CHRONIQUES DE CONCERTS

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ANATHEMA - BORDEAUX
Avec : ANATHEMA, CLOVERSEEDS, PETTER CARLSEN
Date du concert : 24-02-2011
Lieu : Rock School Barbey - [ ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.base-productions.com/
Interview :
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Date de la chronique : 01 mars 2011 - Chroniqueur : Bodomania - Photographe : Bodomania


 


ANATHEMA de passage à Bordeaux... Un évènement qui grâce à "Base Productions" prend forme ce soir même entre les murs de la "Rock School Barbey". Cependant, si l'attente fût longue, cette soirée nous démontrera que la patience est toujours récompensée. Le public l'aura compris, car en ce jeudi soir, cette affiche à ne pas manquer, aura rassemblé grand nombre de spectateurs. Du plus ancien au plus jeune, métalleux et non métalleux... Une réunion éclectique qui débutera par la venue de PETTER CARLSEN. Mais, seul grand regret de la soirée, j'arrive malheureusement à la fin de cette première prestation.


L'ambiance chaude et intimiste qui règne dans la salle, le sourire du PETTER CARLSEN avant de quitter la scène sous les applaudissements, me conforteront dans l'idée qu'un excellent set vient de s'achever. Le norvégien, qui partageait la tournée d'ANATHEMA l'an dernier aux côté d'ANNEKE VAN GIERSBERGEN, est donc de retour. N'étant pas en mesure de détailler cette première partie, je ne peux que relater les bons échos que j'ai reçu, prouvant que l'on peut être seul avec sa guitare sur les planches et réussir à captiver, remportant l'unanimité d’un public en seulement une vingtaine de minutes.


Les va-et-vient se multiplient, la salle et le hall ne désemplissent pas, il y a du monde ce soir. Seulement, cette soirée n'est pas comme les autres, alors certains gardent sagement leur place dans les gradins, l'atmosphère est calme, la fosse tranquille... peut-être un peu trop. Mais la suite va certainement réveiller tout ça...


Il est 21h30 et nous accueillons à présent, CLOVERSEEDS. Ce groupe originaire de Clermont Ferrand, anciennement prénommé JELLYFISH, nous présente leur deuxième album "The Opening". La quasi-totalité de l'opus nous sera dévoilée et le titre éponyme de cette sortie servira d'ouverture. Dans un style proche de celui de PORCUPINE TREE, RIVERSIDE, avec une touche de MUSE et de psychédélisme à la PINK FLOYD, une musique progressive, sombre et torturée nous attend. Un beau jeu de lumière renforcera l'atmosphère intense installée par le groupe, nous offrant des compositions aux mélodies entêtantes, aussi bien nerveuses, mélancoliques qu’aériennes avec "Over Camellia". Une basse ronflante et quelques soli heavy, notamment sur "Higher", viennent compléter la dimension de CLOVERSEEDS. Mais l'élément incontournable de cette formation est sans aucun doute, le chant. La voix de Ced Oléon, superbement maitrisée, nous vaudra des changements de registre, des envolées, des déchirements, un supplément d'âme qui donne toute sa force aux morceaux. La montée en puissance présente sur "For Those..." en est d'ailleurs un parfait exemple, le public ne restera pas de marbre devant ces minutes agitées et envoûtantes. Une performance remarquée qui sonne comme une belle découverte. On peut dire que le groupe s'est montré à la hauteur, délivrant un univers profond, ceci, en toute simplicité. Tout va bien, la "Rock School Barbey" s'est réchauffée...


 




 


Maintenant, direction le hall, afin de se préparer pour la suite, de se désaltérer un peu et d'aller, au passage, jeter un œil au merchandising. Les déclinaisons sont multiples et nombreux déjà sont ceux qui ont jeté leur dévolu sur de belles trouvailles. Mais les premières parties ayant également remporté un certain succès, les objets estampillés ANATHEMA n'auront pas le monopole. Un peu d'attente, un dernier check, et c'est enfin l'heure de retrouver la tête d'affiche de la soirée!


Une introduction instrumentale plane... les frères Cavanagh font leur entrée avec "Thin Air". Un titre de bon augure puisqu'il sera le premier d'une longue série. En effet, après nous avoir fait part de sa joie d'être à Bordeaux, une joie évidemment partagée par l'assistance, Vincent nous informe qu'ils joueront le dernier album entièrement. Alors après avoir attendu sa sortie durant sept longues années, "We're Here Because We're Here" sera donc à l'honneur. Lee Douglas rejoint très vite la scène pour apporter sa jolie voix sur "Summernight Horizon" ou "Everything". L'émotion est au rendez-vous sur "Dreaming Light", les titres défilent et bien que très fidèles à la version studio, ils prennent effectivement une autre dimension sur scène. On peut dire que la magie opère, même si un léger flottement s’installe après l'outro intitulée "Presence". Certains attendent impatiemment l'arrivée d'ancien titres, mais ce dernier opus renfermant quelques bijoux, l'attente sera loin d'être un supplice, bien au contraire. En plus de faire monter la pression jusqu'à la fin de cette première partie avec "Universal" et "Hindsight", durant laquelle, le son et l'intensité sont à leur maximum, le groupe ne cesse de communiquer avec le public. Les blagues fusent sur scène, Vincent se défend en proclamant avoir seulement bu un peu de "vin" et de "Pastis"... En alternant des morceaux mélancoliques à une bonne humeur communicative, le jeu et la présence du groupe est un vrai régal.


