CHRONIQUES DE CONCERTS

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DAGOBA - BRÉTIGNY-SUR-ORGE
Avec : DAGOBA, DOYLE
Date du concert : 05-02-2011
Lieu : Le Rackam - [ DAGOBA - BRÉTIGNY-SUR-ORGE ]
Affluence : NC
Contact organisateur : Http://www.lerackam.com
Interview :
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Date de la chronique : 12 février 2011 - Chroniqueur : borgir62 - Photographe : Borgir 62


Une première fois est toujours mémorable, que ce soit en bon ou en mauvais. Pour ce samedi 5 février, date de ma première visite au Rackam, j'ai eu la chance de cumuler les deux, grâce à Doyle et Dagoba. Je vous passe ma surprise en arrivant devant les lieux, une petite salle isolée, qui ne paye pas de mine, un plafond très bas et une salle qui, à première vue, ne semble pas être de configuration optimale pour un concert métal. Néanmoins, avec Dagoba en tête d'affiche, on ne fera pas la fine bouche, et ce quelque soit la première partie. Doyle, que j'avais pu découvrir lors d'un concert à Sequedin, à quelques kilomètres de Lille, a le privilège d'ouvrir pour un groupe dont les prestations scéniques sont toujours un régal. Lors du concert de Sequedin, les parisiens ne m'avaient pas fait une très bonne impression, mais à l'époque, j'avais mis ça sur le compte de plusieurs facteurs, tels que la salle qui ne permettait pas d'avoir un bon, un public apathique et le fait qu'il ne s'agissait pas d'une grosse affiche. En revanche, ce soir, pas d'excuse possible. En effet, le public semble fin prêt pour le concert, la salle (Dagoba le prouvera) permet d'avoir un bon son (du moins pour ce soir), et ouvrir pour Dagoba est un moyen pour booster un petit groupe. Mais voilà, Doyle va nous proposer un show des plus horribles qu'il m'est été permis de voir. Un son extrêmement mal réglé, un groupe qui ne colle pas du tout au style proposé par Dagoba. Une sorte de metalcore tendance screamo mal maîtrisé avec un chant à la limite de l'audible...Il n'y a en fait que le frontman qui va donner une once d'intérêt grâce à sa mobilité sur scène. Une prestation calamiteuse, même si quelques spectateurs (principalement les plus jeunes) applaudiront à la fin du set. Entre temps, beaucoup sortiront s'aérer, cotoîeront le bar, ou rigoleront face à un groupe qui en aura amuser plus d'un.


 



 


Enfin, Dagoba arrive ! Nous allons pouvoir apprécier le concert à sa juste valeur. Le public s'est considérablement avancé au bord de scène, et rester au premier rang est désormais une lutte, et le sera tout au long du concert. Car le public de Brétigny-sur-Orge est ce soir en très grande forme, tout comme Dagoba. Les Marseillais vont nous balancer un set, qui, bien que sans réelle surprise, va relever du génie. Ouvrant sur "Dracula" puis sur "There's Blood Offshore", le quatuor met dès ces premières minutes le feu dans la petite salle du Rackam. Tout comme sur les précédentes dates, le groupe phocéen va revisiter ses 3 derniers albums Poséidon, Face The Colossus et What Hell Is About, et enchaîne donc avec l'incontournable et exceptionnelle "The Man You're Not". Et là, l'ambiance monte encore d'un cran et les pogos se multiplent. Les rares fois où ils cesseront, ce sera pour laisser la place aux circles pit et aux wall of death, qui vont épuiser un public qui ne demande que ça. Avec un Werther survolté, qui arpente non-stop la scène, un Izakar qui n'est pas en reste et un Shawter qui est un vrai chauffeur de salle, Dagoba impressionne son petit monde. Et que dire de Franky Costanza, qui n'hésite pas à haranguer le public entre 2 morceaux, mais en a-t-il vraiment besoin quand on on voit toute l'énergie qu'il déploie derrière les fûts ? Comme d'habitude, les fans de Metal Extreme en auront aussi pour leur compte, puisque Dagoba nous dédiera le morceau le fantastique "It's All About Time". Tout y est, que ce soit la prestation scénique, la qualité du son, l'ambiance, la communication avec le public, le plaisir, tout ! Nous aurons même le plaisir de voir Anthony Dubois a.k.a ROOTS_VC, photographe bien connu, hurler sur "Degree Zero".


 



 


Les Marseillais ne baisseront jamais la cadence et motiveront durant tout le set une assistance qui prend son pied. Le public sera d'ailleurs invité à envahir la scène sur "I Sea Red", et beaucoup en ont profité pour se mettre juste au bord de la batterie afin d'admirer d'un peu plus près la puissance et la technique de Franky Costanza. Clôturant le show sur "The Things Within" et "The White Guy", le quatuor met la touche finale à un show bien rôdé, travaillé un peu partout en Europe, et se bonifie chaque fois un peu plus.


 



 


Un concert tout simplement parfait en ce qui concerne Dagoba. Traditionnellement très bons en live, ils m'ont tout simplement épaté ce soir, pour ce qui est, pour le moment, le meilleur concert de Dagoba auquel j'ai pu assister. Un grand merci au Rackam, aux membres de Dagoba pour leur disponibilité, leur simplicité, et tout particulièrement Werther et Franky, toujours disponibles pour échanger quelques mots.



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