l’ensemble, une belle prestation, le groupe bénéficiait d’un bon son (grawls mis à part) et c’était une belle découverte. Amateur de métal à chanteuse genre Within Temptation mais qui en a marre de l’orchestration a tout-va et la surexposition de la viox de Sharon, ce groupe devrait vous plaire. D.O.D devrait multiplier les dates dans le Nord en 2011, et nul doute qu’ils devraient en ravir plus d’un !






 


Si dehors on commence à se les geler, la température monte de plus en plus à l’intérieur du Select. La salle se remplit lorsque les premières notes de l’intro annonçant le début du show d'Overload se font entendre. Et bien que légèrement à l’étroit, les 6 membres vont nous livrer un concert exceptionnel. Le sextet a l’habitude de la scène, et va encore nous le prouver ce soir. Aussi bien sur le fond que sur la forme, Overload va impressionner toute l’assistance. Officiant dans un style proche du death mélo, on comprend rapidement pourquoi ils ont eu l’immense privilège d’ouvrir pour Dark Tranquillity lors du passage des suédois au CCO de Lyon ! Le premier morceau, « The Imagery Process », tiré de l’album du même nom paru cette année, nous plonge directement dans le bain. Ce membre du collectif Klonosphere ne vient pas pour faire de la figuration, et c’est tant mieux. Aidé par un son qui jusque là n’a desservi (quelques défauts par-ci par-là mais rien de bien méchant), nous assistons à un début de show de qualité. Clairement basé sur le dernier album, puisque le groupe enchaîne avec « Burden », « Distorted Fates », « Hedgehog Dilemma ». Derrière les claviers, Benjamin multiplie les poses photos, mais n’en oublie pas pour autant son jeu. Rares sont les groupes qui, dans une salle comme celle-ci, ont la chance de bénéficier d’un aussi bon son pour cet instrument. Overload fait figure d’exception, et ils ne cachent pas leur plaisir. Quittons enfin le dernier opus du combo et visitons un peu Heartbreak System, avec « My Genesis » et « Believe In Nothing », qui viennent clore une setlist passée à vitesse grand V. Enfin, pas tout de suite, car pour le tout dernier titre, Overload fera un petit sondage, pour savoir avec quel tribute ils doivent terminer. Le public à le choix entre Hypocrisy et Arch Enemy, et je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu Arch Enemy dans le public. C’est donc avec « Eraser » que se conclut cette excellente prestation. Pour résumer, Overload a clairement mis le feu, et on voit mal comment Clampdown pourrait faire mieux après ça…









 


Premier changement d’importance : Cédric, qui officiait jusque là en qualité d’ingénieur-son, cède son poste à l’ingé-son dépêchait par Clampdown. Cette petite modification pourrait être anecdotique, mais ajoutez quelques verres et vous obtenez un type un peu ivre, incapable de régler correctement le son. Bref, Clampdown ne livrera pas un set de qualité, vous l’aurez compris. En plus de ça, le groupe va jouer de malchance puisque oscillations du son, aussi bien en ce qui concerne le bassiste, le chanteur ou le guitariste, son qui devient par moment complètement absent pour le chant, problèmes de retour et une batterie qui avait tendance à être inaudible, bref un son catastrophique…Heureusement pour moi, j’avais eu l’occasion de les voir en live il y a quelques semaines avec ZUUL FX, et je sais donc que les aléas de ce soir ne sont pas le reflet de la réelle qualité du groupe. Tentant de faire abstraction de ces problèmes, Clampdown va nous proposer un set d’une quarantaine de minutes (tout comme les précédents groupes), et réussira l’exploit de garder une salle aussi remplie du début à la fin, et ce en dépit d’une température écrasante ! Citons entre autre « Returnity », « Acedia » ou «  Noosphere », c'est-à-dire les morceaux qui ont le plus fait adhérer un public un peu fatigué. Une déception donc pour un groupe qui gardera quand même le sourire tout au long du show.







 


Félicitations à Overload pour l’organisation de ce très bon concert et leur prestation, et à l’ensemble des participants. Bravo à Spherical Void, qui ne m’aura jamais déçu lors des 5 concerts que j’ai eu la chance de voir, à D.O.D pour cette bonne révélation. Enfin, pour Clampdown, ça sera mieux la prochaine fois, ils l’ont déjà prouvé. A l’année prochaine !



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