 




 


Mais un petit flash back s'annonce déjà, des titres incontournables nous attendent... Piochant dans leur discographie, "Judgement" et "A Fine Day To Exit" feront entrer un vent de nostalgie dans Barbey. Dans une veine plus Rock, "Deep", "Pressure" et quelques anciens titres lanceront, à leur tour, une autre dynamique. Toujours assisté avec justesse par la voix de Danny, Vincent passe en toute décontraction, des sonorités électriques aux accords acoustiques, délivrant ainsi toutes les facettes de leur univers musical. Les musiciens s’agitent et les abattements rythmiques créés par Jamie et de John Douglas y sont également pour quelque chose. Ce n'est donc pas un hasard si la température augmente d'un cran à la moitié du set et que la fosse se lâche un peu plus, reprenant en chœur la mélodie d’"Empty", entraîné par un groupe souriant et plein d'énergie. Je dirais même qu’une nouvelle énergie semble les avoir gagnés. Ils sont bien de retour... En en parlant de retour, la chanteuse, aujourd'hui membre à part entière, (et accessoirement, sœur du batteur. Enfin, ANATHEMA, c'est un peu une histoire de famille), fera le sien sur "Temporary Peace". Ce morceau à trois voix sera porté par les notes de Les Smith, dont les interventions bien que discrètes renforcent véritablement l'atmosphère des titres. L'entêtant "Flying" résonne à son tour avec un guitariste déchainé qui entraîne le public et se retrouve peu à peu seul sur scène... Vous l'aurez compris, "Are You There" approche. Après de lourds applaudissements suivis d’un silence de mort, les spectateurs étant accrochés aux lèvres de Danny, une hilarité générale introduit cette courte session acoustique, superbement interprétée par ce dernier. Un beau moment qui sera d’ailleurs rejoint par d'autres représentants de l'album "A Natural Disaster". Mais outre l'inattendu "Parisienne Moonlight", ou l’intemporel et très progressif "Closer", durant lequel Vincent se rue par terre, le groupe démontre qu'il n'a rien perdu de toutes ces années. Surtout pas leur dérision, car ici tout est prétexte à rire... Un guitariste buvant tranquillement sa boisson énergétique (chut chut, pas de marque), montrant ses muscles en oubliant presque de jouer sa partie; un bassiste qui nous fait des jeux de jambe en growlant; une cymbale vite tombée, vite remise; ou encore un frontman qui remercie le public en ajoutant que ceux présents dans les gradins (très tranquilles) comptent d'autres buveurs de pastis. Aaah l'humour Anglais… toujours aussi efficace! La bonne humeur ne les quittera pas, ceci, jusqu'à la fin. Après de chaleureux applaudissements, et malgré une aussi longue set-list, un rappel sera tout de même de la partie. Petter Carlsen accompagne le combo pour interpréter tout d'abord l'un de ses titres, "Pull The Brakes". Danny part rejoindre les claviers pendant que Vincent et Lee se chargeront d'accompagner le Norvégien sur cette jolie ballade. Puis, Vincent goutera à la flasque d'un spectateur en nous donnant un "à la vôtre" pour la route, Petter prendra des photos du public pendant les dernières notes de la soirée, celles de "Fragile Dreams ". S'en suit un final festif, suivi en rythme par tous et une sortie très applaudie avant un retour au calme. Plus de deux heures de show qui semblent être passées si vite...


 




 


Un ultime passage dans le hall, avant de partir. Les bordelais boivent une dernière bière, discutent avec quelques musiciens présents au marchandising, ces derniers, très abordables, qui prendront même le temps de faire quelques dédicaces. En résumé, voilà une soirée magique en compagnie de groupes aussi généreux qu'intenses sur scène. Un concert inoubliable dicté par de belles surprises et la venue d'ANATHEMA, une venue qui aura largement valu l'attente... On dit merci qui? Merci Base Productions!


 


SET-LIST CLOVERSEEDS:


- The Opening


- Over Camellia


- Familiar


- Higher


- Calling Me Down


- For Those...


- Enough


 


SET-LIST ANATHEMA:


- Thin Air


- Summernight Horizon


- Dreaming Light


- Everything


- Angels Walk Among Us


- Presence


- A Simple Mistake


- Get Off, Get out


- Universal


- Hindsight


 


- Deep


- Pressure


- Release


- One Last Goodbye


- Empty


- Temporary Peace


- Flying


- Are you there (Danny solo acoustic)


- Parisienne Moonlight


- A natural Disaster


- Closer


 


RAPPEL:


- Pull The Brakes (avec Petter Carlsen)


- Fragile Dreams



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