CHRONIQUES DE CONCERTS

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ENDSTILLE PARIS
Avec : ENDSTILLE, ORTAGOS, CRUCIFICTION
Date du concert : 26-02-2011
Lieu : Le Glaz'art - [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.epiphoraproductions.fr/
Interview :
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Date de la chronique : 04 mars 2011 - Chroniqueur : Ssly69 - Photographe : Ssly96


Ce soir, veste en cuir, chaînes et rangers sont de rigueur pour être dans le ton au Glaz'art, en effet le peu de personnes qui patientent sous un temps incertain ne laissent aucun doute quant au style musical qui nous attend à l'intérieur. La file d'attente gonfle peu à peu et les bières descendent alors que l'heure approche et que la foule peine à se faire plus compacte.


 


Cruxifiction sera le premier groupe à nous entrainer dans les ténèbres ce soir, Sapian le chanteur de cette jeune formation qui est née en 2005 à Provins nous enfonce très rapidement dans un univers très sombre. Sa voix gutturale fortement appréciable ne laisse aucun répis à nos oreilles, et son charisme ainsi que le fait qu'il sache s'imposer sur scène ne fera qu'ajouter à cette ambiance sombre. Les autres membres du groupe ne sont pas en reste et mettent à l'oeuvre toute la violence qui sommeille en eux, et ce pour 35 minutes de terreur qui seront suffisament appréciables pour qu'on en redemande.


 




 


Le public est cependant heureux de voir monter sur scène le second groupe, en effet Ortagos semble être déjà bien connu du public, et l'arrivée de Dagoth derrière un micro orné de crânes et d'une colonne vertebrale laisse entendre que la violence reste de mise. Et elle est bien présente, la voix, bien que moins puissante que celle du chanteur qui vient de quitter les planches, reste particulièrement brutale, tout comme la batterie et la guitare restent à notre grand plaisir très agressives. Alors que la salle peine encore à se remplir, le groupe continue de faire des émules, le headbanging est de rigueur pour ce set particulierement réussi et qui reste donc dans le ton avant l'arrivée du groupe teuton tant attendu. Les trois quarts d'heure de ce show auront donc achevé avec brio de nous mettre dans l'ambiance, et nous laissent de quoi nous enorgueiller de la qualité de la scène black française.


 





 


Après une attente qui semble plus longue pour le chanteur que pour le public, les choses sérieuses peuvent commencer. Le cri de guerre du teuton Zingultus n'aura malheureusement pas réussi à rallier à la cause du black métal autant de personnes que ce que l'on aurait pu espérer. Cela n'empechera pas à Endstille de donner le meilleur de ce qu'il a, un jeu particulièrement martial aura pourtant tout ce qu'il faut pour séduire le public, la diffusion de fumée qui empêche dans un premier temps de voir à plus de 2 mètres fera finalement partie intégrante du show : une vraie boucherie! Les headbangeurs ne s'y sont pas trompés, et les autres restent scotchés, seul point noir (ou blanc dans ces conditions) au tableau : la durée de la partie d'Endstille, en effet, une petite heure, à un rythme affolant certes, mais ça reste peu...


 





 


La soirée restera pour beaucoup, moi y compris un excellent moment. On regrettera juste que devant une telle affiche les blackmetalleux ne se soient pas déplacés en plus grand nombre. Le fait que ces groupes aient pris de l'ampleur aura sans doute déplu à ceux qui affectionnent l'aspect underground, qu'ils ont peur de voir perdu au profit d'une certaine notoriété. On espère cependant avoir d'autres occasions de ce genre très rapidement.



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