CHRONIQUES DE CONCERTS

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MAGOA - PARIS
Avec : Magoa, Denium, BabHarCore
Date du concert : 08-01-2011
Lieu : Star Café - [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.myspace.com/hybridproduction
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 14 janvier 2011 - Chroniqueur : Hellbangeuse - Photographe : Hellbangeuse


Si vous ne connaissez pas le Star Café et que vous aimez les ambiances de club underground, ne ratez pas votre chance : le dépaysement est assuré. Si vous êtes en revanche fin connaisseur de l'endroit, une question s'impose : où étiez-vous donc ce samedi? Les âmes dévouées se font rares ces temps-ci et n'auraient pas été de trop pour grossir le public plus que réduit qui vient assister au concert de ce soir.


L'attente d'une éventuelle arrivée en masse du public, presque vaine, retarde le début du set de BabHarCore qui commence ainsi avec près d'une heure de retard. Le quartet, privé de bassiste pour le moment, délivre un Frenchcore bourrin au chant presque rapé par instants, dont les paroles déclamées en français ajoutent une petite touche supplémentaire à l'identité du groupe. Quelque peu déçus du manque d'enthousiasme d'un public déjà peu garni, BabHarCore n'abandonne tout de même pas la tâche et nous assène sa musique en pleine poire, élevée par un batteur au niveau appréciable qui sait parfaitement mener la danse et s'impose tout naturellement comme l'homme de la situation. Pour le reste de la bande, même si la qualité sonore est loin d'être au rendez-vous, la gestuelle n'est pas en reste. Les deux guitaristes et le chanteur s'agitent dans tous les sens sur cette scène trop petite pour eux et manquent par plusieurs fois de se piétiner les uns les autres.  La fosse, ou ce qui y ressemble, peine quant à elle à se montrer tout à fait convaincue par le set de ce premier groupe, la faute à un style qui appelle par moments quelques sonorités néo-metal et à un son encore un peu trop brouillon. Défauts excusables me semble-t-il si on replace le groupe dans son contexte, ce qui permet de trouver la prestation appréciable.






 


Après quelques rapides balances, Denium prend place sur la scène toujours aussi étriquée du Star Café. Le groupe, organisateur de la date, a également su convaincre quelques-uns de ses fans de faire le déplacement et l'ambiance se réchauffe donc considérablement dès les premières notes du set. Le death mélodique déversé par les franciliens mérite bien son appellation de mélodique dans le sens où les compositions témoignent d'une écriture complexe, mais néanmoins entrainante. La qualité du son, sans être tout à fait transcendante, permet de saisir les nuances et les variations de puissance des morceaux. Les fans les plus réceptifs se permettront même quelques petits pogos mais malheureusement, on est encore un peu à l'étroit pour que cela ressemble vraiment à quelque chose.Le charisme du chanteur (Vivien) est évident, mais il cache en fait la distance et la timidité des autres musiciens avec l'audience. Dommage, car ceux-ci ne manquent pas de potentiel et pourraient réellement faire décoller le groupe si un petit grain de folie venait à germer en eux. Ce ne sera d'ailleurs pas l'inattendue demande de rappel du public qui désavouera les possibilités de Denium.






 


La soirée est maintenant bien avancée et c'est au tour de Magoa de monter sur scène pour clore la soirée. Passé il y a peu en première partie de Faithless Messiah à la Scène Bastille, le groupe devra s'accommoder d'une plus petite scène mais c'est tout naturellement que les musiciens prennent possession de l'espace. Alors que le set a déjà commencé depuis une bonne paire de minutes, un des guitaristes continue de s'attarder à côté de la scène en branchant tranquillement sa guitare. Une fois le problème réglé, il est grand temps de passer aux choses sérieuses. Et Magoa ne rigole pas, puisque c'est un set ultra carré qui nous a été concocté ce soir. Peu de discussion entre les morceaux donc, sauf pour promouvoir leur premier album à sortir au mois de mars. En plus d'être maîtrisé, le death aux accents industriels, hardcore et parfois même sludge de la petite bande est servi par un son tout à fait remarquable pour le matériel mis-à-disposition.  Les compositions s'enchaînent avec fluidité (mention spéciale pour "Swallow the Earth") et le public réagit positivement même si peu de pogos seront à dénombrer. Néanmoins, mis à part un bassiste headbangeur professionnel, les musiciens restent trop inhibés, concentrés sur leurs instruments et tout comme pour Denium, un peu plus de présence apporterait une dimension supplémentaire au set et permettrait au groupe de se bâtir une solide réputation scénique. Et même si le chant plus clair par instants n'est pas toujours convaincant, Magoa prouve ce soir être un groupe de qualité avec un son tout à fait particulier, gras et entraînant au possible capable d'offrir, malgré son manque de présence, une prestation de réelle qualité. Attendez-vous d'ailleurs à ce que la sortie de leur premier album ne passe pas inaperçue car on tient là, à mon avis, un gros poisson. 






 


 


Voilà une soirée tranquille, mais non insignifiante qui s'achève au Star Café. Même si BabHarCore a proposé un set convenable, Denium et Magoa sont vraisemblablement les groupes dont les noms sont à retenir, en particulier celui de Magoa, plus que prometteur. Si vous voulez la morale de la fable, sachez que les petits concerts sont loin d'être les moins bons et que leur prix d'entrée dérisoire (ici 5euros) ne vous laissent dorénav           ant plus aucune excuse. Comment pensez-vous faire vivre le Metal si personne ne soutient la scène underground?



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